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30/12/2025

Darwin est-il dangereux ?

 

 

 

 

Par Albert Mohler, Ph.D.

 

 

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Daniel C. Dennett est l’un des scientifiques évolutionnistes les plus influents au monde et, contrairement à plusieurs de ses collègues, il ne fuit pas les conclusions logiques du darwinisme. Au contraire, il qualifie cette théorie d’« acide universel » remodelant complètement la réalité et anéantissant toutes vérités jusqu’alors jugées permanentes et immuables.

 

 

« Dès qu’il est question du darwinisme, la température grimpe parce qu’il y a beaucoup plus en jeu que les simples faits empiriques liés à l’évolution de la Terre ou la validité de la théorie qui en rend compte », affirme-t-il.

 

 

Dans un entretien récent avec la revue allemande Der Spiegel, Dennett rejette le concept de dessein intelligent, soutenant que toute personne lucide doit se contenter d’accepter la théorie de Darwin au pied de la lettre. Néanmoins, il comprend la logique du dessein intelligent. Selon lui, plusieurs personnes refusent la notion d’évolution parce qu’elle « touche au point central de la découverte la plus troublante des derniers siècles dans le domaine scientifique. » Il s’agit de « l’idée selon laquelle seul un sujet grand, impressionnant et ingénieux peut engendrer un élément moindre. C’est ce que j’appelle la théorie de la création de la goutte par la source. Vous ne verrez jamais une lance fabriquer un armurier. Vous ne verrez jamais un fer à cheval forger un maréchal-ferrant. Vous ne verrez jamais un vase façonner un potier. La relation fonctionne toujours dans le sens inverse; cela semble aller de soi. »

 

 

Toutefois, Dennett croit que ce raisonnement est gravement erroné. Curieusement, il suggère que l’idée du dessein intelligent, sous sa forme fondamentale du moins, puisse être encore plus ancienne que l’espèce humaine. Il pose l’hypothèque que ce qu’il qualifie d’espèces primitives d’hominidés ait conçu des objets et ait ensuite « eu l’impression d’être plus digne d’admiration que ses réalisations. » Puis, les homo sapiens, capables de créer une variété apparemment sans fin d’articles, auraient présumé qu’eux aussi étaient les produits d’un créateur intelligent.

 

 

Étonnamment, Dennett, avec son collègue Richard Dawkins, utilise la réalité de la complexité et de la conception apparente pour réfuter l’idée d’un concepteur. En un sens, il renverse simplement la notion d’ingénierie, avançant qu’une organisation plus élaborée représente, dans les faits, une moindre preuve de l’existence d’un ingénieur. Comme il le prétend, « non seulement pouvez-vous retrouver une organisation dans des éléments qui n’ont pas été créés, mais vous pouvez même obtenir l’évolution de concepteurs à partir de cette absence d’ingénierie. Vous vous retrouvez finalement avec des auteurs et des poètes, et des artistes, et des ingénieurs, et d’autres concepteurs de toutes sortes, d’autres créateurs — fruits très récents de l’arbre de la vie. Et tout cela défie la conception selon laquelle la vie a un sens. » Effectivement…

 

 

Dennett croit tout de même que les êtres humains constituent une espèce à part. Ce statut particulier est essentiellement dû à la linguistique. Dennett, qui travaille en tant que professeur de philosophie et directeur du Centre d’études cognitives à la Tufts University, s’est consacré à la compréhension de la conscience et des capacités linguistiques de l’être humain.

 

 

Il explique que la capacité linguistique implique que les êtres humains peuvent apprendre, non seulement de leur propre expérience, mais aussi de celle des autres, morts ou vivants. Ainsi, « la culture humaine elle-même devient une force profonde d’évolution. C’est ce qui nous donne un horizon épistémologique qui est beaucoup, beaucoup plus grand que celui de toute autre espèce. Nous sommes la seule espèce à savoir qui nous sommes, à savoir que nous avons évolué. Nos chansons, notre art, nos livres et nos croyances religieuses sont tous, en bout de ligne, un produit des algorithmes évolutionnistes. Certains trouvent cette réalité passionnante, d’autres la considèrent déprimante. »

 

 

Il vaut la peine d’examiner les idées de Dennett d’un peu plus près. Après tout, il accepte hardiment ce que tant d’autres scientifiques évolutionnistes nient — que la théorie de Darwin implique l’impossibilité de toute croyance en Dieu. Alors que des évolutionnistes tels que le défunt Stephen J. Gould soutiennent que l’évolution et la religion peuvent être considérées comme des « domaines indépendants l’un de l’autre », permettant de ce fait à chacune de fonctionner dans des sphères distinctes, Dennett rejette explicitement ce raisonnement. Il adresse une critique spécifique à l’évolutionniste Michael Ruse, l’accusant « d’essayer de faire perdre de vue les implications de ce que Darwin nous fait comprendre et de rassurer les gens à l’effet qu’il n’y a pas tant de conflits entre la perspective de la biologie évolutionniste et leurs manières de penser traditionnelles. »

 

 

Lorsqu’il est question de l’âme humaine, Dennett souligne qu’il ne peut s’agir que de la conscience opérant en tant que partie intégrante de nos corps physiques. Le matérialisme de Dennett fait en sorte qu’il ne peut pas voir l’âme comme étant indépendante des opérations chimiques du cerveau. Comme il l’expliquait à Der Spiegel, « le cerveau n’est pas un tissu plus épatant que les poumons ou le foie. Il n’est qu’un tissu. »

 

 

Fidèle à une forme de matérialisme naturaliste radical, Dennett considère la croyance en Dieu comme n’étant rien de plus que le produit du processus évolutionniste. Il explique que la mort de Dieu « est une conséquence évidente » du darwinisme.

 

 

Sur ce point, nous devrions au moins être reconnaissants de ce que Dennett fasse preuve d’une plus grande honnêteté intellectuelle que plusieurs de ses collègues évolutionnistes. Il admet que la croyance en Dieu puisse être culturellement acceptable, mais seulement si ce Dieu n’a rien à voir avec nos origines ou nos vies — passées, le présentes, ou le futures.

 

 

« Il faut comprendre que le rôle de Dieu a été amoindri à travers les époques », enseigne Dennett. « Tout d’abord, nous avions Dieu… créant Adam et créant chaque créature de ses mains, arrachant une côte à Adam et créant Ève de cette côte. Puis, nous avons échangé ce Dieu pour le Dieu mettant en branle l’évolution. Et ensuite, vous vous dites que vous n’avez même plus besoin de ce Dieu — le législateur — puisque si nous considérons sérieusement les idées que nous pouvons tirer de la cosmologie, il existe d’autres endroits avec d’autres lois et la vie évolue là où elle le peut. Alors maintenant, nous n’avons plus « Dieu le trouveur de loi » ou « Dieu le législateur », mais plutôt « Dieu le maitre de cérémonies ». Et lorsque Dieu n’est plus que le maitre de cérémonies et qu’il ne joue plus, en fait, aucun rôle dans l’univers, il est, si l’on peut dire, diminué et n’intervient plus d’aucune façon. » Plus simplement, « la description des tâches de Dieu va en s’amenuisant. »

 

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                                           Daniel Dennet

 

 

Denett débute son livre paru en 1995, Darwin est-il dangereux? [traduction française de Darwin’s Dangerous Idea (ndt)], en récitant un chant de l’école du dimanche appris durant son enfance. Cette chanson, « Tell Me Why » [« Dis-moi pourquoi »(ndt)], demande pourquoi les étoiles brillent, pourquoi des spirales se dessinent sur le lierre et pourquoi le ciel est si bleu. Comme la chanson l’affirme, c’est parce que Dieu les a faits ainsi. « Cette déclaration franche et sentimentale me donne encore une larme à l’œil — quelles paroles douces à l’oreille, quelle innocence, quelle vision rassurante de la vie! » se remémore Dennett. Néanmoins, il ne croit pas qu’il s’agisse de la vérité. « Même si nous pouvons en avoir un souvenir agréable, la plupart d’entre nous avons passé l’âge pour cette douce et simple façon de voir les choses. Le gentil Dieu qui nous a tous façonnés individuellement avec amour (toutes créatures, grandes et petites) et qui a saupoudré le ciel d’étoiles brillantes pour le délice de nos yeux — ce Dieu est, comme le Père Noël, un mythe d’enfance et non pas un concept qu’un adulte sain d’esprit et délesté de ses naïves illusions pourrait croire littéralement. Ce Dieu doit être transformé en un symbole référant à une réalité moins concrète ou être complètement supprimé. »

 

 

La seule vision de Dieu qui puisse survivre à l’émergence du darwinisme, c’est Dieu en tant que concept intellectuel offrant simplement une approche mytho-poétique pour reconnaitre la magnificence et le pittoresque.

 

 

Le théisme, soutient Dennett, c’est-à-dire la croyance en un Dieu personnel existant par lui-même, doit aller par le même chemin que les oiseaux dodo [variété d’oiseaux, aussi appelés « drontes », exterminée par l’homme au 18e siècle (ndt)]. « La foi, telle une espèce, doit évoluer ou s’éteindre lorsque l’environnement change. Dans un cas comme dans l’autre, ce n’est pas un processus sans douleur… Nous prêchons la liberté de religion, mais seulement jusqu’à un certain point. » Il poursuit : « C’est bien d’avoir des grizzlys et des loups vivant dans la nature. Ces animaux ne constituent plus une menace à l’heure actuelle; eux et nous pouvons cohabiter paisiblement, avec un peu de sagesse. On peut voir le même principe dans notre tolérance politique, dans la liberté de religion. Vous êtes libre de conserver ou de créer n’importe quel credo religieux, tant que ça ne devient pas une menace publique. »

 

 

Eh bien, nous sommes prévenus. Dennett inclut clairement la chrétienté traditionnelle dans ce type de menace publique qu’il craint. Néanmoins, il est absolument certain que lui et sa théorie de l’évolution chérie gagneront — dans un futur rapproché. Le darwinisme occupera bientôt, affirme-t-il avec confiance, une « place sure et tranquille dans l’esprit — et le cœur — de chaque personne instruite sur la planète. »

 

 

L’engouement de Dennett pour le darwinisme remonte à son enfance, alors que lui et ses amis spéculaient sur l’existence et l’effet d’une substance qu’ils nommaient « l’acide universel ». « L’acide universel est un liquide tellement corrosif qu’il peut gruger à travers n’importe quoi! Le problème est le suivant: dans quel contenant le conserver? Il dissout les bouteilles de vitre et les boites d’acier inoxydable aussi facilement que les sacs de papier. Qu’arriverait-il si vous tombiez sur une cuillerée d’acide universel ou si vous en créiez une? La planète entière serait-elle éventuellement détruite? Que laisserait-elle dans son sillage? De quoi le monde aurait-il l’air après avoir été entièrement transformé par sa rencontre avec l’acide universel? »

 

 

En tant qu’adulte, Dennett comprend maintenant que le darwinisme représente exactement cet acide universel ayant fasciné son imagination pendant son jeune âge. Cet acide universel n’est pas une substance liquide, mais une idée intellectuelle.

 

 

« Je ne me doutais pas que, quelques années plus tard, je rencontrerais une idée — l’idée de Darwin — qui comporterait une similarité indubitable avec l’acide universel: elle gruge à travers à peu près tous les concepts traditionnels et laisse dans son sillage un point de vue révolutionné, avec la plupart des anciens points de repère encore reconnaissables, mais transformés de manière fondamentale. »

 

 

Transformés, c’est le moins qu’on puisse dire. Dennett comprend que chaque concept et chaque modèle de pensée important est instantanément transformé lorsqu’on reçoit le darwinisme comme étant vrai. Le point de vue évolutionniste de cette théorie, fondé sur des explications purement matérialistes et naturalistes de tous les phénomènes, ne laisse aucune place à une signification transcendante, à la dignité humaine, à la moralité ou à l’espoir. Les êtres humains, comme le reste du cosmos, sont simplement les sous-produits accidentels de vastes forces cosmiques.

 

 

Daniel C. Dennet comprend tout cela, mais jubile devant « l’idée dangereuse » de Darwin. Il propose de récompenser celui-ci « de la médaille d’or pour la meilleure idée jamais eue ». Souvenez-vous de Dennett la prochaine fois que vous entendrez dire que l’évolution et la chrétienté sont compatibles. L’incompatibilité fondamentale de la théorie de Darwin est LA facette de la pensée de Dennett que nous pouvons vraiment apprécier. Si seulement ses collègues évolutionnistes pouvaient être aussi sincères.

 

 

Traduit par Julie Charrette – l’article original se trouve sur le site d’Albert Mohler –

 

 

 

 http://www.albertmohler.com/commentary_read.php?cdate=2006-01-03

 

 

 

 

 

 

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09:06 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

26/12/2025

Chrétiens protestants en Turquie : entre « angoisse et détresse »

 

 

 

 

 

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Un rapport de la Protestant Churches Association a signalé les nombreuses violations des droits de l’homme dont la très petite communauté protestante de Turquie (entre 6 000 et 7 000 fidèles) a été la victime en 2020. Selon les propres paroles de Ihsan Ozbek, responsable de cette communauté, les protestants de Turquie vivent aujourd’hui « dans l’angoisse et dans la détresse ». Ils ont connu, en 2020 toute une série d’agressions physiques et verbales, d’obstructions à la tenue de leur culte. Aucune de leurs plaintes n’a eu de suite devant les tribunaux. Le rapport signale de nombreux incidents : affiche musulmane apposée sur une église protestante à Balikesir, obscénités et menaces proférées dans l’Agape Church de Samsun, insultes et coups portés au pasteur de la Batikent Church d’Ankara, coups de feu contre le pasteur de la Torbali Baptist Church dans la province de Smyrne… Rien qu’en août dernier, pas moins de 15 églises et 20 pasteurs ont reçu par courriels des messages menaçants. On signale encore des refus des autorités d’utiliser des anciennes églises désaffectées ou d’en construire…

 

 

 

 

Source : Al Monitor,

 

 

 

 

23/12/2025

Fondamentalisme chrétien mouvement Protestant Américain:

 

 

 

 

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Fondamentalisme chrétien , mouvement dans le protestantisme américain apparu à la fin du XIXe siècle en réaction au modernisme théologique, qui visait à réviser les croyances chrétiennes traditionnelles pour tenir compte des nouveaux développements dans les sciences naturelles et sociales, en particulier la théorie de l' évolution biologique. En accord avec les doctrines chrétiennes traditionnelles concernant l'interprétation biblique, la mission de Jésus-Christ et le rôle de l'église dans la société, les fondamentalistes ont affirmé un noyau de croyances chrétiennes qui comprenait l'exactitude historique de la Bible , l' imminent et physique La seconde venue de Jésus-Christ et celle de Christ Naissance de la vierge , Résurrection ( voir larésurrection ), et Expiation ( voir expiation ). Le fondamentalisme est devenu un phénomène important au début du 20ème siècle et est resté un mouvement influent dans la société américaine au 21ème siècle. Voir aussi l'église évangélique .

 

 

Les pratiques de culte fondamentalistes, qui sont fortement influencées par le revivalisme , comportent habituellement un sermon avec chant et prière de la congrégation, bien qu'il puisse y avoir des variations considérables d'une dénomination à l'autre. Bien que les fondamentalistes ne soient pas particulièrement ascétiques , ils observent certaines interdictions. Beaucoup de fondamentalistes ne fument pas, ne boivent pas de boissons alcoolisées, ne dansent pas, ne vont pas au cinéma ou ne jouent pas. Dans la plupart des écoles et instituts fondamentalistes, ces pratiques sont strictement interdites.

 

 
 

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, les fondamentalistes chrétiens s'opposent vigoureusement au modernisme théologique qui, en tant que «critique supérieure» de la Bible, implique la tentative de réconcilier les croyances chrétiennes traditionnelles avec la science et l'historiographie modernes. (Pour une discussion de ...

 

 

 

Origines:

 

 

 

Au cours du 19ème siècle, majeure Les défis lancés aux enseignements chrétiens traditionnels ont surgi sur plusieurs fronts. Les découvertes géologiques ont révélé que la Terre était bien plus ancienne que les quelques milliers d'années suggérées par une lecture littérale du livre biblique de laGenèse et des diverses généalogies bibliques. Le travail de Charles Darwin(1809-82) et de ses collègues a établi que les êtres humains en tant qu'espèce avaient émergé au cours de millions d'années à travers un processus deévolution , plutôt que soudainement par fiat divin. Les scientifiques sociaux et les philosophes influencés par Herbert Spencer (1820-1903) a préconisé une théorie parallèle de progressive évolution sociale qui a réfuté la compréhension religieuse traditionnelle de l'homme le péché , qui était fondé sur l'idée que, après la chute de la grâce, la condition humaine était irréparable. Pendant ce temps, certains ministres de différentes confessions ont cessé de mettre l'accent sur la conversion des individus à la vie religieuse et ont plutôt proposéEvangile social "qui considérait le changement social progressif comme un moyen de construire le royaume de Dieu sur Terre.

 

 

Un défi plus direct au christianisme traditionnel est venu des chercheurs qui ont adopté une approche critique et historique de l'étude et interpréter la Bible. Cette perspective, connue sous le nom de modernisme, traitait les livres de la Bible - en particulier les cinq premiers (le Pentateuque) - non pas comme de simples documents écrits par un seul auteur mais comme des textes complexes construits par plusieurs auteurs de plusieurs sources plus anciennes. Bien que le modernisme fournisse une solution à de nombreux problèmes posés par des passages bibliques apparemment contradictoires, il soulève de sérieux doutes sur l'exactitude historique du texte biblique, amenant les chercheurs à réviser l'histoire traditionnelle de l'époque biblique et à reconsidérer la nature de l'autorité biblique. (Pour une discussion sur le modernisme dans l'histoire du catholicisme romain , voir Modernisme .)

 

 

La question de l'autorité biblique était cruciale pour le protestantisme américain, qui avait hérité de la doctrine fondamentale de la sola Scriptura(latin: «Écriture seule»), telle qu'elle était énoncée par Martin Luther (1483-1546) et d'autres réformateurs du XVIe siècle. Ainsi, tout défi à l' intégrité des Écritures avait le potentiel de miner le christianisme tel qu'il le comprenait et le pratiquait. En réponse à ce défi, les théologiens du Princeton Theological Seminary a plaidé pour l'inspiration verbale (mot pour mot) de l'Écriture et a affirmé que la Bible était non seulement infaillible (correct quand il parlait sur des questions de foi et de morale), mais inerrant (correct quand il parlait de n'importe quoi, y compris l'histoire et la science).

 

 

Comme les théologiens de Princeton ont développé leur nouvelle approche,John Nelson Darby , l'un des premiers dirigeants de la Plymouth Brethren (un mouvement d' église britannique libre qui met l'accent sur la prophétie biblique et la seconde venue du Christ), a introduit une perspective théologique très différente, appelée dispensationalism. D'abord enseigné aux Frères au milieu du XIXe siècle, le dispensationalisme soutenait que l'histoire était divisée en périodes distinctes, ou «dispensations», au cours desquelles Dieu agit différemment envers son peuple élu. La période actuelle, selon le dispensationalisme, était celle d'une attente expectante pour le retour imminent de Jésus-Christ. Les dispensationalistes croyaient en un apocalyptique le millénarisme qui a prédit le Ravissement (le sauvetage corporel des élus par Dieu) et les événements cataclysmiques subséquents des Derniers Jours, tels que les persécutions par l' Antéchrist et la Bataille d' Armageddon ( voir aussi l' eschatologie ).

 

 

Bien que la plupart des églises protestantes aient rejeté les enseignements généraux des Frères de Plymouth, beaucoup ont accepté le " prémillénarisme"des disciples de Darby. Ils croyaient que le prochain événement important dans l'histoire humaine serait la venue du Christ pour justifier et racheter son peuple et les établir dans la direction d'un royaume millénaire (millénaire).

 

 

L'intérêt singulier pour la Seconde Venue - une question promue par William Miller (1782-1849) et les églises adventistes dans les années 1830 et 40 - inspira un mouvement populaire à travers le Niagara Bible Conference, qui se tient chaque été à Niagara-on-the-Lake, en Ontario. Initié par James Inglis, un ministre baptiste de New York City , peu avant sa mort en 1872, la conférence a continué sous James H. Brookes (1830-1897), un ministre presbytérien de St. Louis, Missouri et rédacteur en chef de l'influent périodique millénaire The Truth . George C. Needham (1840-1902), un évangéliste baptiste, fut également un des premiers dirigeants du millénaire. William J. Erdman (1834-1923), un ministre presbytérien noté pour sa compétence en tant qu'exégète biblique; etWilliam R. Nicholson (1822-1901), qui quitta l'Église épiscopale en 1873 et devint plus tard évêque dans l'Église épiscopale réformée ( voir Église épiscopale, États-Unis ). Vers la fin du siècle, le mouvement millénaire a attiré d'autres dirigeants importants, comme Adoniram J. Gordon (1836-1895), ministre baptiste à Boston; et Maurice Baldwin (1836-1904), l'évêque de Huron dans l' Église d'Angleterre au Canada.

 

 

Les millénaires associés à la Conférence de Niagara ont également parrainé des conférences publiques dans les grandes villes à partir de 1878, comme les Conférences prophétiques internationales à New York. Évangéliste de ChicagoDwight L. Moody (1837-99) a fourni une plate-forme influente pour l'expression millénaire dans ses conférences de Northfield, Massachusetts. Les millénaristes étaient également actifs dans le renouveau missionnaire de la fin du XIXe siècle qui fut finalement institutionnalisé Mouvement des bénévoles étudiants.

 

 

 

Développement Doctrinal Et Institutionnel

 

 

La fin du 19ème au milieu du 20ème siècle

 

 

Pendant les dernières années du 19ème siècle, le mouvement millénaire était divisé sur des questions d'interprétation prophétique, mais Brookes a réussi à rassembler les factions dissidentes ensemble. Cependant, quelques années après sa mort, la conférence de Niagara fut abandonnée.

 

 

Même avant la mort de Brookes, les tensions entre les millénaristes et les modernistes avaient atteint des niveaux sans précédent. Dans les années 1890, plusieurs ministres libéraux et professeurs ont été soumis à des procès à l'église pour des accusations d' hérésie et d' apostasie ; le plus célèbre de ces essais impliqués Charles A. Briggs (1841-1913), un ministre de l' Église presbytériennequi avait dénoncé l'idée de l'inspiration verbale dans une adresse au Séminaire théologique Union à New York en 1891. Briggs a été reconnu coupable d'hérésie et suspendu du ministère dans 1893. En réponse, le séminaire abandonna son lien officiel avec l'église presbytérienne et Briggs devint un épiscopalien. Les collègues de Briggs Henry Preserved Smith (1847-1927) et AC McGiffert (1861-1933) ont vécu des expériences similaires, les incitant à rejoindre les églises congrégationalistes ( voir Congregationalism ).

 

 

La persistance du militantisme conservateur a conduit à la création deAmerican Bible League en 1902 et la publication ultérieure de Les principes fondamentaux: Un témoignage à la vérité (1910-1915), une série de 12 livrets comprenant des articles de leaders conservateurs de partout au pays. La série, qui allait éventuellement donner leur nom aux conservateurs , attaqua les théories modernistes de la critique biblique et réaffirma l'autorité de la Bible, affirmant tous les principes théologiques que les conservateurs estimaient être niés par les porte-parole modernistes. Financé par deux riches laïcs presbytériens et publié par l'Institut biblique de Los Angeles (aujourd'hui l'Université Biola), The Fundamentals a été distribué gratuitement à des millions de pasteurs à travers le monde.

 

 

Après un hiatus pendant la Première Guerre mondiale , le conflit entre les conservateurs et les modernistes a été renouvelé en 1918. Un certain nombre de conférences conservatrices à New York et à Philadelphie ont conduit à la formation d'une organisation plus vaste et plus complète en 1919, le Association chrétienne des fondements du monde. La conférence de 1919 a placé les planches dans une plate-forme sur laquelle le mouvement fondamentaliste se tiendra pour les années à venir. Les dirigeants conservateurs-fondamentalistes ont réitéré la base de credo du mouvement et ont appelé au rejet du modernisme et des tendances connexes, en particulier l'enseignement de la théorie de l'évolution. Ils se détournent des universités (presque totalement contrôlées par des administrations et des facultés hostiles à la position fondamentaliste) et placent leur foi dans les instituts bibliques plus récemment fondés. Enfin, ils dénoncent l'esprit unitif et coopératif dont témoigne le Conseil fédéral des Églises du Christ en Amérique et menacent le schisme si ce type de déclin spirituel persiste.

 

 

A cette époque, la position moderniste avait pris pied dans Épiscopal ,Congrégationnel , Épiscopal méthodiste , Baptiste américain , et Lesdénominations presbytériennes dans le Nord. La scène était prête pour de grandes confrontations dans les années 1920, et il restait à voir seulement si les modernistes pouvaient être chassés de leurs dénominations.

 

 

Bien entendu, toutes les dénominations Protestantes n'ont pas été affectées par une controverse intellectuelle dans les années 1920. Dans certains pays, comme la Southern Baptist Convention et l'Église méthodiste épiscopale du Sud, le modernisme n'était pas devenu dominant. En revanche, les modernistes contrôlaient fermement les églises épiscopales méthodistes et épiscopales dans les années 1920, car un grand nombre de conservateurs théologiques avaient quitté ces églises à la fin du 19ème siècle pour former les églises de la sainteté et l'église épiscopale réformée, respectivement. D'autres dénominations, telles que les congrégationalistes, étaient si lâchement organisées que les décisions sur les controverses théologiques étaient difficiles à légiférer.

 

 

La discorde entre le nord Les baptistes étaient concentrés sur leurs conventions annuelles. En 1920, un groupe de baptistes s'appelant le La Fédération nationale des fondamentalistes a commencé à organiser des conférences annuelles sur les principes fondamentaux baptistes. Lorsque leurs tentatives d'exprimer leur point de vue sur la Convention n'ont pas progressé rapidement, les plus militants ont fondé Baptist Bible Union. Finalement, les militants ont quitté la dénomination pour former plusieurs petites églises fondamentalistes, tandis que les autres sont restés pour constituer une voix conservatrice permanente au sein de la Convention baptiste américaine (maintenant les American Baptist Churches aux États-Unis ).

 

 

La phase la plus sérieuse de la controverse conservatrice-moderniste a éclaté parmi les presbytériens. Les conservateurs avaient imposé une série de doctrines à la dénomination en 1910, déclarant que la foi chrétienne exigeait la croyance en l'inspiration inerrante de la Bible, la naissance de la Vierge du Christ, et son expiation , sa résurrection, et puissance miraculeuse . En 1922, un ministre de New York, Harry Emerson Fosdick (1878-1969), a protesté contre les activités des conservateurs dans les missions étrangères dans un sermon largement reproduit intitulé "Les fondamentalistes gagneront-ils?" Les conservateurs dans la dénomination ont contraint Fosdick, un baptiste au service de la première église presbytérienne de New York Ville, hors de son pastorat. Il fut bientôt rétabli dans l'église Riverside indépendante.

 

 

Au milieu de ces débats, un événement dans le Deep South a rendu visible la division intense qui était entrée dans la vie religieuse américaine. Les fondamentalistes, croyant que la Bible ne pouvait pas être réconciliée avec la théorie de l'évolution de Darwin, ont fait pression sur leurs législatures d'état pour interdire le enseignement de l'évolution dans les écoles publiques; ils ont été rejoints dans cet effort par beaucoup d'autres qui n'étaient pas fondamentalistes. L'Etat de Tennessee a adopté une telle loi, qui a été contestée devant les tribunaux en 1925 à l'instigation du Union américaine des libertés civiles . John T. Scopes (1900-1970), professeur de sciences dans la petite ville de Dayton, a offert de servir de prévenu contre l'accusation d'avoir enseigné l'évolution. Deux des figures les plus importantes de cette décennie,William Jennings Bryan (1860-1925), un fondamentaliste presbytérien et trois fois candidat à la présidence démocrate, et Clarence Darrow (1857-1938), un avocat de la défense dans des procès criminels notables, a été respectivement procureur adjoint et principal avocat de la défense ( voir le procès Scopes ).Scopes a été reconnu coupable et condamné à une amende, bien que sa condamnation ait par la suite été annulée du fait que l'amende avait été excessive. La loi interdisant l'enseignement de l'évolution au Tennessee a été confirmée en 1925 et abrogée en 1967.

 

 

 

 
 
Anti-evolution book saleLivres anti-évolution en vente à Dayton, Tennessee, lors du procès Scopes, 1925.Agence de presse d'actualité / Hulton Archive / Getty Images

À la fin des années 1920, les fondamentalistes avaient perdu le contrôle des principales dénominations et avaient abandonné tout espoir de les reconquérir, au moins dans un avenir prévisible. Bien que la plupart restent dans leurs dénominations, certains se sont séparés pour former leurs propres églises. En 1932, un certain nombre de baptistes a quitté la Convention baptiste du Nord et a établi la Association générale des églises baptistes régulières ; quatre ans plus tard, le théologien de Princeton J. Gresham Machen (1881-1937) dirigea un groupe de fondamentalistes qui créa l'Église presbytérienne orthodoxe.D'autres fondamentalistes rejoignirent l'une des plus petites églises qui prêchaient le littéralisme biblique et le prémillénarisme - tels que le Alliance Chrétienne et Missionnaire , les Frères de Plymouth et le Église évangélique libre - ou l'une des nombreuses églises bibliques indépendantes qui ont surgi au cours de cette période.

 

 

Ayant également perdu le contrôle des séminaires confessionnels, les fondamentalistes se sont regroupés autour d'un ensemble d'instituts bibliques indépendants et de collèges bibliques. Beaucoup de ces écoles, telles queMoody Bible Institute à Chicago (fondé en 1886) et le L'Institut biblique de Los Angeles (fondé en 1908) a non seulement enseigné à ses étudiants, mais il a assumé bon nombre des fonctions autrefois assumées par les institutions confessionnelles. Ils publiaient des périodiques, diffusaient à partir de leurs propres stations de radio, organisaient des conférences et maintenaient un personnel de conférenciers. En effet, ils fonctionnaient beaucoup comme un quartier général confessionnel, fournissant un lien entre des congrégations autrement isolées.

 

 

L'établissement de nouvelles dénominations fondamentalistes dans les années 1930 a mis en évidence des divisions de longue date au sein du mouvement fondamentaliste qui avaient été maîtrisées alors qu'elles se concentraient sur un ennemi commun. L'une des questions les plus controversées pour les presbytériens était la question du prémillénarisme et postmillénarisme . Tandis que Machen défendait le postmillénarisme plus conventionnel de la théologie de Princeton, le point de vue opposé était pris par le ministre du New JerseyCarl McIntire, qui a plus tard fondé la rival Bible Presbyterian Church.

 

 

McIntire était au centre d'une deuxième question controversée: séparatisme. Il a soutenu que les fondamentalistes doivent non seulement dénoncer les déviations modernistes des croyances chrétiennes traditionnelles, mais aussi se séparer de toute hérésie et apostasie . Cette position a entraîné la condamnation des conservateurs qui ont choisi de rester en communion avec des membres plus libéraux de leurs dénominations. En 1942 McIntire a réuni les indépendants qui ont accepté sa position dans le Conseil américain des églises chrétiennes.

 

 

La dénonciation par les intégristes de la théologie moderniste et leur condamnation des institutions d'enseignement supérieur liées à l'Eglise les ont souvent conduits à rejeter l'éducation contemporaine; cela a contribué à l'impression de beaucoup d'étrangers que le fondamentalisme était essentiellement anti-intellectuel. En même temps, le retrait des fondamentalistes des grandes confessions et leur dénigrement de certaines tendances de la société contemporaine donnaient l'impression qu'ils étaient opposés à la science et à la culture . À la fin des années 1930, le plus grand segment du mouvement intégriste, croyant qu'une réaffirmation conservatrice de la foi, représentant le meilleur de l'érudition conservatrice, était compatible avec la culture intellectuelle contemporaine, se distancia des séparatistes. Ils ont abandonné l'étiquette fondamentaliste, qu'ils ont laissée aux séparatistes, et ont formé ce que l'on appelle Mouvement évangélique . Le christianisme aujourd'hui a été fondé comme leur périodique principal. Leur nouveau centre intellectuel, Fuller Theological Seminary, a été ouvert à Pasadena, en Californie;Beaucoup d'écoles anciennement identifiées au fondamentalisme, comme le Moody Bible Institute, ont également emménagé dans le camp évangélique.Une nouvelle organisation oecuménique , la Association nationale des évangéliques , a été organisée en 1942.

 

 

 

Le milieu du 20ème siècle à nos jours

 

 

Bien que le nouveau mouvement évangélique ait poussé le fondamentalisme à la périphérie de la communauté chrétienne, il a continué de grandir au fur et à mesure que de nouveaux champions surgissaient. le La Baptist Bible Fellowship, créée en 1950, est devenue l'une des plus grandes dénominations intégristes; Jerry Falwell , par la suite un éminent télévangéliste, est devenu le principal porte-parole du mouvement dans les années 1970. Liberty University, fondée par Falwell à Lynchburg, Virginie, en 1971; Bob Jones University , fondée en 1927 par Bob Jones College à Bob Point College, en Floride (l'école déménagea à Cleveland, au Tennessee, puis à Greenville, en Caroline du Sud , en 1947); et Regent University, fondée par le télévangéliste Pat Robertson en 1978, étaient les principaux centres intellectuels du mouvement. La télévision, qui offrait un accès direct au public, aidait les carrières d'un certain nombre de chefs religieux fondamentalistes; en plus de Falwell, ils ont inclus Tim LaHaye , chef de pastorat à San Diego et coauteur d'une série populaire de romans basés sur l' Apocalypse de Jean .

 

 

 

 Jerry Falwell. Département de la photographie de l'Université Liberty

 

Dans les années 1960, les conservateurs religieux et les fondamentalistes se sont engagés dans une controverse renouvelée sur l'enseignement de l'évolution dans les écoles publiques. Défendre la doctrine de le créationnisme - l'idée que le récit de la création présenté dans la Genèse est littéralement correct - cherchait encore à interdire l'enseignement de l'évolution ou à exiger l'enseignement du récit de la Genèse partout où la théorie de l'évolution était enseignée. Certains fondamentalistes ont également tenté d'exiger l'enseignement de la soi-disant «science de la création», ou «créationnisme scientifique», qui présumait présenter le récit de la Genèse comme une alternative scientifique légitime à l'évolution. Dans les années 1990, certains créationnistes ont préconisé l'enseignement d'une doctrine connue sous le nom de " conception intelligente », selon laquelle la diversité et la complexité des êtres vivants sont impossibles à expliquer si ce n'est en postulant l'existence d'un créateur intelligent. À la fin du 20e et au début du 21e siècle, les créationnistes ont été élus à divers conseils scolaires locaux et étatiques, dont certains ont par la suite adopté des mesures exigeant l'enseignement du design intelligent. Dans certains cas, les mesures ont été bloquées par les tribunaux ou ont été abrogées, et certains créationnistes ont perdu leurs sièges à des défenseurs de l'évolution enhardis.

 

 

En 1979, Falwell a fondé le Moral Majority , une organisation civique qui a croisé contre ce qu'il considérait comme des tendances culturelles négatives, en particulier l'avortement légalisé, le mouvement des femmes et le mouvement des droits des homosexuels . Il a également fait pression pour la prière dans les écoles publiques, l'augmentation des dépenses de défense, une forte politique étrangère anticommuniste et le soutien continu des États-Unis à l' État d'Israël .La majorité morale a conduit une nouvelle génération de fondamentalistes au-delà de dénoncer simplement les tendances culturelles et de revenir à un engagement avec la vie contemporaine dans l'arène politique. Falwell a coopéré avec les non-fondamentalistes sur des causes laïques communes, mais est resté à l'écart des principales organisations fondamentalistes. Pendant ce temps, les évangéliques ont fait campagne sur plusieurs des mêmes questions, brouillant ainsi les frontières entre les deux mouvements.

 

 

Dans les années 1980, les fondamentalistes avaient reconstruit toutes les structures institutionnelles qui avaient été perdues en se séparant des anciennes confessions. Dès 1941, des groupes fondamentalistes se sont réunis au sein du Conseil américain des Églises chrétiennes et, en 1948, ils se sont unis à des chrétiens du monde entier pour créer le Conseil international des Églises chrétiennes. À la fin des années 1960, le Conseil américain a tenté de dépasser la direction de Carl McIntire, qui l'avait dominé pendant plus d'un quart de siècle. Il s'est retiré du Conseil international pour aider à former le Conseil mondial des Églises bibliques croyantes. À la fin du 20e siècle, certains fondamentalistes ont même commencé à engager des discussions avec des membres conservateurs de l' Église catholique romaine , traditionnellement considérés par les fondamentalistes comme un culte non chrétien. Les fondamentalistes protestants et les catholiques conservateurs ont trouvé un terrain d'entente sur une variété de questions, y compris l'avortement et la prière à l'école.

 

 

À partir de la fin des années 1980, les fondamentalistes ont cherché à s'appuyer sur le succès de la majorité morale et des groupes partageant les mêmes idées.En 1988, Robertson a couru sans succès pour le président des États-Unis. Peu de temps après, il a fondé le Coalition chrétienne , qui a succédé à la majorité morale en tant que principale organisation du mouvement et est devenue étroitement associée à la Parti républicain . Les fondamentalistes étaient de fervents partisans du président George W. Bush et ont joué un rôle important dans l'élection des républicains à tous les niveaux du gouvernement. Ils ont continué à promouvoir des positions conservatrices sur diverses questions de politique sociale. En 2016, de nombreux fondamentalistes ont soutenu la candidature de Donald Trump au poste de président des États-Unis afin d'obtenir une nomination conservatrice à la Cour suprême , bien que plusieurs dirigeants notables aient été rebutés par ses remarques polarisantes et «non chrétiennes» pendant sa campagne.

 

 

Au début du XXIe siècle, les enseignements fondamentalistes n'étaient pas significativement différents de ce qu'ils étaient à l'époque de la Conférence de Niagara. Les fondamentalistes croyaient encore à l'inerrance et à l'infaillibilité de la Bible et rejetaient l'érudition biblique critique et les nombreuses nouvelles traductions de la Bible auxquelles cette érudition donnait lieu. Un pourcentage important du mouvement a continué à utiliser le King James Version de la Bible exclusivement.

 

 

 

 

 

19/12/2025

Le Modérateur de la Church of the Lutheran Confession:

 

 

 

 

 

 

 

         Pasteur Paul D. Nolting

 

 


Email: paul.nolting@immanuelmankato.org

 

 


Téléphone: (507) 387-7035

 


Le Pasteur Nolting est assistant de l' Immanuel Lutheran College (ILC) à Eau Claire, WI,il a obtenu son diplôme pré-théologique en 1976. Il a ensuite fréquenté l'Université du Wisconsin,à Eau Claire, diplomé en allemand, a fait des études supérieures  en histoire en 1977. Il est en 1980 diplômé de l'Immanuel Lutheran Seminary , a débuté dans le ministère public depuis cette époque, d'abord comme pasteur dans le Dakota du Sud, et plus tard en tant que professeur à la CIT. Alors qu'il enseignait au CIT, il a passé sa maîtrise en histoire à l'Université du Wisconsin,à Eau Claire en 1995. En 1996, le pasteur Nolting a reçu l'appel pour servir comme pasteur associé à l'Immanuel Lutheran Church à Mankato. Il  assume le rôle de pasteur en chef en 1997 et continue à servir comme pasteur à Mankato.le Pasteur Nolting a épousé Sara en 1980. ils ont été bénis le Seigneur qui leur a donné trois filles, Kristen, Erin, et Laura, et un fils, Paul, ainsi que six petites-filles.

 

 

 

 

16/12/2025

Le « Moyen Age » n’a jamais cru que la Terre était plate !

 

 

 

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Encore un mythe à détruire, concernant l’horrible « Moyen-Age » chrétien.

 

 

« Présentation : Christophe Colomb n’a jamais eu à démontrer que la Terre était ronde. Car tout le monde le savait déjà. Et depuis longtemps ! C’est ce que confirme l’ouvrage d’un historien américain, Jeffrey B. Russel, qui met à mal bon nombre d’idées reçues sur les géographes du Moyen Age et de l’Antiquité. Il commence par constater que les auteurs médiévaux affirment la rotondité de la Terre, comme le faisait Platon. Il examine ensuite l’apparition du mythe moderne selon lequel le Moyen-Age croyait la Terre plate. En fait ce sont des évolutionnistes libéraux américains qui ont créé de toutes pièces ce mythe aujourd’hui repris dans la presse et dans les manuels scolaires.

 

 

 

En cette année anniversaire de la découverte du Nouveau Monde, c’est un véritable déluge de publications qui s’abat sur nous ; à cette occasion, nombre d’idées reçues sont remises en question. L’une d’elles, selon laquelle les contemporains de Christophe Colomb croyaient que la Terre était plate, a trouvé son historien, Jeffrey B. Russel, dans un petit ouvrage décapant qui vient d’être publié aux Etats-Unis.

 

 

Considérons le cas de Christophe Colomb : les historiens ont depuis longtemps dénoncé la fable selon laquelle il aurait dû affronter les foudres des docteurs de Salamanque pour avoir osé prétendre que la Terre était ronde – sans quoi le passage des Indes par l’ouest était inconcevable. Certes, le découvreur a eu ses détracteurs et ses opposants, mais leurs arguments tenaient aux probabilités d’échec de l’entreprise.

 

 

Et ils avaient raison, puisque la distance qui sépare les îles Canaries du Japon est de deux cents degrés de longitude, là où Colomb, pour avancer son projet, voulait n’en voir que soixante. Mais nulle part dans ces discussions il ne fut question d’une sphéricité que le navigateur aurait dû démontrer.

 

 

Déjà au XVème siècle, l’affaire était entendue. La Géographie du Grec Ptolémée (90-168) est traduite en latin en 1410. Or cet ouvrage ne laisse subsister aucun doute sur la rotondité de la Terre : il est tout entier fondé sur le quadrillage de la sphère en degrés de latitude et méridiens de longitude.

 

 

 

Et le cardinal Pierre d’Ailly en a bien retenu toutes les leçons dans son Image du monde écrite en latin dès 1410. Mais avant ? Là où les médiévistes ont souvent été plus évasifs, Jeffrey Russell nous invite à voir partout et toujours la même représentation, les mêmes comparaisons.

 

 

 

Pour les uns, la Terre est un oeuf ou une balle, pour d’autres, une pomme ou une pelote.

 

 

 

 

 

Pour les philosophes John Holywood ou Thomas d’Aquin au XIIIème siècle, Jean Buridan ou Nicolas Oresme au XIVème , nul doute n’est possible. Ces deux derniers évoquent même la rotation de la Terre sur elle-même !

 

 

 

Faut-il remonter plus avant vers les « siècles obscurs », pour reprendre une expression chère aux Anglo-Saxons ? Là où un Isidore de Séville (mort en 636) semble entretenir certaines réserves, Bède le Vénérable au VIIIème siècle et Scot Erigène au IXème sont catégoriques : la Terre est ronde. Ils ne font d’ailleurs pas preuve d’originalité, puisqu’ils reprennent la tradition scientifique des compilateurs de l’Antiquité tardive, notamment Martianus Capella dont les Noces de Mercure et Philologie, écrites vers 420, connaissent une très large diffusion au Moyen Age. Or Martianus affirme lui aussi sans ambages : « Elle [la Terre] n’est pas plate, elle est ronde. »

 

 

Il semble donc y avoir durant tout le Moyen Age occidental unanimité sur la question.

 

 

 

Non sans quelques problèmes pour les philosophes et les cartographes. Ceux-ci veulent en effet représenter un oekoumène (l’ensemble des terres habitées) conforme aux connaissances de la période et, d’autant que possible, à la tradition biblique et évangélique. Dès lors, que Jérusalem soit au centre du monde ou le paradis à l’est, c’est une simple convention cartographique. Le géographe arabe Al Idrisi ne place-t-il pas, au XIIème siècle, La Mecque au centre de sa carte ? Et, au XXème siècle, ne discute-t-on pas encore de la « juste » représentation de l’hémisphère sud sur nos modernes mappemondes ? Plus délicat est le problème de la conformité aux enseignements de l’Eglise selon lesquels les Apôtres ont apporté la Parole « aux quatre coins du monde ». Car il faudrait que le Terre soit plate pour posséder quatre coins*.

 

 

 

Ainsi s’explique l’hésitation d’Isidore de Séville ; pourtant saint Augustin lui-même (354-430) avait mis en garde contre le danger d’utiliser le sens littéral de l’Ecriture. Lorsque les cartographes médiévaux nous présentent une Terre d’apparence plate et circulaire, c’est donc certainement une convention cartographique, parfois l’illustration d’une certaine tradition biblique, mais jamais la représentation d’un soi-disant dogme de la « Terre plate ».

 

 

 

D’où vient alors ce mythe, puisque mythe il y a ? De l’exploitation qu’on a faite, au XIXème siècle, de certains textes de l’Antiquité tardive. Cette époque avait bel et bien connu deux « théoriciens » de la Terre plate : Lactance (vers 265-345) d’abord, polémiste crédule, qui s’oppose ouvertement à la pensée scientifique (et païenne) de son époque, au moyen d’arguments simples mais combien efficaces : « Y a-t-il quelqu’un d’assez extravagant pour se persuader qu’il y a des hommes qui aient les pieds en haut et la tête en bas […] et que la pluie et la grêle puissent tomber en montant ? »

 

 

 

Darwin contre l’Eglise

 

 

Puis, deux siècles plus tard, en Egypte, Cosmas dit « Indicopleustès » (« le voyageur des Indes »), retiré dans un monastère du Sinaï, rédige sous le titre de Topographie chrétienne une vaste compilation géographique où la Terre plate occupe une place importante. Il faut cependant savoir que cet ouvrage volumineux, rédigé en grec et aux marges orientales de la Chrétienté, ne nous est connu aujourd’hui qu’à travers trois manuscrits médiévaux complets.

 

 

Critiqué à Byzance dès le IXème siècle par le patriarche Photius, il est totalement ignoré de l’Occident médiéval. La première traduction latine de Cosmas date de 1705 ! Et c’est cet auteur, tout à fait marginal dans le monde grec et inconnu du monde latin, qui deviendra au XIXème siècle le symbole de l’obscurantisme médiéval!

 

 


Car ces visions farfelues du monde seraient restées aussi chimériques que les descriptions contemporaines de cynocéphales (hommes à tête de chien), si elles n’avaient été reprises par les positivistes et « progressistes » du XIXème siècle. La démonstration de Jeffrey Russell est ici tout à fait originale et convaincante.

 

 

 

S’il n’y a jamais eu de mythe médiéval de la « Terre plate », il y a bel et bien eu une légende moderne du « dogme médiéval de la Terre plate ». Russell traque son apparition puis sa diffusion, en France et aux Etats-Unis, tout au long du XIXème siècle ; il démasque à l’occasion quelques « coupables ».

 

 

Coupable, le premier, le romancier américain Washington Irving (1783-1859), dans un pastiche historique sur la vie de Christophe Colomb, publié pour la première fois en 1828. Irving invente de toutes pièces une scène qui deviendra célèbre, dans laquelle le navigateur doit se défendre contre l’obscurantisme des docteurs de Salamanque incapables d’admettre que le Terre fût ronde.

 

 

 

Le roman connaît un immense succès et contribue à accréditer, outre-Atlantique, la vision d’une Eglise catholique dogmatique et intolérante. Coupable encore, en France, à la même époque, le très respecté Antoine-Jean Letronne (1787-1848), directeur de l’Ecole des Chartes et professeur au Collège de France, qui dans la Revue des deux Mondes, avance l’idée d’un dogme de la Terre plate chez les Pères de l’Eglise et d’une interprétation littérale de la Bible au long du Moyen Age.

 

 

 

Coupables surtout, aux Etats-Unis à nouveau et principalement pendant la seconde moitié du XIXème siècle, nombre d’esprits libéraux qui souhaitent réfuter les arguments anti-évolutionnistes de l’époque. Nous sommes en effet en plein débat autour des thèses de Darwin sur l’évolution des espèces, que l’Eglise se refuse à admettre. Quoi de mieux, dès lors, pour combattre son étroitesse de vues, que de stigmatiser un obscurantisme plus général, dont le pseudo-dogme médiéval de la Terre plate deviendrait une sorte de cas exemplaire ? C’est la voie que suivent sans hésiter certains auteurs américains dans des ouvrages dont les titres à eux seuls sont tout un programme :

 

 


Histoire du conflit entre religion et science de John Draper (New York, 1874) ou Histoire du combat entre la science et la théologie dans le Christianisme d’Andrew White (New York, 1896)…L’idée d’un dogme médiéval de la Terre plate se diffuse dès lors dans les ouvrages de vulgarisation et les manuels scolaires. Elle correspond si bien à l’image que l’on se fait du Moyen Age au temps de Victor Hugo ou de Jules Michelet qu’on la reçoit sans discussion.

 

 

Tant et si bien que malgré toutes les réfutations modernes, un auteur à succès pourtant bien informé comme Daniel Boorstin perpétue encore aujourd’hui ce mythe.

 

 

Preuve, s’il en était besoin qu’un petit essai comme celui de Jeffrey Russell est d’actualité et mériterait d’être traduit en français sans délai. »

 

Michel Hébert – Le CEP – 2019

 

 

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