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19/09/2017

Avortement : quand ces sacrifices humains s’arrêteront-ils ?

 

 

Le 17 janvier la loi Veil a soufflé ses quarante-deux bougies lugubres. En l’espace d’un peu plus de quatre décennies ce sont huit à dix millions d’enfants à naître qui ont été tués, éventrés, aspirés dans le ventre de leur mère. En toute légalité. Et cet acte horrible est même remboursé par la Sécurité sociale comme s’il s’agissait d’une maladie. D’abord à 70 % par la loi Roudy en 1982 et depuis avril 2016 à 100 %, non seulement l’acte chirurgical lui-même mais tout ce qui le précède et le suit. L’échographie du bébé d’une femme qui veut mener sa grossesse jusqu’à son terme est actuellement moins remboursée que celle d’un bébé destiné à être froidement éliminé. Cela suffirait à soi seul à condamner notre société.

 

 

 

Comme toujours dans ces questions l’ennemi avance masqué et procède par étapes. La loi Veil réservait officiellement l’IVG, un pudique acronyme qui cache un acte horrible, aux cas de détresse, un entretien préalable était également obligatoire, ainsi qu’un délai de réflexion. Au fil des années toutes ces restrictions uniquement destinées à faciliter l’adoption de la loi du 17 janvier 1975 ont disparu les unes après les autres : l’entretien préalable et l’autorisation parentale pour les mineures ont été supprimés en 2001, la notion de détresse a été abrogée en 2014, la clause de conscience pour les responsables de service de gynécologie et d’obstétrique des hôpitaux publics a été supprimée tandis qu’a été réduite celle des médecins qui ont l’obligation de communiquer à la femme des noms de praticiens pratiquant l’avortement (loi Aubry de juillet 2001), le délai de réflexion a, quant à lui, été éliminé en janvier 2016. Pour l’achat d’un bien, d’une voiture, d’un logement, d’un appareil électro-ménager le consommateur a un délai de sept jours pour se rétracter mais une femme peut avorter sans aucun délai. Pour les quarante ans de la loi Veil, l’Assemblée nationale a voté le 26 novembre 2014 par 143 voix contre 7 une résolution pour « réaffirmer le droit fondamental à l’IVG en France et en Europe ». L’avortement n’est donc même plus considéré comme un pis aller, un mal inévitable (discours tenu dans les années 1970) mais comme un droit fondamental, une conquête fantastique, le symbole magnifique de la liberté et de l’émancipation féminines.

 

 

 

Ce qui est d’ailleurs un mensonge éhonté car, loin de libérer la femme comme le prétendent les féministes, la banalisation de la contraception et de l’avortement lui a considérablement nui. Car enfin c’est la femme moderne, et quasiment elle seule (la contraception chimique masculine étant quasiment inexistante) qui, au risque de ruiner sa santé, de bouleverser son métabolisme et sa psychologie, porte le poids de la pilule, du stérilet, du diaphragme, des spermicides, de la pilule Norlevo ou du RU 486 en vente libre dans les pharmacies ! Et ce qui est vrai de la contraception et de l’avortement l’est aussi dans une certaine mesure de l’avortement, du Pacs et du concubinage où c’est souvent la femme qui est socialement et psychologiquement la plus fragilisée. Ce n’est d’ailleurs un secret pour personne que l’avortement fut cyniquement favorisé dans les pays de l’Est car les dirigeants communistes pouvaient ainsi mieux contrôler la vie intime des femmes. On se demande là encore où est l’émancipation féminine.

 

 


Toute opposition au massacre industriel des innocents est quasiment un blasphème dans leur République. Depuis 1993 il existe un délit d’entrave à l’IVG qui interdit tout rassemblement, même pacifique et silencieux, à proximité des avortoirs (en vertu de cette loi inique le docteur Dor est allé plusieurs mois en prison en 1998 et a été ruiné en étant condamné à plusieurs dizaines de milliers d’euros d’amende) et dans quelques semaines cette disposition d’exception sera étendue à Internet. Le délit d’entrave numérique à l’IVG vise en effet les sites et les blogs qui militent contre l’avortement au motif qu’ils pratiqueraient la désinformation (sic !). Toute réserve exprimée à l’égard de ce qu’il faut bien appeler des sacrifices humains à grande échelle déclenche une levée de boucliers et l’hystérie des promoteurs de la culture de mort.

 

 

 

Les chiennes de garde, qui ne sont plus depuis longtemps une poignée d’activistes excitées mais ont des maroquins ministériels comme Marisol Touraine, crient actuellement au scandale. Non content d’avoir fait publier par Le Figaro une publicité de sa campagne « IVG : Tous concernés », le collectif La Marche pour la Vie — qui rassemble plusieurs associations pro-vie telle la fondation Jérôme Lejeune et qui a organise le dimanche 22 une grande marche à Paris — a en effet affiché le lundi 16 janvier ses publicités aux slogans éloquents dans plusieurs abribus parisiens. On y voit un médecin affirmer à une patiente « C’est une courte intervention (pour une longue dépression) », une mère dire « Ma fille je ne te laisserai pas (ruiner ta vie avec ce type) »ou encore un homme rassurant sa concubine : « T’inquiète, je vais t’aider (à ne pas gâcher ma vie) », la campagne juxtaposant des paroles qui se veulent rassurantes avec les arrière-pensées supposées des protagonistes encourageant la femme enceinte à avorter. Il n’en fallait pas plus pour déclencher l’ire de certains habitants du quartier, et, magie des réseaux sociaux, l’entreprise JC Decaux, qui possède les panneaux d’affichage, est aussitôt alertée. Mise en demeure de s’expliquer, la société affirme qu’elle n’a rien à voir avec l’opération, et pour montrer sa bonne volonté, dépêche aussitôt ses agents afin de cacher ces affiches que l’on ne saurait voir et même… porte plainte contre la Marche pour la vie ! C’est faire montre de beaucoup de zèle pour contenter des décideurs avides de leurs 220.000 IVG annuels.

 

 

 

Ni “scandale” ni “polémique”, en revanche, lorsque le gouvernement affiche partout, et avec nos deniers, des images de grandes embrassades homosexuelles avec des slogans bien plus explicites comme « avec un amant, avec un ami, avec un inconnu » ou « coup de foudre, coup d’essai, coup d’un soir » pour promouvoir l’usage tous azimuts du préservatif. Ou plutôt si, polémique il y a, lorsque les utilisateurs catholiques de Twitter et de Facebook s’en sont offusqués. Nos lecteurs l’auront compris, il faut se scandaliser à bon escient, et comme le soulignait une campagne pro-vie il y a quelques années, préférer les causes à la mode, comme la défense des baleines ou des oies gavées plutôt que celle des enfants à naître.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Car, disons-le franchement, la loi Veil n’est qu’un échec apparent. Loin de vouloir restreindre les IVG comme c’était sa finalité officielle, elle participait en fait de cette volonté de subvertir la société, de bouleverser les mœurs, d’atteindre le sens moral et de liquider le monde blanc, européen et chrétien par l’offensive conjointe et concomitante de la limitation des naissances indigènes et de l’immigration de masse. De même loin de freiner les avortements, la généralisation de la contraception les a contraire favorisés. Et ce phénomène s’observe partout. Ce n’est qu’un apparent paradoxe. Dès lors que l’on s’en prend à un pan de la morale, tous les autres s’effondrent rapidement de sorte qu’il n’est pas excessif d’affirmer le lien logique et comme nécessaire entre toutes les lois de destruction de la famille, de la nuptialité et de la natalité, du divorce au concubinage en passant par le Pacs, le “mariage” homosexuel, la contraception et l’avortement. Après avoir détruit le mariage (concubinage, divorce), on le singe (Pacs, « mariage pour tous »). Il ne s’agit même pas là d’un jugement moral mais d’un simple constat partout vérifiable. Lorsqu’on développe une atmosphère hédoniste, subjectiviste, que l’on dilue le sens des responsabilités, que l’on promeut sans vergogne toutes les formes de sexualité, il ne faut pas s’étonner que le nombre d’IVG ne cesse d’augmenter. Or la mentalité contraceptive favorise l’individualisme et la dilution des responsabilités.

 

 

Reste qu’il n’est nul hasard, nulle fatalité dans cette révolution du droit de la famille, de la loi Naquet (1884) rétablissant le divorce aux lois Neuwirth (1967) et Veil (1975) en passant par la théorie de genre de Judith Butler et le «mariage pour tous ». Voulu par les loges maçonniques et par les cosmopolites, le génocide par persuasion ou par anesthésie de notre civilisation rend possible l’avènement du mondialisme métisseur qui n’entend pas que se dressent sur son chemin des peuples enracinés, croyant en des valeurs intangibles et ayant la foi chevillée au corps. Il lui faut des esclaves apostats se satisfaisant d’être des consommateurs, des jouisseurs, évoluant tels des automates ou des pantins dans un monde purement matérialiste où Dieu même s’est retiré puisqu’il n’y est plus ni accueilli ni attendu ni aimé.

 

 

Jérôme Boubon, Directeur de Rivarol

 

09:12 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

15/09/2017

Un Afrikaner d'origine Luthérienne: le Président Paul Kruger(2)

 

 

Un président en guerre (1899-1902):

 

 

 
 
L'alliance des républiques boers.
 

Le 11 octobre 1899, après d'ultimes négociations à Bloemfontein, la seconde Guerre des Boers est déclenchée. Allié à l'État libre d'Orange, le Transvaal est rapidement défait malgré les succès de la résistance boer.

 

Le 7 mai 1900, Kruger assiste à sa dernière session parlementaire du Volksraad avant de quitter définitivement Pretoria le 29 mai.

 

 
 
 
"Oom Paul" (Oncle Paul), nom affectueux, respectueux et familial donné par les Boers au président de la République du Transvaal.
 

En octobre 1900, Kruger rejoint Lourenço-Marquès au Mozambique, d'où il embarque pour l'Europe à bord d'un navire de guerre spécialement envoyé par la reine des Pays-Bas. Il laisse alors Jan Smuts et les généraux boers continuer la guérilla en son absence. Son but est d'obtenir l'aide financière et militaire des gouvernements occidentaux. Il est obligé de laisser sa femme en Afrique du Sud car, trop malade, celle-ci ne peut effectuer le voyage. Il ne la revoit jamais car elle meurt le 20 juillet 1901alors qu'il est en Europe.


Malgré la sympathie des Européens pour la cause des Boers et le succès de sa tournée en Europe, de Marseille aux Pays-Bas en passant par Paris, Kruger n'obtint aucune aide officielle. Seuls quelques idéalistes vinrent combattre aux côtés des commandos boers.

 

L’exil (1902-1904)

 

C'est aux Pays-Bas que Kruger reçoit la nouvelle de la signature du Traité de Vereeniging. En 1902, c'est à Utrecht qu'il y reçoit la visite des généraux boers Louis BothaChristiaan de Wet et Koos de la Rey.

 

Ne pouvant revenir dans son pays, Paul Kruger doit alors s'installer d'abord à Saint-Gall[1] puis à Clarens en Suisse où il meurt le 14 juillet1904.

 

Son corps est transporté à La Haye avant d'être rapatrié en Afrique du Sud où il est enterré le 16 décembre 1904 au cimetière de Pretoria sur Church Street.

 

Un symbole de l'histoire afrikaner:

 

 
Caricature de Kuger dans Vanity Fair1899

Paul Kruger est une véritable icône afrikaner en Afrique du Sud. Le 10 octobre, jour de sa naissance, fut férié jusqu'en 1994.

 

Nombreux furent les Britanniques qui s'irritèrent qu'un homme tel Kruger ait pu jouer un rôle aussi majeur dans l'histoire de l'Afrique du Sud. Ils étaient les premiers à qualifier son physique de repoussant et de laid, de se moquer de ses manières grossières et de ses idées qualifiées de réactionnaires. Ils ne pouvaient voir en lui un interlocuteur sérieux et à juste titre, Kruger ne pouvait être qualifié d'homme de la modernité. Pourtant, il était un "représentant typique de la société boer, archétype du dévot, puritain, persévérant, obstiné, individualiste, ne vivant que pour Dieu et pour les siens" [2]. S'il n'avait pas beaucoup d'instruction, ni de culture générale, cet homme austère et simple était intelligent et perspicace. Pour Sir Bartle Frere, l'un de ses plus grands opposants, Kruger était "un bonhomme rusé, qui sous des manières faussement clownesques et une ignorance feinte, dissimule des talents considérables"[3]. Kruger avait assimilé toutes les ficelles de l'art politique. Il savait diriger, concilier, percevoir et manipuler ses adversaires.

 

Physiquement, Kruger avait un style reconnaissable avec son inséparable chapeau haut de forme, ses cheveux enduits d'huile de noix de coco qui faisaient la joie des caricaturistes. Mais il restait un chef d'État simple dont la femme trayait les vaches dans sa résidence officielle de Pretoria. Si son salaire était élevé, il dépensait peu et à sa mort, ses cent-cinquante-six enfants et petits enfants se partagèrent une somme considérable.

 

 

Hommages

 
 
 
Panneau de rue à Pretoria
  • La place Krugerplein dans le quartier est d'Amsterdam (Amsterdam-Oost)
  • Le plus grand parc national d'Afrique du Sud, le parc national Kruger, dont il avait acté la création sous le nom de réserve de Sabie, porte son nom depuis 1926 tout comme la ville de Krugersdorp dans la banlieue de Johannesburgainsi que de très nombreuses artères des villes situées sur le territoire des anciennes républiques boers.
  • La localité de Gezina, aujourd'hui un quartier de Pretoria, porte le nom de sa seconde épouse.
  • Sa statue est située au centre de Church Square, le quartier historique de Pretoria.
  • Sa maison de Church street à Pretoria est devenue un musée (Kruger House Museum).
  • Des statues de Paul Kruger ont été érigées dans le Parc national Kruger, à Krugersdorp et à Rustenburg.
  • Son effigie figure enfin sur les pièces d'or, les Krugerrand.
  • Son nom a été donné à un type de pipe appelé Oom Paul Pipe (la pipe de l'oncle Paul)
  • En France, de nombreuses artères portent son patronyme notamment à LyonVilleurbanneMarseilleCourbevoieChalon-sur-SaôneSaint-Maur-des-Fossés
  • En 2004, il est cité en vingt-septième position sur la liste des cent plus grands sud-africains.

Ohm Krüger (1941), film allemand de propagande anti-britannique

 

La figure de Paul Kruger fut utilisée par la propagande nationale-socialisteà travers le film Ohm Krüger tourné en 1941 par Hans Steinhoff et diffusé en France en octobre 1941 sous le titre Le Président Krüger. Il s'agissait pour les nazis d'utiliser un chef charismatique historique, d'origine allemande, bigot et anti-britannique, connu pour son nationalisme, sur fonds de la Seconde Guerre des Boers, de sa rivalité avec l'anglais Cecil Rhodes et des camps de concentration britanniques dans lesquels moururent des milliers de civils boers[4]. Réalisé en pleine Seconde Guerre mondiale, la dernière scène du film se termine par une prophétie(inventée) de Kruger annonçant la chute prochaine de l'Angleterre[5],[6].

 

Ce film fut aussi projeté en Union soviétique à partir de 1948, durant la guerre froide, afin de stigmatiser l'attitude des Britanniques pendant la Seconde Guerre des Boers, l'accent étant mis alors sur la défense des intérêts économiques des Anglais produisant inévitablement la guerre, selon la théorie marxiste classique de la concurrence impérialiste.

 

Notes et références:

 

 

 
 
 
Paul Kruger est mort à Clarensen Suisse en ayant l'image d'un "combattant de la liberté" dans une grande partie de l'Europe continentale et de l'Amérique du Nord
 
 
  1.  Après sa mort, la ville de Saint-Gall baptisera l'une de ses rues à son nom, la Krügerstrasse, voulant ainsi honorer un combattant de la liberté. En 2009, des mouvements de gauche obtiendront que la mairie fasse rebaptiser cette rue, en dépit de l'opposition des riverains, au prétexte de connotations racistes que symboliserait le personnage de Paul Kruger. Ce dernier point est cependant contesté par le professeur émérite Yvo Hangartner selon lequel Kruger n'était pas plus raciste que les dirigeants européens et américains de l'époque mais qu'il symbolisait surtout la résistance d'un petit peuple contre une grande puissance impérialiste[.
  2.  Henri Wesseling, "Le partage de l'Afrique", p 373.
  3.  CW de Kiewet, "The imperial factor in South Africa", Cambridge, 1937
  4.  et également plusieurs milliers de Noirs
  5.  Fiche du film en anglais
  6.  Le cinéma de propagande allemand de 1933 à 1945
  7.  Analyse du professeur Yvo Hangartner de l'Université de Saint-Gall.

Bibliographie:

 

  • Poultney Bigelow, Au pays des Boers, ed. F.Juven, Paris, 1900
  • Paul Krüger, Les mémoires du Président Krüger, Félix Juven, Paris, s.d.
  • Morvan LebesqueUn héros de la Liberté, le président Krüger, Sorlot, 1941
  • Henri Wesseling, "Le partage de l'Afrique", Denoel, p 371 et s., 1991

 

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12/09/2017

Philippines : huit pêcheurs chrétiens assassinés par des pirates:

 

 

 

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Portes Ouvertes a signalé hier une nouvelle abomination commise contre des chrétiens. Inutile de s’interroger sur la religion de ces “pirates” qui infestent les mers. Ce n’est pas la première fois que des chrétiens sont “sélectionnés” parce que chrétiens et exterminés dans un contexte maritime. Voyez ici et  des exemples particulièrement odieux.

 

 

Selon la police, il était environ 20 heures ce 9 septembre au large de Zamboanga lorsque les 12 hommes lourdement armés répartis sur quatre bateaux à moteur ont arraisonné [un] bateau de pêche pour racketter son propriétaire. Après une vive discussion, les pirates ont ordonné aux hommes d’équipage musulmans de se séparer des chrétiens et de les ligoter. Après quoi, les musulmans ont reçu l’ordre de sauter par-dessus bord pour gagner à la nage l’île la plus proche, tandis que les chrétiens étaient froidement abattus.

 

08/09/2017

Un Afrikaner d'origine Luthérienne: le Président Paul Kruger(1)

 

 

 

 

 

Stephanus Johannes Paulus Kruger (né le 10 octobre 1825 à Bulhoeken Afrique du Sud - mort le 14 juillet 1904 à Clarens en Suisse) - plus communément appelé Paul Kruger - était un homme politique boer, président de la république sud-africaine du Transvaal de 1883 à 1902.

 

Origines:

 

Les origines familiales de Paul Kruger en Afrique du Sud remontent à Jacob Kruger (1690-1749). Celui-ci était né près de Berlin en Prusse et avait débarqué dans la colonie du Cap en 1714 comme soldat au service de la compagnie néerlandaise des Indes orientales. Il s'était par la suite installé dans la colonie en tant que fermier.

 

Parmi ses descendants, certains étaient devenus des Trekboers (des nomades) qui avaient finalement pris racine dans la région de Cradock.

 

Stephanus Johannes Paulus Kruger est né près de Venterstad dans la colonie du CapAfrique du Sud. Il est le fils de Kasper Jan Hendrik Kruger, et de Elsie Fransina née Steyn.

 

Il ne passe que trois mois à l'école et fait l'essentiel de son éducation au milieu du Veld.

 

Le jeune participant au Grand Trek (1835-1840):

 

Sa famille fait partie des quatorze mille Boers qui émigrent de la colonie du Cap dans les années 1835-1840 lors du Grand Trek.


Menée par son père, Casper Kruger, la famille de Paul Kruger rejoint d'abord le convoi de Piet Retief en 1836 avec lequel elle participe aux combats contre les Zoulous. Les Kruger se joignent ensuite au convoi de Hendrik Potgieter avec lequel ils franchissent le fleuve Vaal en 1838. Casper Kruger et son frère participent alors à la fondation de Potchefstroom, première ville boer située au nord des frontières de la colonie du Cap.

 

Un peu plus tard, Casper Kruger installe sa famille plus au nord, dans le district de Rustenburg.

 

Le fermier du Transvaal (1840-1855):

 

En 1841, âgé de seize ans, Paul Kruger s'émancipe de sa famille et se bâtit une ferme au pied des monts Magaliesberg. Intéressé par les questions militaires, il est aussi sous-lieutenant dans l’« armée du Transvaal ».

 

En 1842, il épouse Maria du Plessis. Le couple séjourne un temps avec Casper Kruger dans l'est du Transvaal avant de revenir s'établir à Rustenburg où Maria et son enfant nouveau-né meurent tous deux du paludisme en 1846.

 

Paul Kruger se remarie alors avec Gezina du Plessis, ex-épouse de son cousin, de laquelle il aura sept filles et neuf garçons (certains moururent en bas âge).

 

C'est dans cette partie du continent que Kruger acquiert sa première ferme, Waterkloof.

 

La participation de sa famille au Grand Trek lui sert alors pour participer à la vie politique de la République du Transvaal.

 

Ascension politique au Transvaal (1854-1881):

 

 

 
Paul Kruger en 1879
 

En 1854, Kruger est commandant de Rustenburg.

 

En 1856, il est membre du parlement républicain (Volksraad) qui rédige la constitution de la République sud-africaine (Transvaal).

 

En 1858, il est promu commandant général de l'armée du Transvaal faisant de lui le deuxième personnage de la république sud-africaine.

 

En 1859, cet homme de foi calviniste est l'un des fondateurs de la Gereformeerde Kerk, l’Église réformée du Transvaal.

 

En 1873, Kruger démissionne du commandement-général de l'armée du Transvaal pour se retirer dans sa ferme de Boekenhoutfontein.

 

En 1874, sa retraite prend fin avec son élection au conseil exécutif du Transvaal suivi de sa nomination à la vice-présidence du Transvaal.

 

En 1877, il est l'un des rares dirigeants de la république à s'opposer à l'annexion du Transvaal par les Britanniques. Il se rend alors en Angleterreafin de protester contre l'annexion du Transvaal. En 1878, il fait encore partie de la seconde délégation qui se rend à Londres puis se rend à Parisoù il survole la ville à bord d'une montgolfière.

 

Lorsque les protestions auprès des Britanniques se révèlent vaines, il forme un triumvirat avec Piet Joubert et Marthinus Wessel Pretorius, fils d'Andries Pretorius et ancien président de la république, dans le but de créer un mouvement de résistance.

 

En 1881, il commande les forces armées boers rebelles. La victoire des Boers à Majuba en 1881 oblige les Britanniques à négocier sérieusement une nouvelle autonomie pour le Transvaal.

 

Le président du Transvaal (1883-1902):

 

 

 
Armoiries du Transvaal sur le wagon de Paul Kruger
 

En 1883, âgé de cinquante-sept ans, Paul Kruger est élu président de la République sud-africaine (Transvaal), poste auquel il est réélu quatre fois de suite.

 


En 1884, il parvient à négocier la complète indépendance du Transvaal (Convention de Londres). Lors de son voyage, il mène une tournée triomphale aux Pays-Bas, en Belgique en France et en Espagne. En Allemagne, il est reçu par le Kaiser et le chancelier Otto von Bismarck, lors d'un banquet impérial donné en son honneur.

 

 

Calviniste pratiquant, austère, fin politicien, Kruger devient le symbole du Boer résistant aux Britanniques.

 

 

À partir de 1886, la ruée vers l'or du Transvaal amène l'État transvaalien à construire des voies de chemins de fer, des rues dans les villes nouvelles et toutes sortes de commodités et de services jusqu'alors inexistants. L'exploitation et l'industrie minières stimulent le commerce et le secteur des transports faisant rapidement du Transvaal le nouveau centre économique de l'Afrique du Sud aux dépens de la colonie du Cap. L'afflux de travailleurs étrangers, les uitlanders, risque dorénavant de menacer le pouvoir politique des Boers mais Kruger refuse de leur accorder la citoyenneté en dépit des pressions britanniques.


En 1893, réélu de justesse face à Joubert, Paul Kruger doit faire face à une plus forte opposition qui lui reproche son inflexibilité et sa politique économique inadaptées aux nouveaux défis de la modernité.

 

 

Retranché dans ses convictions tirées littéralement des saintes-écritures, la liberté et la religion sont en fait les axiomes de sa politique. Il est alors considéré comme un homme providentiel par ses compatriotes du Transvaal mais comme un anachronisme par les Britanniques. Son opposition à toutes les demandes britanniques concernant les droits des uitlanders, débouche sur un sérieux antagonisme avec le Colonial Office et la colonie du Cap.

 

 

Le raid Jameson sur le Transvaal à la fin de l'année 1895, entrepris par des amis de Cecil Rhodes, premier ministre du Cap, marque l'amorce du déclenchement des hostilités entre Boers et Britanniques. Dans un premier temps, le calme et la détermination de Kruger dans sa gestion du raid Jameson lui permettent de sauver son pouvoir alors que son rival du Cap, Cecil Rhodes, est contraint de démissionner. Mais pour Kruger, le raid Jameson confirme que les Britanniques ne mènent qu'une seule politique basée sur la tromperie, l'intimidation, la pression et le banditisme.

 

 

En 1898, Paul Kruger est élu une quatrième fois à la présidence du pays contre le chef de la Cour de justice, John Gilbert Kotzé. Il se venge alors de son opposant en le faisant démettre de sa fonction judiciaire prenant une grande liberté avec la constitution et avec la séparation des pouvoirs. C'est alors qu'un jeune homme politique et avocat originaire du Cap, Jan Smuts, présenta le mémoire en défense de Kruger particulièrement bien argumenté, légitimant le renvoi de Kotzé de la Cour de justice.

 

 

Impressionné par les qualités et la rhétorique de Smuts, Kruger fait entrer le jeune avocat de vingt-huit ans dans son gouvernement.

 

 

 
 
 

05/09/2017

Centre d’Etudes et de Prospective sur la Science:

 

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  CEP COLLOQUE D’ORSAY 23 & 24 septembre 2017:

 

 

 

   La Clarté-Dieu, 95 rue de Paris, 91400 Orsay

 

 

 

 La civilisation au péril des religiosités « Car tous les peuples marchent chacun au nom de son Dieu » (Mi 4, 5)

 

 

PROGRAMME PRÉVISIONNEL :

 

Samedi 23 septembre :

 

 

Accueil des participants à partir de 9 h 00 9 h 30 Éthiques et civilisations Dominique Tassot

 

 

10 h 45 Ambroise ou l’harmonie des deux cités Anne Bernet

 

 

12 h 30 Repas :

 

 

14 h 00 Le transhumanisme décrypté P. Jean Boboc

 

 

 15 h 15 La pensée incriminée : Pourquoi ? Me JérômeTriomphe

 

 

 16 h 15 Pause 16 h 45 Le cerveau : décrypteur de la transcendance Dr François Plantey

 

 

 18 h 00 L'exorciste : observateur privilégié des religiosités Abbé Christophe Beaublat

 

 

 19 h 15 Dîner 20 h 15 Lecture publique de la dernière pièce d’Alain Didier : 1917 ou l’abdication.

 

 

 Dimanche 24 septembre :

 

9 h 30 L’islam est-il une religion ? Abbé Guy Pagès

 

 

10 h 45 La religion laïque et ses surprenants prolongements Benoît Neiss

 

 

 12 h 15 Repas 14 h 00

 

 

 L’urgence d’une théologie de la Création P. Olivier Nguyen

 

 

15 h 30 Messe de clôture solennisant les 20 ans du CEP :

 

 

 Durant les deux jours, accès à la librairie : livres, revues, enregistrements audio et vidéo…

 

 

 Pour assister à ce colloque, prière de remplir et renvoyer la fiche d’inscription, disponible aussi sur le site Internet du CEP :

 

 

 

 http://le-cep.org. Pour tout renseignement complémentaire, contactez le secrétariat, par mail : s.cep@wanadoo.fr ou tél : 03 86 31 94 36

 

 

 

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