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19/04/2024

Article dans « Le Luthérien » Janvier Février 1992 :

 

 

 

 

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   CENTRE D'ETUDES THEOLOGIQUES

              Châtenay-Malabry

 

 

 

 

Ceux qui connaissent l'histoire de notre Eglise savent que les premières générations de ses pasteurs ont été formées à l'étranger. Plus précisément, dans les séminaires du Synode du Missouri aux Etats-Unis. C'était le cas de mon père et de mon beau-père. Mais certains de ces étudiants, partis aux Etats-Unis pour y étudier la théologie, sont restés là-bas pour diverses raisons qui s'expliquent. Pour remédier à cela, mais aussi pour instruire, des hommes qui n'étaient pas en mesure de s'expatrier pendant de longues années, notre Eglise s'est vue encouragée à former elle-même les pasteurs dont elle avait besoin.

 

 

 

Grâce à un don généreux de notre Eglise sœur , le Synode du Missouri, le Centre d'Etudes Théologiques fut construit à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) et inauguré en 1955. J'ai eu le privilège d'être parmi les tout premiers étudiants à bénéficier des cours du Professeur Guillaume Wolff. Et cela, dès 1953, des années avant de passer mon baccalauréat. C'étaient des cours du soir donnés à Paris, à intervalles réguliers. Notre professeur, qui exerçait encore un ministère pastoral en Alsace, venait à intervalles réguliers pour des périodes de trois semaines.

 

 

 

J'avais pour compagnons d'études des hommes issus du clergé de l'Eglise Catholique, qui voulaient devenir pasteurs chez nous et suivaient pour cela un recyclage. D'autres étudiants se joignirent au petit groupe ; certains finirent par suivre une orientation différente.

 

 

 

Une fois passé le bac (en option A, après 6 années de latin et 4 de grec), je me rendis régulièrement à Châtenay-Malabry, dans les locaux flambant neufs du C.E.T. On nous encourageait fortement à nous inscrire parallèlement en faculté des lettres ou à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes des Sciences Religieuses. Cela garantissait une couverture sociale et permettait de solliciter une bourse et de décrocher un diplôme universitaire.

 

 

 

D'autres étudiants prirent le relais. En nombre restreint, il est vrai, mais assez nombreux pour remplacer l'ancienne génération de pasteurs et même fonder des postes missionnaires dans la région parisienne et ailleurs. A l'heure actuelle, tous les pasteurs en exercice de notre Eglise ont suivi leur formation, totale ou partielle, à Châtenay-Malabry, et tous gardent un souvenir ému et reconnaissant de cet homme humble, discret, mais cultivé et profondément enraciné dans la Bible que fut le fondateur du C.E.T.

 

 

Il partit en retraite et fut remplacé par le soussigné en 1974. Il est fort possible que les études aient changé de style, mais leur contenu est resté fondamentalement le même. Le souci de notre Eglise en effet a été de dispenser un enseignement marqué par la soumission inconditionnelle à l'Ecriture Sainte et la fidélité aux Confessions adoptées par l'Eglise luthérienne au lendemain de la Réforme.

 

 

 

Le soussigné est le seul professeur employé à plein-temps, mais, dans la mesure du possible, secondé par des membres du corps pastoral. C'est dire que la formation dispensée au Centre d'Etudes Théologiques se concentre sur l'essentiel : l'étude des langues anciennes (grec, hébreu, latin), la théologie systématique, l'herméneutique (science et techniques d'interprétation), l'exégèse (commentaire des textes bibliques), l'art de la prédication, la théologie pastorale, la symbolique (étude des Confessions Luthériennes et étude comparée de l'enseignement des Eglises) et, dans la mesure du possible, histoire de l'Eglise, histoire des dogmes et histoire des religions.

 

 

Tous les étudiants sont encouragés à compléter leur formation en faculté, en suivant des cours d'histoire de l'Eglise, de sociologie, de psychologie, de science des communications, etc. Certains d'entre eux ont eu le privilège de faire une ou deux années de théologie, ou un stage, à l'étranger, aux Etats-Unis, en Allemagne ou en Angleterre, une expérience qui leur a permis d'élargir leur horizon et qu'ils ont certainement vécue comme enrichissante.

 

 

 

Le C.E.T. a eu également la possibilité de former au ministère des hommes qui travaillent pour le Seigneur sur d'autres continents. L'un d'eux exerce son ministère en Afrique du Sud, dans deux paroisses d'expression allemande. Deux pasteurs zaïrois mettent au service de l'Eglise Luthérienne au Zaïre l'enseignement reçu à Châtenay-Malabry pendant quatre ans et l'expérience acquise au cours d'un vicariat dans nos paroisses. D'autres travaillent ou ont travaillé aux USA, au Canada ou en Allemagne.

 

 

 

A côté de l'enseignement proprement dit, le Centre d'Etudes Théologiques s'efforce modestement de pallier une grave carence dans la littérature théologique luthérienne en français, en publiant soit des «Cahiers du Centre d'Etudes», soit des cours ou plans de cours. L'informatique a passé par le C.E.T. et apporte des solutions à des problèmes techniques qui étaient jadis quasiment insurmontables.

 

 

Il est à peu près certain que le C.E.T. devra à l'avenir diversifier son enseignement et former des hommes à différents types de ministères dans l'Eglise. Cet enseignement devra être décentralisé et dispensé avec assez de souplesse pour pouvoir être suivi par des gens exerçant une activité professionnelle ou suivant une formation en faculté. L'Eglise a besoin d'ouvriers aux talents divers, dont la formation ne sera pas nécessairement la même parce que leurs responsabilités ne seront pas identiques.

 

 

 

Vaste programme dont nous devons nous efforcer de clarifier au maximum les éléments. Mais c'est certainement à ces prix-là qu'elle pourra continuer d'accomplir la mission qui est la sienne avec les moyens en hommes et en argent dont elle dispose. Le travail qui se fera à l'avenir au Centre d'Etudes ne sera sans doute pas tout à fait identique à ce qu'il a été dans le passé. Mais ce travail est là. La moisson est grande, et il faut des ouvriers. Aussi nous souhaitons longue vie au C.E.T. 

 

  

 

Professeur Wilbert Kreiss

 

 

PS : Je tiens à la disposition de ceux qui le souhaite l’article en PDF.

 

 

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16/04/2024

AVORTEMENT:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UN BLASPHÈME D’AUJOURD’HUI : PROPOSER D’ACCOUCHER DE SON ENFANT !

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

L’amour relié au foyer naturel, primitif, celui constitué d’un homme et d’une femme, est aujourd’hui devenu tabou et évoquer la possibilité de ne pas avorter devient un blasphème.

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Professeur certifié de Lettres Classiques
 
 

 

 

 

 

 

 

 

« Blasphémer » vient du verbe grec « blaptein », qui signifie « léser, nuire », et du substantif « phèmè » : « présage », « rumeur », « réputation » : il indique donc, à l’origine, « un présage de mauvais augure » et, très rapidement, « des paroles impies ». Le blasphème ne doit pas être confondu avec le tabou, sujet délicat qu’un groupe social n’aborde pas ou n’aborde qu’avec une extrême prudence car gênant et relevant d’une approche intime, personnelle, individuelle. Les révolutionnaires de 1789 se sont révoltés contre une Église qu’ils accusaient de rigidité et d’obscurantisme, bref, d’abus de blasphèmes et de tabous : il était donc convenu que le temps de la liberté de parole et de pensée était enfin arrivé…

 

 

 

 

 

 

Mais aujourd’hui, quel héritage nous a légué cette idéologie révolutionnaire qui visait à prendre le contre-pied de l’Église ou, au mieux, à l’adapter à une sorte de dogme simplement citoyen ? Nous avons, en fait, hérité d’un féminisme à outrance, avec son écriture inclusive chaotique, et d’une censure exercée jusque dans les événements les plus naturels de la vie : la conception d’un enfant.

 

 

 

 

 

 

Ainsi, l’amour relié au foyer naturel, primitif, celui constitué d’un homme et d’une femme, est aujourd’hui devenu tabou et évoquer la possibilité de ne pas avorter devient un blasphème. L’habit revêtu est celui de la loi (relève-t-il, pour autant, de la justice ?), mais il s’agit bien de blasphème : les associations, chrétiennes notamment, subissent une pression inacceptable et des agressions de plus en plus fortes car elles osent rappeler, voire révéler dans certains cas, ce qui jusqu’ici passait pour une évidence : l’avortement n’est pas obligatoire, voire peut être bouleversant pour la mère et le père, dont (avec le premier concerné : l’enfant) on ne parle presque jamais.

 

 

 

 

Cécile Edel, président de l’association Choisir la vie et vice-président de l’association La Marche pour la vie, en fait elle-même le constat. Dans un entretien donné au site Le Rouge & le Noir, publié le 13 janvier 2018, à la question « L’adoption, l’année dernière, de la loi sur le délit d’entrave à l’avortement a-t-elle eu des conséquences pour les associations pro-vie ? », voici ce qu’elle répond :

 

 

 

 

 

 

 

« Depuis le vote de cette loi, sur les réseaux sociaux ou dès qu’il y a débat sur l’avortement, nous assistons de la part de ceux qui sont pour l’IVG à une agressivité de plus en plus significative. Un climat malsain de délation et de dénonciation s’est instauré avec souvent des menaces de poursuites judiciaires juste parce que nous avons osé écrire ou dire que nous étions contre l’avortement ou même, tout simplement, qu’un embryon n’était pas qu’un amas de cellules ! C’est très grave ! Nombreux sont ceux qui utilisent aujourd’hui cette loi (alors qu’ils n’ont même pas lu les termes de celle-ci) pour faire taire ceux qui défendent la vie et entraver leur liberté d’expression. »

 

 

 

 

 

 

 

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Ainsi, proposer de garder un enfant devient une abominable entrave à la laïcité répressive du XXIe siècle qui cherche à promouvoir l’avortement : on se demande, alors, quel est l’intérêt de forcer l’intégration de centaines de milliers de « migrants », dont les familles sont souvent plus nombreuses que celles des populations autochtones des pays de cette Union européenne qui oblige à les accueillir de manière laxiste… Et si « l’accueil inconditionnel », ce n’était pas que pour les migrants, mais aussi pour ces petits ?

 

 

 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12/04/2024

CREATIONNISME :

 

 

 

 

 

 

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Pourquoi la Terre a 6 000 ans, comme l’atteste la Bible, par Laurent Glauzy

 

 

 

 

En 1993, à Hell Creek (Montana), le Dr Mary Schweitzer, paléontologue américaine, avait constaté la présence de tissus non décomposés sur le squelette d’un Tyrannosaurus Rex. Ce cas, parmi tant d’autres, démontre que les dinosaures n’ont pas disparu il y a 60-70 millions d’années. Cela est impossible, car la Terre n’a que quelque 6 000 ans.

 

 

Jusqu’à la révolution « française », préparée par les criminels maçons, les scientifiques défendaient une Terre de 6 000 ans. Cette périodicité a peu à peu augmenté en centaines de milliers d’années, puis en millions d’années pour atteindre l’évaluation fantasmagorique actuelle de 4,5 milliards d’années. La raison en est simple : le darwinisme implanté en Chine depuis les années 1890 pour préparer les esprits au communisme, a besoin de longues périodicités invérifiables pour dissimuler ses mensonges. Il est à rappeler que ce dogme débile a été exposé par Karl Marx dans une lettre du 18 décembre 1860 adressée à Friedrich Engels. Ce mensonge visant a faire croire que l’homme est le fruit du hasard, contraire aux plans divins, sera bien entendu financé par Rockefeller. Aujourd’hui le Dr Kent Hovind, qui a ridiculisé le chantre du darwinisme Dawkins, a été condamné à sept ans de prison, jusqu’en 2015, pour avoir défendu les théories du créationnisme. Officiellement, il a été accusé de blanchiment d’argent, alors qu’il n’avait que de minces revenus.

 

 

 Pour ma part, mes travaux sur le créationnisme ont été traduit en plusieurs langues, dont en roumain, en 2004, par le Dr Dan Ghita, sous le titre Geocentrism şi creationism : un altfel de révizionism ?

 

 

 Le Dr Harold S. Slusher, géophysicien, établit le calcul suivant : sachant que 14,3 milliards de tonnes de poussières interplanétaire se déposent chaque année sur la Lune, pour 4,5 milliards d’années, nous obtiendrions alors une épaisseur de trois cents à trois cent trente mètres. Or, l’épaisseur de la poussière sur l’astre est de trois à sept centimètres : la Lune aurait donc dix mille ans. Cette évaluation est d’autant plus pertinente que les scientifiques créationnistes et les évolutionnistes pensent de manière unanime que la Lune et la Terre présentent le même âge.

 

 Selon ce scientifique, l’observation du Soleil est également très révélatrice. Son diamètre diminue de 1,5 mètre par heure. À cette vitesse, il y a vingt millions d’années, sa surface aurait heurté celle de la Terre.

 

 

 Le Dr Melvin A. Cook, physicien-chimiste américain déjà nominé pour le prix Nobel, affirme grâce à l’étude du taux d’hélium contenu dans l’atmosphère, si la Terre avait 4,5 milliards d’années, son atmosphère serait saturée en hélium.

 

 

 Les anneaux de Neptune ont des régions épaisses et des régions minces. Cette inégalité signifie qu’ils ne peuvent pas avoir des milliards d’années, puisque les collisions des objets des anneaux finissent par rendre les anneaux très uniformes.

 

 

 Le méthane qui est sur Titan, plus grande lune de Saturne, devrait avoir entièrement disparu en seulement 10 000 ans à cause de la dégradation en éthane induite par les ultraviolets. Et, il n’y a pas non plus de quantités d’éthane.

 

 

 Les lunes de Jupiter « volcaniquement actives », comme Io, sont compatibles avec un âge jeune : la mission Galileo a enregistré quatre-vingts volcans actifs. Si Io avait été en éruption plus de 4,5 milliards d’années à même 10 % de son rythme actuel, ses éruptions auraient dépassé 40 fois sa masse totale.

 

 

 Le Dr Russel Humphreys, physicien, observe que la désintégration des comètes est trop rapide, l’eau et les sols marins manquent de vase et de sel, l’inclinaison des couches géologiques est trop forte pour que la Terre et l’univers aient plusieurs milliards d’années. Dans l’article Mercury’s magnetic field is young (Le champ magnétique de Mercure est jeune) de la parution Journal of Creation, il affirme que la présence d’un champ magnétique important autour de Mercure n’est pas compatible avec son âge jeune supposé de milliards d’années. Il ajoute qu’une planète si petite doit s’être suffisamment refroidie pour qu’un noyau liquide soit solidifié, empêchant le mécanisme de dynamo des évolutionnistes. Le Dr Russel Humphreys atteste au sujet de la décroissance du champ magnétique terrestre, que sa décroissance exponentielle est évidente à partir des mesures et est en accord avec la théorie de la décroissance libre depuis la Création. Ce phénomène suggère pour la Terre un âge bien inférieur à 20 000 ans.

 

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09/04/2024

Faits appuyant l’hypothèse d’une terre jeune:

 

 

 

 

 

 

par D. Russell Humphreys, Ph.D.

 

 

Voici une liste de phénomènes naturels contredisant la théorie évolutionniste selon laquelle la terre et l’univers ont quelques milliards d’années. Chacun d’eux implique un nombre maximum d’années qui est bien moindre que le temps d’évolution requis. S’ils veulent être pris au sérieux, les scénarios évolutionnistes devront expliquer ces grandes incohérences.

 

 

Bien qu’il existe un bien plus grand nombre d’évidences, j’ai choisi quelques faits brefs et simples à expliquer. Certains d’entre eux ne pourraient concorder avec l’idée d’un vieil univers qu’en proposant une série de suppositions improbables et non prouvées; d’autres ne peuvent s’insérer que dans la perspective d’un univers jeune.

 

 

Je référerai a des résultats s’exprimant en millions d’années, c’est-à-dire que je considérerai alors l’âge maximal possible et non l’âge actuel. Donc, ces  » limites élevées  » a) nient les milliards d’années d’évolution requises, et b) sont parfaitement cohérentes avec l’âge biblique de la Terre, c’est-à-dire entre 6 000 et 10 000 ans.

 

 

1. Les galaxies tournent trop rapidement sur elles-mêmes

 

 

Les étoiles de notre galaxie, la Voie Lactée, tournent autour du centre galactique à différentes vitesses, les plus centrales tournent plus rapidement que les plus périphériques. Les vitesses de rotation observées sont si grandes que si la galaxie était plus vieille que quelque cent millions d’années, elle aurait l’apparence d’un nuage d’étoiles informe plutôt que la forme de spirale qu’on lui connaît1.

 

 

Pourtant, notre galaxie est supposée être âgée d’au moins 10 milliards d’années. Les évolutionnistes appellent cette contradiction  » le dilemme de la rotation  » et essaient de la résoudre à l’aide d’une théorie complexe, celle des  » ondes de densité « 1. Cette théorie comporte des problèmes conceptuels et n’a pas été confirmée par l’observation. Ce dilemme ne se poserait pas si on acceptait que les galaxies ont été créées récemment.

 

 

2. Les comètes se désintègrent trop rapidement

 

 

Selon la théorie de l’évolution, les comètes sont supposées être aussi vieilles que le système solaire, c’est-à-dire environ 5 milliards d’années. Soulignons que chaque fois qu’une comète s’approche du soleil, elle perd une si grande quantité de sa matière qu’elle disparaîtrait au bout d’environ 100 000 ans. Beaucoup de comètes ont l’âge typique de 10 000 ans3. Les évolutionnistes expliquent cette incohérence en supposant que:

 

Les comètes proviennent d’un  » nuage d’Oort  » jamais observé, loin derrière l’orbite de Pluton, à l’abri de la destruction solaire.
Des interactions gravitationnelles improbables avec le passage irrégulier d’étoiles entraînent souvent les comètes de ce  » nuage  » dans le système solaire.
D’autres interactions improbables avec les planètes ralentissent l’arrivée des comètes.
Considérant ces faits, le système solaire devrait remplacer par de nouvelles comètes toutes celles qui se désintègrent. Tout ceci doit se produire assez souvent pour rendre compte des centaines de comètes observées4.

Jusqu’à maintenant, aucune de ces suppositions n’a été démontrée ni par observation, ni par des calculs réalistes.

 

3. Les continents terrestres s’érodent trop rapidement

 

 

Chaque année l’eau et le vent provoquent l’érosion d’environ 25 milliards de tonnes de poussière et de roche des continents et les déposent au fond de l’océan5. À ce rythme, il suffirait de 15 millions d’années pour éroder toute la terre située au-dessus du niveau de la mer. Ainsi la plupart de la surface terrestre aurait été ensevelie sous les mers depuis quelque 100 millions d’années. Les théories concernant l’élévation des continents à mesure qu’ils deviennent plus légers (puisque érodés) sont inadéquates pour expliquer toutes ces divergences.

 

 

4. Trop peu de sédiments dans le lit marin

 

 

Les plus récentes théories géologiques (celles des plaques tectoniques) soutiennent que le sol océanique est âgé de 200 millions d’années. Au rythme actuel de sédimentation des continents, le lit marin devrait être recouvert de plusieurs kilomètres de sédiments. Présentement, ce sol présente en moyenne environ 250 mètres (800 pieds) de sédiments6.

 

Ceci implique que le sol marin n’existe que depuis 15 millions d’années tout au plus. Certains évolutionnistes argumenteraient que les théories de subduction (de larges régions du sol océanique se seraient ensevelies dans la terre) pourraient résoudre ce problème. Cependant, en considérant les 200 millions d’années mentionnées plus haut, on obtient un rythme de subduction si lent qu’il n’aurait pu disposer de plus de 10% des sédiments nouvellement formés, ceci est beaucoup trop peu pour compenser ces différences. De plus, il existe de grandes surfaces de sol marin (p. ex. la mer Tasman, près de l’Australie) qui ne peuvent faire partie de ces  » zones de subduction « . Pour ces raisons, I’argumentation selon laquelle le lit marin serait jeune semble valable.

 

 

5. L’océan accumule le sodium trop rapidement

 

 

Tous les ans, les rivières7 et les autres cours d’eau8 jettent plus de 450 millions de tonnes de sodium dans l’océan. Seulement 27% de cette quantité de sodium peut ressortir de la mer chaque année8,9 À ce qu’on sache, le reste s’accumule simplement dans l’océan.

 

 

S’il n’y avait aucune trace de sodium au départ, il aurait suffi de moins de 42 millions d’années pour accumuler la quantité actuelle de sodium, aux taux actuels d’absorption et d’émission8C’est beaucoup moins que l’âge de l’océan avancé par la théorie évolutionniste (soit 3 milliards d’années).

 

 

La réplique habituelle est que par le passé les quantités de sodium introduites dans l’océan étaient moindres qu’à l’heure actuelle et que les quantités évacuées etaient plus importantes. Toutefois, les calculs les plus généreux permettent aux scénarios évolutionnistes d’atteindre, tout au plus, un âge maximal de 62 millions d’années9. Des calculs10 concernant plusieurs autres éléments chimiques présents dans l’eau de mer donnent aux océans un âge beaucoup moins avancé.

 

 

6. Le champ magnétique terrestre décroît trop rapidement.

 

 

L’énergie emmagasinée dans le champ magnétique terrestre a diminué constamment d’un facteur de 2,7 depuis plus de 1000 ans11. Les théories évolutionnistes expliquant cette diminution rapide, ainsi que la façon dont la Terre aurait maintenu son champ magnétique pendant des milliards d’années », sont très complexes et inadéquates.

 

 

Une bien meilleure théorie créationniste existe. Elle est simple, basée sur la physique du son et elle explique plusieurs caractéristiques du champ : sa création, un renversement rapide durant le déluge de la Genèse, des fluctuations d’intensité jusqu’au temps de la venue de Christ et un rythme de décroissance constant depuis ce temps jusqu’a maintenant.

 

 

Cette théorie s’accorde avec les données paléomagnétiques historiques et actuelles13. Le résultat principal est que l’énergie du champ (et non l’intensité locale) a toujours diminué au moins aussi rapidement que maintenant. À ce rythme le champ ne peut être âgé de plus de 10 000 ans14.

 

 

7. Sur plusieurs couches, les fossiles s’étalent sur trop de strates

 

 

Les fossiles  » poly strates « , qui pénètrent plusieurs strates géologiques, sont décrits dans la documentation géologique approuvée. Par exemple, aux Joggins en Nouvelle-Écosse, plusieurs fossiles d’arbres encore debout sont éparpillés dans 760 mètres (2500 pieds) d’horizons géologiques15. Ces arbres ont été enfouis sous terre avant même de pourrir. Ceci implique qu’ils ont été engloutis tout entiers en quelques années, tout au plus16. Mais voilà que la théorie évolutionniste soutient que les strates superficielles se sont déposées sur les strates internes après des millions d’années.

 

 

8. Trop d’hélium dans les roches chaudes

 

 

Une étude publiée dans Geophysical Research Letters démontre que l’hélium produit par la désintégration radioactive dans les roches chaudes et profondes n’a pas eu le temps de s’échapper. Bien que ces roches soient supposées être âgées de milliards d’années, l’hélium qu’elles contiennent suggère un âge inférieur à des millions d’années24.

 

 

9. L’agriculture est trop récente

 

 

Le portrait évolutionniste habituel présente l’homme comme ayant chassé et cueilli sa subsistance pendant 100 000 ans durant l’âge de pierre avant de découvrir l’agriculture, il y a moins de 10 000 ans25. Les preuves archéologiques démontrent que l’homme de pierre etait aussi intelligent que nous. II semblerait que l’homme vécut sans agriculture pendant moins de quelques centaines d’années, et il est même raisonnable de croire que l’homme ait depuis toujours connu l’agriculture26.

 

 

Bibliographie

 

 

1. Scheffer, H. and H. Elsasser, Physics of the Galaxy and an Iterstellar Matter, Springer-Verlag, Berlin, 1987, pp. 352,353, 401-413.

2. Slusher, H.S., The Age of the Cosmos, Technical Monograph No. 9, Institute for Creation Research, El Cajon, CA. 1980, pp. 15,16.

3. Steidl, P.F.,  » Planets, comets, and asteroids « , in Design and Origins in Astronomy, G. Mulfinger, ed., Creation Research Society Books, Norcross, GA, 1983, pp. 73-106.

4. Whipple, F.L.,  » Background of modern comet theory « , Nature, Vol. 263, Sept. 2,1976, p. 15.

5. Gordeyev, V.V. et al.,  » The average chemical composition of suspensions in the world’s rivers and the supply of sediments to the ocean by streams « , Dockl. Akad. Nauk. SSSR, Vol. 238, 1980, p. 150

6. Austin, S.A., priv. communication, Institute for Creation Research, El Cajon, CA, July 7, 1988.

7. Maybeck, M.,  » Concentrations des eaux fluviales en éléments majeurs et apports en solution aux océans « , Rev. de Geol. Dyn. Geogr. Phys., Vol. 21, 1979, p. 215.

8. Austin, S.A. and D. R. Humphreys,  » The sea’s missing salt: a dilemma for evolutionists « , Proceedings of the Second Intemational Conference on Creationism, Vol. 2, Creation Science Fellowship, Pittsburg, PA, 1991, in press.

9. Sayles, F.L. and P.C. Mangelsdorf,  » Cation-exchange characteristics of Amazon River suspended sediment and its reaction in seawater « , Geochimica et Cosmochimica Acta. Vol. 41., 1979, p. 767.

10. Austin, S.A.,  » Evolution : the oceans say no! « , ICR Impact, No. 8, Institute for Creation Research, El Cajon, CA, October 1973.

11. Merill, R.T. and M.W. McElhinney, The Earth’s Magnetic Field, Academic Press, London, 1983, pp. 101-106.

12. Humphreys. D.R.,  » Reversals of the earth’s magnetic field during the Genesis flood « , Proceedings of the First International Conference on Creationism, Vol. 2, Creation Science Fellowship, Pittsburg, PA, 1987, pp. 113-126.

13. Coe, R.S. and M . Prévot,  » Evidence suggesting extremely rapid field variation during a geomagnetic reversal, Earth and Planetary Science Letters, Vol 92, April 1989, pp. 292-298.

14. Humphreys, D.R.,  » Physical mechanisms for reversals of the earth’s magnetic field during the flood « , Proceedings of the Second Intemational Conference on Creationism, Vol. 2, Creation Science Fellowship, Pittsburg, PA, 1991.

15. Dunbar, C.O., Historical Geology, 2nd ed., Wiley, New York, 1960, p. 227.

16. Rupke, N .A.,  » Prolegomena to a study of cataclysmal sedimentation », in Why not Creation?, W.E. Lammers, ed., Creation Research Society, Norcross, GA, 1970. pp. 152-158.

20. Gentry, R.V. et al  » Radiohalos in coalified wood : new evidence relating to time of uranium introduction and coalification « , Science, Vol. 194, October 15, 1976, pp. 315-318.

21. Gentry, R.V.,  » Radiohalos in a radiochronological and cosmological perspective « , ScienceVol. 184, April 5, 1974, pp. 62-66.

22. Gentry, R.V., Creation’s Tiny Mystery, Earth Science Associates, Knoxville, TN, 1986, pp. 23-37, 51-59, 61,62.

24. Gentry, R.V et al,  » Differential helium retention in zircons : implications for nuclear waste management « , Geophys. Res. Lett., Vol. 9, October 1982, pp. 1129-1130.

25. Deevey, E.S.,  » The human population « , Scientific American, Vol. 203, September1960, pp. 194-204.

26. Dritt, J.O.,  » Man’s earliest beginnings : discrepancies in the evolutionary timetable « , Proceeding’s of the Second International Conference on Creationism, Vol. 1, Creation Science Fellowship, Pittsburgh, PA, 1991, pp. 73-78.

 

 

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05/04/2024

Le père fondateur de la philosophie anti-lumières, un ami de Kant:

 

 

 

Johann Georg Hamann

 

 

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Données clés:

 

Naissance 1730Königsberg
Décès 1798Münster
A influencé

HerderFriedrich Heinrich JacobiGoetheHegelSchellingKierkegaard

Johann Georg Hamann (27 août 1730 à Königsberg21 juin 1788 à Münster) était un philosophe et écrivain allemand.

 

Son attrait pour l’irrationnel et le langage mystique ou prophétique lui a valu le surnom de « Mage du Nord » (der Magus aus Norden), nom qu’il prenait volontiers lui-même.

 

Biographie

 

Hamann commence des études de théologie en 1746 à l’université de Königsberg, avant de se tourner vers les études de droit. Ses principaux centres d’intérêt restent néanmoins les langues, la littérature, la philosophie ainsi que les sciences naturelles. Il quitte l’université en 1752 sans avoir obtenu son diplôme. Il s’installe en 1757 à Londres où il demeure jusqu’au début de l’été 1758. Il connaît alors une crise profonde, lors de laquelle il étudie intensément la Bible et qui le conduit à une « expérience de l’éveil ».

 

Hamann fonde le projet d’épouser Katharina Berens, fille du négociant Christoph Berens, mais il ne put y parvenir. Il revient à Königsberg au début de l’an 1759 en raison d’une grave maladie de son père. En dépit de son excellente connaissance des langues, il ne peut enseigner en raison d’un défaut de prononciation, et il doit donc se contenter de professions accessoires tout en exerçant par ailleurs une importante activité d’écriture. Il se lie d’amitié en 1762 avec Johann Gottfried Herder, sur lequel il exerce une grande influence.

 

Hamann obtient, en 1767 et par l’intermédiaire de Kant, un poste de traducteur auprès de l’administration prussienne des douanes. Il contracte alors un « mariage de conscience » (qui n'a jamais été officialisé) avec Anna Regina Schumacher, dont il a quatre enfants. Son activité professionnelle lui laisse un temps considérable pour l’étude et l’écriture. À partir de 1787, il voyage à Düsseldorf pour y rencontrer Friedrich Heinrich Jacobi, ainsi qu’à Münster où il meurt le 21 juin 1788.

 

Idées principales et influence

 

Hamann est considéré comme le prophète du mouvement du Sturm und DrangAnti-lumières, en opposition aux philosophes des Lumièrescontemporains (et notamment à son ami Emmanuel Kant), il s'inscrit dans la tradition de Giordano BrunoLeibnizSpinoza et du néoplatonisme. Il développe ainsi un intérêt pour les thèmes de la Création ou de l’Incarnation divine, ainsi que pour l’unité de la raison et de la sensibilité, de l’universel et du particulier, du concept et de la perception. Il exerce une influence importante sur la pensée de Herder et de Jacobi, mais également de GoetheHegelSchelling et surtout de Kierkegaard. Au XXe siècle on peut encore trouver une influence de Hamann chez Ernst Jünger qui l'évoque, d'abord en exergue du Cœur aventureux (1929), puis assez souvent dans ses journaux de l'âge mûr.

 

Convaincu du fait que nos mouvements psychiques s’accomplissent dans quelque chose d’obscur voire d’inconscient, il se crée pour lui-même un nouveau langage, difficilement compréhensible. Il présente la célèbre devise de Socrate « Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien » comme un aveu d’irrationalisme, et il exige de même du penseur et du poète une telle « chaleur de la volonté ». Ses écrits, qui sont généralement brefs, sont ponctués de nombreuses citations et allusions, et sont rédigés dans un style énigmatique qui présente un contraste avec le style simple et limpide de sa correspondance. On a voulu en conclure que l’ambition de Hamann, dans ses écrits, était de « contraindre » son lecteur à un travail actif d’élaboration de la pensée. Auteur et lecteur sont chez lui complémentaires, forment deux moitiés d’un même tout, qui doivent s’adapter l’une à l’autre pour pouvoir rejoindre un but commun.

 

Cette approche peut à son tour être réinscrite dans son concept central de coincidentia oppositorum (union des contraires), union qu’il cherchait à mettre en évidence, au sein de la vie humaine tout autant que dans les mystères christiques, avec le cas de l’union énigmatique du corps et de l’esprit, de la sensibilité et de la raison, du destin et de la responsabilité. Une telle fascination pour la contradiction l'a conduit à adopter une forte attirance pour l’ironie, dont ses écrits sont constamment empreints et qui a notamment joué un rôle dans l’influence qu’il a exercée sur Kierkegaard.

 

Les ouvrages les plus importants de Hamann sont Sokratische Denkwürdigkeiten (1759), Golgatha und Scheblimini (1784) ainsi que sa Metakritik über den Purismus der reinen Vernunft (1784).

 

Œuvres

 

  • Gedanken über meinen Lebenslauf, 1758/59
  • Sokratische Denkwürdigkeiten, 1759
  • Kreuzzüge des Philologen, 1762
  • Golgatha und Scheblimini, 1784
  • Aesthetica In Nuce : Métacritique du purisme de la raison pure et autres textes, Paris, Vrin, 2002.

Références

 

  • (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Johann Georg Hamann » (voir la liste des auteurs)
  • (de) Georg Baudler, Im Worte sehen. Das Sprachdenken Johann Georg Hamanns, Bonn, 1970
  • (de) Oswald Bayer, Zeitgenosse im Widerspruch. Johann Georg Hamann als radikaler Aufklärer, Munich, 1988
  • (de) Karl Carvacchi, Biographische Erinnerungen an Johann Georg Hamann, den Magus in Norden, Regensberg, Münster, 1855
  • (de) Gerhard Nebel, Hamann, Stuttgart, 1973
  • Pierre KlossowskiLes Méditations bibliques de Hamann, avec une étude de Hegel, Éditions de Minuit, 1948.

 

 

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