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21/08/2018

ÉGLISES OUTRAGÉES, ÉGLISES BRISÉES, ÉGLISES MARTYRISÉES !

 

 

 

 

NOS ÉGLISES SOUS L’OCCUPATION PROGRESSISTE

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
Professeur de Lettres
 
 
 
 

Il est un fait que nos églises se vident. Dans bien des paroisses, au fil des ans, les têtes des fidèles deviennent plus chenues, les dos plus voûtés, les démarches moins assurées, les places vacantes plus nombreuses. Les prêtres eux aussi s’essoufflent, et les vocations. Alors, chaque année, des églises sont désacralisées, voire désaffectées, quand on ne les rase pas purement et simplement.

 

 

 

À voir la destinée de certains de ces anciens lieux de culte, on se prend à penser que, tout compte fait, leur destruction eût peut-être été préférable. Témoins, ces trois exemples tout récents :

 

 

 

À Agen, la chapelle du Martrou devrait abriter, à partir du 17 mai 2018, une exposition intitulée « La Transidentité », dans le cadre du « Festival des fiertés » organisé par l’association LGBT locale.

 

 

 

Il y a quelques jours, 20 Minutes admirait la transformation « insolite », par l’« artiste » new-yorkais Asad Raza, du sol de San Paolo Converso, à Milan, « en un court de tennis où tout le monde peut jouer ».

 

 

 

Enfin, Aleteia consacre un article à « une œuvre discutable dans une église qui doit prochainement être désacralisée », l’église de Kuttekoven, à Looz, en Belgique. Intitulée Holy Cow, cette sculpture grandeur nature, placée devant l’autel, représente une vache crucifiée. À ses pieds, un immense réservoir contenant 5.000 litres de lait.

 

 

 

L’église milanaise et la chapelle du Martrou ont été désacralisées, mais apparemment pas désaffectées : elles sont donc toujours sous la responsabilité d’une institution religieuse. C’est d’ailleurs à la paroisse Sainte-Foy, souligne Le Salon beige, qu’il faut s’adresser pour obtenir de plus amples renseignements sur l’événement. Quant à l’église belge, on n’a même pas attendu que le cadavre soit froid pour s’emparer de l’héritage et faire la nique au défunt, puisqu’elle n’est même pas encore désacralisée.

 

 

 


Comment l’Église peut-elle donc se compromettre à ce point ?

 

 

 

 

Le site Internet de la paroisse agenaise présente la chapelle du Martrou comme un « lieu culturel [qui] permet [de] contribuer à la vie culturelle locale en y apportant un caractère particulier dû à son histoire et sa sacralité ». Une sacralité exceptionnelle, en effet, la chapelle du Martrou devant son nom à sa crypte où, dès le Vesiècle, des chrétiens auraient enseveli les corps retrouvés de martyrs agenais du siècle précédent, notamment sainte Foy et saint Caprais. La paroisse devait-elle autoriser en un tel lieu cette exposition LGBT, organisée par une association dont le nom, Ecce Homo, n’est pas loin d’être blasphématoire ?

 

 

 

Que penser de la molle réaction du diocèse belge de Hasselt, qui se contente de se déclarer « surpris par l’exposition » de cette œuvre en expliquant : « Nous pouvons certainement apprécier l’humour. Mais une vache sur une croix cela va un peu trop loin » ? A-t-il cru à la justification inepte de l’« artiste » qui prétend dénoncer le « gaspillage dans notre société » en gâchant 5.000 litres de lait ?

 

 

 

Et, si 20 Minutes voit d’abord dans ce court improvisé une « œuvre d’art interactive […] qui encourage les visiteurs à jouer au tennis », il dévoile quand même « le but de Raza » : « remplir l’espace d’une nouvelle pratique sociale, non de recevoir des messages d’en haut, mais de s’engager dans un échange et un jeu d’égal à égal ». Autrement dit, évacuer de cette église toute transcendance.

 

 

 

L’Église, par ses renoncements, voire ses trahisons, continue, hélas, trop souvent à faire le jeu de ce Grand Remplacement multiforme qui nous tue.

 

 

 

 
 
 
 
 

09:34 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

17/08/2018

Voici le dernier message de Billy Graham:

 

 

 

 sur les réseaux sociaux 

juste avant sa mort:

 

 

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Celui qui aura été élu 61 fois « personnalité préférée des Américains » selon Gallup est décédé en ce 21 février, à l’âge de 99 ans. De son premier sermon à Pâques en 1937, à son Dernier message à l’Amérique et au monde, en 2013, le pasteur baptiste Billy Graham aura prêché l’évangile à plus de 215 millions de personnes.

 

 

Quelques instant avant sa mort, saluée par le Président américain Donald Trumpet son Vice Président, Mike Pence, lui-même évangélique, il a publié un dernierpost sur son compte Facebook. Voici le contenu du message de celui qui aura annoncé l’évangile jusqu’à son dernier souffle :

 

« Si vous partiez vous promener dans les bois, et que vous fassiez le choix de quitter le sentier pour vous trouver soudainement prisonnier dans un buisson d’épines et d’orties, de qui serait-ce la faute ? De celui qui a bâti le sentier ? Non, bien sûr. Si vous étiez honnête, vous ne vous en prendriez qu’à vous-même, parce que c’est vous seul qui avez fait le choix de vous éloigner du sentier.

 

 

D’une manière bien plus profonde encore, c’est ce qui se produit lorsque nous décidons de laisser Dieu en dehors de nos vies. Au début, nous pouvons avoir l’impression que nous éloigner de Dieu ne fait aucune différence; on pourrait même penser que la vie est plus facile et la liberté plus grande. Mais à la fin, nous nous retrouvons piégé, exactement comme celui qui s’est éloigné du chemin et s’est retrouvé prisonnier du buisson d’épines. »

 

 

 

 

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10/08/2018

John Bunyan (1628-1688):

 

 

 

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LE RÊVEUR IMMORTEL

par Orlando Boyer

 

 

 

" Dans mon voyage à travers le désert de ce monde, j'arrivai dans un lieu où il y avait une caverne. Je m'y couchai pour prendre un peu de repos, et m'étant endormi, je fis un rêve: je voyais un homme vêtu d'habits sales et déchirés. Il était debout et tournait le dos à sa maison. Dans sa main, il tenait un livre, et ses épaules étaient chargées d'un pesant fardeau. "

 

 

Il y a trois siècles, John Bunyan commençait ainsi son livre, Le voyage du pèlerin. Ceux qui connaissent ses œuvres littéraires peuvent confirmer qu'il est bien " le rêveur immortel qui, même mort, parle encore ". Cependant, bien que des milliers de croyants connaissent Le voyage du Pèlerin, bien peu nombreux sont ceux qui connaissent l'histoire de la' vie dédiée à la .prière de ce courageux prédicateur.

 

 

Bunyan, dans son autobiographie intitulée Grâce abondante pour le premier des Pécheurs, nous apprend que ses parents, bien que très pauvres, réussirent à lui faire apprendre à lire et à écrire. Lui-même se nommait " le premier des pécheurs"; d'autres affirment qu'il eut " beaucoup de chance " bien que non encore croyant. Il épousa une jeune fille dont toute la famille était profondément croyante. Bunyan était rétameur, et comme tous ceux de son métier, très pauvre. De son côté, elle possédait pour tout bien deux livres: Le chemin qui mène au ciel et La pratique de la piété, œuvres que son père lui avait laissées en mourant. Bien que Bunyan ait trouvé dans ces deux livres " quelques points qui l'avaient intéressé ", ce fut lors des cultes qu'il éprouva la conviction d'être sur le chemin de l'enfer.

 

 

Dans les passages suivants tirés de Grâce abondante pour le premier des pécheurs, on découvre comment il lutta par la prière pendant la période de sa conversion:

 

 

"J'eus entre les mains une œuvre des Ranters, livre très apprécié de quelques théologiens. Incapable de juger par moi-même du mérite de ces doctrines, je m'appliquai à prier ainsi: "Ô Seigneur, je ne sais pas faire la différence entre l'erreur et la vérité. Seigneur, ne me laisse pas seul accepter ou refuser cette doctrine en aveugle; si elle vient de Dieu, fais que je ne la repousse pas; si elle est l'œuvre du diable, ne me laisse pas l'accepter;" Dieu soit loué de ce qu'Il m'ait incité à me méfier de ma propre sagesse et de ce qu'Il m'ait gardé des erreurs des Ranters. La Bible me fut très précieuse alors.

 

 

"Pendant tout ce temps où je me sentais condamné aux peines éternelles, je m'étonnais de voir les hommes s'efforcer d'obtenir des biens terrestres, comme s'ils espéraient vivre ici éternellement [...] Si j'avais eu la certitude du salut de mon âme, je me serais senti immensément riche, même si je n'avais eu que des haricots à manger.

 

 

" Je cherchai le Seigneur, priant et pleurant, et du fond de mon âme, je criai: ÔSeigneur, montre-moi, je t'en prie, que tu m'aimes d'un amour éternel. Alors, j'entendis mes paroles me revenir comme un écho: Je t'aime d'un amour éternel. Je me couchai et dormis en paix et, au réveil le lendemain, la même paix inondait mon âme. Le Seigneur m'assura: Je t'aimais quand tu vivais dans le péché; je t'aimais avant, je t'aime maintenant et je t'aimerai toujours.

 

" Un matin, alors que je priais en tremblant, convaincu que je n'obtiendrais pas une Parole de Dieu pour me consoler, il me dit: Ma grâce te suffit.

 

" Mon esprit s'illumina d'une grande clarté, comme si le Seigneur Jésus me regardait du haut du ciel à travers le toit de la maison et qu'il m'avait m'adressé ces paroles. Je rentrai chez moi en pleurant, transporté de joie et empli d'humilité au plus profond de moi.

 

 

" Cependant, un jour, alors que je marchais dans la campagne, la conscience inquiète, soudain ces paroles s'emparèrent de mon âme: Ta justice est dans les cieux. Avec les yeux de l'âme, je crus voir Jésus-Christ assis à la droite de Dieu, et qui se tenait là comme ma justice [...] En outre je vis que ce n'était pas la bonté de mon cœur qui pouvait l'améliorer ou au contraire y porter .préjudice; car ma justice c'est le Christ lui-même, le même hier, aujourd'hui et toujours. Alors les chaînes tombèrent de mes chevilles: je me trouvais libéré de mes angoisses et les tentations qui m'assaillaient perdirent de leur force; je ne craignais plus la sévérité de Dieu et je rentrai chez moi en me réjouissant par la grâce et l'amour de Dieu. Je n'ai pas trouvé dans la Bible la phrase: Ta justice est dans les cieux, mais il y a : Il a été fait pour nous sagesse et aussi justice, sanctification et rédemption (1 Corinthiens 1:30) et je vis que l'autre phrase était vraie.

 

 

" Alors que je méditais ainsi, la phrase suivante des Ecritures pénétra mon esprit avec force: Il nous a sauvés, non pas pour les œuvres de justice que nous avons accomplies, mais par sa miséricorde. Je fus ainsi élevé vers les cieux et je me retrouvai au sein de la grâce et de la miséricorde. Avant, je craignais la mort, mais maintenant, je proclamai: Je désire mourir. La mort devenait pour moi chose désirable. On ne vivait pas vraiment avant de passer dans l'autre vie. Oh, pensais-je, cette vie est à peine un songe en comparaison de l'autre! C'est en cette occasion que l'expression " héritiers de Dieu " se révéla si pleine de signification pour moi que je ne peux l'expliquer en termes terrestres. Héritiers de Dieu! Dieu lui-même est la part des saints. C'est ce que je vis et qui me remplit d'admiration; cependant, je ne peux raconter tout ce que je vis... Christ était un Christ précieux en mon âme, il était ma joie; la paix et le triomphe en Christ étaient si grands que j'eus les plus grandes difficultés à rester couché". .

 

 

Bunyan, dans sa lutte pour se libérer de l'esclavage du péché, ne fermait pas son âme aux êtres désorientés qui ignoraient les horreurs de l'enfer. A ce sujet, il écrivit:

 

 

" Par les Ecritures, je compris que l'Esprit Saint ne veut pas que les hommes enterrent leurs talents et leurs dons, mais au contraire qu'ils les développent [...] Je rends grâce à Dieu de m'avoir donné la capacité d'aimer, d'avoir pitié de l'âme de mon prochain et de m'avoir incité à m'efforcer de prononcer les paroles que Dieu pourrait utiliser afin d'atteindre les consciences et de les réveiller. En ceci le Seigneur a répondu au désir de son serviteur et les gens commencèrent à se montrer émus et angoissés, quand ils comprirent l'horreur de leurs péchés et la nécessité d'accepter Jésus-Christ.

 

 

" Du plus profond de mon cœur, j'ai crié vers Dieu sans répit pour qu'il rende efficace la Parole pour le salut des âmes [...] En fait, j'ai répété au Seigneur que si le sacrifice de ma vie devant tous pouvait servir à les réveiller et à les confirmer dans la vérité, j'accepterais avec joie.

 

 

" Dans l'exercice de mon ministère, mon principal désir était d'aller dans les lieux les plus obscurs du pays [...] Lorsque je prêchais, je ressentais les douleurs mêmes de l'enfantement pour que naissent des enfants à Dieu. S'il n'y avait pas de fruit, je n'accordais aucune importance aux éloges que pouvaient me valoir mes efforts; s'il y avait des fruits, je n'accordais aucune importance à l'opposition rencontrée ",

 

 

Les obstacles que dut affronter Bunyan furent nombreux et variés. Satan, lorsqu'il se vit sérieusement menacé par l'œuvre de ce serviteur de Dieu, commença à dresser des barrières de toutes sortes. Bunyan luttait fidèlement contre la tentation de s'enorgueillir du succès de son ministère, afin de ne pas tomber dans la condamnation du diable. Lorsqu'une fois, un auditeur lui dit qu'il avait prêché un bon sermon, Bunyan lui répondit :" Il n'est pas nécessaire de me le dire, le diable me l'a déjà murmuré à l'oreille avant même que je descende de chaire ".

 

 

Puis l'ennemi des âmes incita les impies à calomnier Bunyan et faire courir des bruits contre lui dans tout le pays afin de le pousser à renoncer à son ministère. On le traita de sorcier, de jésuite, de contrebandier, on affirma qu'il vivait avec une maîtresse, qu'il avait deux épouses et que ses enfants étaient illégitimes.

 

 

Lorsque tous ces stratagèmes du malin pour détourner Bunyan de son ministère glorieux eurent échoué, ses ennemis l'accusèrent de ne pas observer les règles du culte de l'Eglise officielle. Les autorités civiles le condamnèrent à la prison à perpétuité et se refusèrent formellement à révoquer la sentence, malgré tous les efforts des amis de Bunyan et les prières de sa femme; il devait rester prisonnier jusqu'au jour où il prêterait serment de ne plus jamais prêcher.

 

 

Au sujet de son emprisonnement, il nous raconte:

 

 

" Je n'avais jamais autant ressenti la présence de Dieu. à mes côtés à tout instant avant d'être emprisonné […] me fortifiant si tendrement avec telle ou telle parole des Ecritures, à tel point que j'en vins à désirer, si cela était permis, des tribulations plus grandes encore pour recevoir une plus grande consolation.

 

 

" Avant mon incarcération, j'ai prévu ce qui devait m'arriver et deux choses brûlaient dans mon cœur sur la façon dont je pourrais faire face à la mort, si j'en arrivais là. Je fus poussé à prier, à demander à Dieu de me fortifier "à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients. Rendez grâces au Père." Pendant toute l'année qui précéda mon arrestation, je ne priais presque jamais sans que ce verset des Ecritures ne me revienne à l'esprit et sans que je ne comprenne que pour souffrir avec patience et surtout avec joie, il fallait une grande force d'âme.

 

 

" La seconde considération fut dans le passage suivant: Et nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite les morts. Grâce à ce verset je compris que si j'en arrivais à souffrir comme je le devais, premièrement je devais condamner à mort tout ce qui appartenait à notre vie, considérant ma femme, mes enfants, ma santé, les plaisirs, tout, enfin, comme morts pour moi et moi pour eux.

 

 

"Je résolus, comme dit Paul, de ne pas regarder les choses qui se voient, mais celles qui ne se voient pas; parce que les choses qui se voient sont temporelles alors que celles qui ne se voient pas sont éternelles. Et. je compris que si je m'étais préparé seulement à la prison, je pourrais à l'improviste être appelé aussi à être fouetté ou attaché au pilori. De même si je m'attendais seulement à ces châtiments, je ne supporterais pas celui de l'exil. La meilleure façon de supporter les souffrances était d'avoir confiance en Dieu, pour ce qui était du monde à venir, et pour celui-ci, il fallait considérer le tombeau comme ma demeure, dresser ma couche dans les ténèbres et dire à la décomposition: c'est toi mon père et à la vermine: Ma mère et ma sœur (Job 17:13-14).

 

 

" Cependant, en dépit de ce réconfort, j'étais un homme en proie à la faiblesse. La séparation d'avec ma femme et nos enfants, je la ressentais parfois en prison comme si ma chair était arrachée de mes os, ceci non seulement parce que je pensais aux épreuves et aux malheurs que subissaient ces êtres qui m'étaient chers, particulièrement ma fille aveugle. Pauvre fille, comme ton existence en ce monde est triste! Tu seras maltraitée; tu demanderas l'aumône, tu souffriras de la faim, du froid, du dénuement et autres malheurs! Oh, les souffrances de ma petite aveugle me déchiraient le cœur en lambeaux!

 

 

"Je méditais également beaucoup sur l'horreur de l'enfer pour ceux qui craignaient la croix au point de se refuser à rendre gloire à Christ et de nier ses paroles et sa loi devant les fils des hommes. Mais je pensais encore plus à la gloire que le Christ prépare pour ceux qui avec amour, foi et patience rendent témoignage pour lui. Le souvenir de ces choses contribuait à diminuer la tristesse que je ressentais lorsque je pensais aux êtres chers qui souffraient à cause de mon témoignage pour Christ. "

 

 

Mais toutes les horreurs de la prison ne suffirent pas à ébranler le courage de John Bunyan. Lorsqu'on lui offrit la liberté en échange de l'engagement de ne plus jamais prêcher, il répondit: "Si je sortais aujourd'hui de prison, demain je prêcherais de nouveau l'Evangile avec le secours de Dieu ".

 

 

A ceux qui pensent qu'en fin de compte, John Bunyan n'était qu'un fanatique, nous conseillons de lire et de méditer les œuvres qu'il nous légua: Eclaircissements sur quelques vérités évangéliques, La prière, le voyage du pèlerin, Grâce abondante pour le premier des Pécheurs et beaucoup d'autres pas encore traduites en français.

 

 

John Bunyan passa plus de douze ans en prison. Il est facile de dire que ce furent douze longues années, mais il est difficile d'imaginer ce que cela signifie vraiment; il passa plus du cinquième de sa vie en prison, alors qu'il était dans la force de l'âge. Ce fut un Quaker du nom de Whitehead qui obtint sa libération. Une fois libre, il alla prêcher à Bedford, à Londres et dans de nombreuses autres villes. Il finit par devenir si populaire qu'on le surnomma " Evêque Bunyan ". Il poursuivit son ministère fidèlement jusqu'à l'âge de soixante ans, lorsqu'il fut victime de la fièvre et mourut. Des dizaines de milliers de personnes se rendent encore sur sa tombe.

 

 

 

Comment expliquer le succès de John Bunyan? Orateur, écrivain, prédicateur, moniteur d'école du dimanche ou père de famille, chacun peut tirer grand profit de l'étude du style et des mérites des œuvres de Bunyan, en dépit du fait que celui-ci ne fut qu'un simple ferblantier sans aucune instruction.

 

 

Mais comment peut-on expliquer la réussite merveilleuse de Bunyan? Comment un homme inculte pouvait-il prêcher comme il le faisait et écrire dans un style susceptible d'intéresser les enfants comme les adultes, les rois comme les pauvres, les savants comme les profanes? La seule explication est que c'était un homme en communion constante avec Dieu. Bien que son corps était retenu en prison, son âme était libre. Car c'est dans une cellule que John Bunyan eut les visions décrites dans ses livres; des visions beaucoup plus réelles que ses persécuteurs et que les murs qui l'entouraient. Ses ennemis ont disparu depuis longtemps et ces murs sont tombés en ruines, mais les écrits de Bunyan continuent à apporter lumière et joie à toutes les générations partout sur la terre.

 

 

Ce qui suit montre la lutte que Bunyan soutenait avec Dieu lorsqu'il priait: " Il y a dans la prière un moment où il faut mettre à découvert la personnalité, ouvrir son cœur devant Dieu, épancher son âme affectueusement en demandes, soupirs et gémissements : Seigneur, dit David, tous mes désirs sont devant toi, et mes soupirs ne te sont pas cachés (Psaume 38:10). Et encore: Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant; quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu? Je me souviens avec effusion de cœur " (Psaume 42:3,5).

 

 

En une autre occasion, il écrivit: " Parfois les meilleures prières consistent plus en soupirs qu'en paroles, et ces paroles ne sont rien d'autre que la simple représentation du cœur, la vie et l'esprit de ces prières ".

 

 

Comment il insistait et importunait Dieu dans ses prières, se voit clairement dans le paragraphe suivant: " Je te le dis: continue à frapper, à pleurer, à gémir et à supplier; s'il ne se lève pas pour s'occuper de toi parce que tu es son ami, au moins, en raison de ton insistance, il se lèvera pour te donner ce dont tu as besoin ".

 

 

Indiscutablement, le caractère extraordinaire de la vie de Bunyan avait sa source dans sa profonde connaissance des Saintes Ecritures qu'il aimait tant et dans ses prières persévérantes à Dieu qu'il adorait. Si quelqu'un se demande si Bunyan a fait la volonté de Dieu pendant les douze longues années qu'il a passées dans la prison de Bedford, il doit reconnaître que ce serviteur du Christ, en écrivant Le voyage du pèlerin en prison, a prêché un sermon qui, près de trois siècles après, se lit toujours en cent quarante langues. C'est le plus fort tirage après la Bible. Sans un tel dévouement à Dieu, il n'aurait pas été possible d'atteindre le résultat incommensurable et durable de ce sermon prêché par un ferblantier pénétré de la grâce de Dieu.

 

 

Références: Les Héros de la Foi, Orlando Boyer - Editions VIDA

 

 

 

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07/08/2018

Allemagne : la persécution des réfugiés chrétiens est passée des camps à la rue…

 

 

 

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La persécution des réfugiés chrétiens par des réfugiés musulmans, n’a pas cessée en Allemagne. Elle est tout simplement passée des camps à la rue… L’article ci-dessous du Journal Chrétien est une adaptation en français d’un article paru sur Breibart (Londres) le 9 juillet.

 

 

La situation est différente aujourd’hui en Allemagne pour les demandeurs d’asile chrétiens comparativement aux années précédentes, a expliqué le pasteur Gottfried Martens, responsable d’une église libre à Berlin à Breitbart. Pourtant, la persécution des chrétiens, principalement ceux d’origine musulmane, se poursuit belle et bien. Elle s’est seulement déplacée. « Beaucoup de réfugiés qui se trouvaient dans des camps de réfugiés il y a un an ont maintenant des maisons privées », a déclaré Martens, affirmant que les attaques contre les chrétiens se déroulaient maintenant dans les rues ou dans les stations de métro.

 

 

 

Au cours de l’année écoulée à travers le pays, il y a en effet eu plusieurs attaques contre des chrétiens dans la rue, y compris le meurtre d’une femme afghane à Prien am Chiemsee, que la police a associé à un motif religieux. La mère de quatre enfants de 38 ans a été poignardée à mort en mai [en fait le samedi 29 avril] par un demandeur d’asile musulman afghan, et alors que la police soupçonnait un motif religieux, l’église protestante locale a nié que cet acte avait quelque chose à voir avec la religion.

 

 

 

En septembre, une autre agression a eu lieu à Berlin, où un homme afghan converti de 23 ans, qui portait une croix autour du cou, a été battu par de jeunes hommes dans une partie de la ville peuplée de migrants.

 

 

 

Ado Greve de l’organisation Open Doors, qui a publié un rapport exhaustif l’année dernière sur la violence contre les chrétiens, a déclaré : « Ceux qui sont attaqués ne veulent généralement pas attirer l’attention et sentent souvent qu’ils ne reçoivent pas assez d’aide de la part des autorités. La police ne peut répondre qu’à des cas spécifiques. »

 

 

 

Rosemarie Götze, connue sous le nom de Sœur Rosemarie, ne pense pas que la situation se soit améliorée pour les chrétiens dans le quartier berlinois de Neukölln, où l’attaque contre le converti afghan a eu lieu a expliqué Breitbart. Plusieurs membres de la communauté chrétienne dont elle est responsable disent craindre les agressions : « Ils ont peur de continuer à être agressé ou que les familles qui sont encore à l’étranger puissent apprendre qu’ils sont devenus chrétiens ».

 

 

 

Selon le journal Die Welt, un réfugié iranien à Berlin a notamment été menacé par un parent proche à l’étranger parce qu’il s’était converti de l’islam au christianisme. Il a même reçu un SMS de son pays sur lequel il a pu lire : « Je vais te tuer si je te trouve ».

 

 

Source : Journal Chrétien

 

03/08/2018

LOBBY LGBT:

 

 

 

 

MONSIEUR LE PROFESSEUR VEUT QU’ON L’APPELLE MADAME

 

 

 

 

 
 
 
 

 

 

 

 

Encore une guerre picrocholine à cause du tweet d’un quidam devenu viral.

 

 

 

Acte I : Monsieur le professeur de français d’un collège de Savigny-le-Temple entame un processus de changement de genre (pas de sexe, notez bien). Il souhaite s’habiller en femme et être appelé Madame. La principale de ce collège écrit aux parents de ses élèves et leur demande « d’accompagner votre enfant ». Elle promet de laisser sa porte ouverte ainsi que celle de l’infirmière et de l’assistance sociale au cas où il serait nécessaire de dialoguer. Enfin, elle conclut : « Je sais pouvoir compter sur les valeurs de tolérance qui nous rassemble » (sic). Au Parisien, malgré l’incohérence d’un double langage, l’établissement confie s’attendre à des débordements et affiche une volonté de les traiter fermement.

 

 

 

Acte II : un certain Mohamed S. publie, sur Twitter, une copie de cette lettre avec une simple question : « Vous êtes parent d’un élève et vous recevez cette lettre vous réagirez comment ? »Certes, il n’a pas pris le soin de rendre illisibles tous les noms propres de cette lettre et, donc, l’identité du collège, du professeur et du principal est divulguée à la face du monde.

 

 

 

Acte III : Joël Deumier, président de l’association SOS Homophobie, reprend en le citant le tweet de Mohamed S. et le commente ainsi : « Monsieur votre tweet 1. Jette en pâture une personne trans et l’expose aux insultes 2. Viole la vie privée de cette personne en publiant son nom 3. Est irrespectueux et #Transphobe. Nous demandons immédiatement sa suppression à @TwitterFrance. #LGBT »

 

 

 

Quelques remarques : Joël Deumier a raison de reprocher la publication d’un nom sans l’accord de l’intéressé. Mais en citant le tweet incriminé, il jette lui aussi « en pâture » et « expose aux insultes » ce professeur. Il manque aussi de cohérence : le 18 mai, il félicitait Mounir Mahjoubi pour son « coming out » homosexuel dans un tweet. Ce qui serait louable pour un ministre homosexuel deviendrait répréhensible pour un professeur transsexuel ? C’est de la discrimination ! Enfin, en imputant de la transphobie à Mohamed S., Joël Deumier se présente comme juge de l’intentionnalité qui serait incluse dans la question quand il n’est qu’un procureur à la solde des intérêts d’un lobby.

 

 

 

Acte IV : le profil de Mohamed S. sur Twitter n’est plus accessible. Soit qu’il ne veuille pas faire face à la flopée de réactions (oui, son tweet est devenu viral), soit que Twitter ait décidé, au moins temporairement, de fermer son compte.

 

 

 

Acte V : alertée par un député de Charente qui reprend peu ou prou la rhétorique de Joël Deumier, la secrétaire d’État Marlène Schiappa missionne la DILCRAH (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) pour action et le fait savoir par un tweet.

 

 

 

Trois petits questionnements personnels.

 

 

La décision de changer de genre et de l’imposer à son entourage relèverait dorénavant du seul libre arbitre, mais est-ce bien raisonnable de fouler au pied ainsi l’aspect discrètement structurant de l’état civil sur la société ?

 

 

 

Il y a une grande impéritie de la part du professeur, de sa principale et peut-être de l’Éducation nationale, à effectuer un tel changement sans changer d’établissement entre deux années scolaires. Il y a aussi une grande naïveté à imaginer, à l’heure des réseaux sociaux, qu’un message aussi largement diffusé (tous les parents d’élèves d’un collège) puisse voir sa diffusion limitée par la seule bonne volonté de tous les destinataires. La concomitance de ces deux erreurs interpelle : s’agit-il d’une provocation délibérée ?

 

 

 

Le fonds de commerce victimaire du lobby LGBT tourne à plein régime et fait feu de tout bois, avec la complaisance des politiques et des médias. René Girard avait raison de dire que le bouc émissaire est innocent, mais sommes-nous armés d’assez de discernement pour distinguer les vraies victimes de ceux qui adoptent une posture ?

 

 

 

 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

08:55 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)