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30/06/2017

Expériences de stratification:

 

 

 

 
 

 

 

 

 

Par Guy Berthault, Ph.D.

 

 

 

 

 

J’ai toujours été intrigué par les énoncés de la géologie historique, avec ses ères de centaines de millions d’années. Je désirais savoir dans quelle mesure ces affirmations sur l’âge des formations géologiques avaient été démontrées, ou pouvaient être démontrées, par l’approche expérimentale. J’ai donc repris l’étude du sujet, il y a quelques années, en portant une attention toute particulière aux principes de stratigraphie qui sont utilisés pour déterminer une chronologie relative des strates géologiques, en fonction de leur superposition.

 

 

Tout d’abord, considérons quelques définitions. Une strate est une couche distincte de lithologie (nature de la roche), qui est homogène ou qui est avec une gradation, et qui est déposée parallèlement à l’inclinaison initiale de la formation géologique. Elle est séparée des strates adjacentes et des strates discordantes par a) des surfaces d’érosion (érodées par l’eau), b) l’absence de dépôts, ou c) un changement marqué des caractéristiques. Les strates varient de moins d’un millimètre à plus d’un mètre d’épaisseur et incluent les lits (> 1 cm), les laminations (< 1 cm) et les micro-strates (< 1 mm). Une strate présente souvent une ségrégation de ses particules, dont la taille diminue de bas en haut. Un faciès représente pour sa part une superposition de strates qui a des caractéristiques définies.

 

 

Les faciès et, à plus grande échelle, les faciès superposés, sont considérés comme étant des couches successives de sédiments déposés de façon isochrone (durée constante). Autrement dit, la strate la plus basse d’un faciès a été formée en premier, la deuxième ensuite, etc. Les principes de la stratigraphie sont fondés sur cette croyance selon laquelle les strates sont des couches formées de manière successive dans le temps.

 

 

En 1667, Nicholas Steno, un naturaliste de la Toscane a écrit dans son ouvrage Canis Carchariae que «les couches de sous-sol sont des strates successives de sédiments anciens». De cette affirmation, il a déduit les principes de la stratigraphie définis dans son ouvrage de 1669, Prodromus, dont :

 

 

A. Le principe de superposition
«… au moment où une quelconque strate s’est formée, toute la matière reposant à sa surface était fluide, par conséquent, au moment où la strate du bas se formait, aucune strate supérieure n’existait encore».

 

 

B. Le principe d’horizontalité initiale
«Les strates, qu’elles soient perpendiculaires ou inclinées par rapport à la ligne d’horizon, étaient antérieurement parallèles à l’horizon. ».

 

 

C. Le principe de continuité des strates
«Le matériel formant une strate quelconque était continu sur toute la surface de la Terre, sauf si d’autres corps solides faisaient obstruction à cette continuité»

 

Implications pratiques de ces définitions

 

 

De Luc, au début du XIXème siècle, et plus tard Brongniart, ont considéré que si le principe de superposition indiquait une séquence temporelle, la différence dans le contenu en fossiles des strates indiquerait un changement des espèces en fonction du temps. Subséquemment, la présence de fossiles indicateurs dans les strates superposées a été utilisée comme une évidence de la succession d’époques géologiques. Plus tard, ces principes de stratigraphie et de biostratigraphie ont fourni la base sur laquelle les géologues du XIXème siècle ont établi la séquence stratigraphique.

 

 

Examen des données expérimentales

 

 

À la fin du XIXème siècle, Johannes Walther a étudié la formation de dépôts synsédimentaires (sédimentation simultanée) dans un delta formé par progradation ou qui s’était développé de la côte en direction de la haute mer. Il a observé la même succession de faciès, de haut en bas et de la côte en direction de la mer. Ceci était une évidence claire du fait que les faciès en séquence, lorsqu’ils sont superposés et juxtaposés en même temps, ne suivent pas toujours les principes de superposition et de continuité (Figure 1).

 

 

 

 

 

 

 

Figure 1. Walther a observé la même succession de faciès, de haut en bas et de la côte en direction de la mer

Dans les années 70 et 80, les forages du Glomar Challenger au fond de l’Océan Pacifique ont mis en évidence que la découverte de Walther concernant les faciès superposés et juxtaposés s’appliquait également aux sédiments en mer profonde. On peut d’ailleurs démontrer que les observations de Walther sont une conséquence naturelle des mécanismes de sédimentation.

 

 

Le géologue américain Edwin McKee2 a rapporté ses observations concernant les sédiments déposés en 1965 alors que la rivière Bijou, au Colorado est sortie de son lit après 48 heures de pluies torrentielles. Les dépôts stratifiés, qui atteignaient une épaisseur de 12 pieds (3,6 m), ont montré une ségrégation des particules et une formation de plans de litage (bedding planes).

Or, on considère généralement que les plans de litage sont le résultat d’interruptions dans la sédimentation, avec un durcissement en surface de la couche s’étant formée la dernière, avant une nouvelle sédimentation. Il était impossible, par une simple observation des strates de la rivière Bijou Creek, de savoir si ces strates s’étaient formées successivement, l’une sur l’autre, ou de manière synsédimentaire. De toute façon, une durée de 48 heures ne donnait pas suffisamment de temps à la surface d’aucune strate pour durcir avant qu’une nouvelle sédimentation subséquente soit déposée sur cette surface. La séparation des strates observée devait forcément être causée par un autre mécanisme.

 

 

Expériences personnelles

 

 

En cherchant dans la littérature spécialisée en géologie et en sédimentologie, j’ai été surpris de découvrir qu’il y avait peu de données expérimentales sur la formation des strates. On avait apparemment supposé que toutes les strates se forment selon les principes de stratigraphie. Mon objectif visait donc à tester par l’expérimentation ce mécanisme hypothétique de formation des strates.

 

 

Évaluation des conditions de formation des strates

 

 

J’ai commencé par examiner comment les particules sédimentaires se déposaient en conditions sèches ou humides. Des grains de sable de dimensions variables ont produit des micro-strates lorsqu’ils étaient déversés dans une fiole (Figure 2). Les micro-strates étaient formées par un tri spontané des particules de sable selon leurs tailles, les grosses particules se retrouvant au fond et les plus petites particules à la surface. Le processus se répétait de lui-même, produisant de multiples micro-strates.

 

 

 

 

 

 

 

Figure 2. Des grains de sable de dimensions variables ont produit des micro-strates lorsqu’ils étaient déversés dans une fiole.

Cette observation était fondamentale, parce qu’elle démontrait que les micro-strates se forment par un tri des particules, indépendamment de leur vitesse de sédimentation, et non selon le principe d’une strate se formant la première et ensuite une autre à sa surface. Mes résultats furent publiés par l’Académie française des sciences,3,4 ce qui m’a encouragé à poursuivre mes expériences, mais sur une échelle beaucoup plus grande.

 

 

Expériences menées à l’Université du Colorado

 

 

Les expériences à plus grande échelle exigeaient un laboratoire ayant une technologie de pointe. Ayant lu des travaux américains sur la sédimentologie, j’ai contacté l’Université Colorado State. Ces démarches ont permis d’initier une série d’expériences dans leur laboratoire moderne d’hydraulique à Fort Collins. Pierre Julien, un sédimentologue, était responsable des expériences qui se sont déroulées dans des chambres hydrauliques vitrées de grandes dimensions (flumes), ce qui permettait l’observation et le filmage au-dessus et sur les côtés des réservoirs (Figure 3).

 

 

Figure 3. La formation des micro-strates dans des chambres hydrauliques vitrées.

 

 

Des particules de sable de différentes dimensions ont été versées dans l’eau qui circulait dans les chambres. Des variations dans la vitesse du courant d’eau ont provoqué un tri des particules selon leurs dimensions. À 1m/s (3,6 km/h), des micro-strates superposées se sont formées latéralement, sur le côté, dans le sens du courant. Une réduction de la vitesse à 0,5 m/s a amené les particules plus grosses à se rassembler sur la première micro-strate, mais toujours dans le sens du courant. Un retour de la vitesse du courant d’eau à 1m/s a provoqué la formation d’une troisième micro-strate, semblable aux premières, principalement en raison de l’érosion en surface de la deuxième strate formée des plus grosses particules. L’accumulation de sédiments a donc produit un dépôt qui se composait a) d’une partie aval formée de la micro-strate la plus basse, b) d’une autre partie en pente, formée de la micro-strate des plus grosses particules, et c) de la partie amont formée de la micro-strate du dessus. Chacun de ces trois dépôts s’est formé successivement vers l’aval et était donc plus jeune que celui qui le précédait en amont. Des variations dans la vitesse du courant, comme c’est le cas avec les rivières et les océans, pourraient ainsi provoquer la formation verticale et latérale de dépôts en même temps, dans le sens du courant.

 

 

Les expériences avec les chambres hydrauliques ont également démontré la mécanique de la stratification, selon laquelle :

 

  1. Les particules sont ségréguées selon leur taille lorsqu’elles sont transportées dans un courant de vitesse variable;
  2. La dessiccation ou le séchage de dépôts a provoqué des séparations de couches.
  3. La stratification du dépôt, sous des conditions sèches ou humides, s’est formée parallèlement à la pente du dépôt, laquelle pouvait excéder 30°. 5

 

Faits saillants

 

 

On a ainsi découvert que là où il y a du courant :

  1. Les strates peuvent se former latéralement et verticalement en même temps ;
  2. Les strates peuvent se former de la même manière en tant que séquences de faciès;
  3. Les strates ne sont pas toujours une mesure de la chronologie.

 

Ces faits expérimentaux démontrent clairement que :

 

 

  1. Les strates superposées ne résultent pas toujours, selon les croyances de Steno, de couches successives de sédiments dans le temps; en conséquence, le principe de superposition ne s’applique pas toujours à des strates formées dans un courant d’eau;
  2. La stratification formée parallèlement à une pente et excédant un angle de 30° peut invalider le principe d’horizontalité initiale. Les strates inclinées ne sont donc pas nécessairement le résultat d’effondrements ou de soulèvements.

 

 

Lien entre les résultats expérimentaux et les formations géologiques

 

 

Les expériences ont démontré que les strates déposées par le courant peuvent se former de la même façon qu’une séquence de faciès. Ceci est consistant avec la stratigraphie des séquences. Les expériences démontrent que les plans de litage (bedding planes), considérés comme résultant d’interruptions de la sédimentation, peuvent en fait résulter de la dessiccation des sédiments. En outre, plusieurs travaux ont démontré les relations entre les conditions hydrauliques synsédimentaires (simultanées) et les structures sédimentaires, soient les observations sous-marines récentes telles que celles de Rubin6, la revue de littérature par Southard7 des recherches en chambres hydrauliques, et les études sur les rivières initiées par Hjulström8, et poursuivies par plusieurs autres chercheurs. La relation est particulièrement significative entre la vitesse critique de sédimentation et la taille des particules. De telles relations correspondent à celles observées dans nos expériences en laboratoire et peuvent donc être utilisées pour déterminer les conditions paléohydrauliques minimales (vitesse du courant, profondeur de l’eau, décharge et vitesse d’accumulation des sédiments) à partir des structures rocheuses d’origine sédimentaire.

 

 

Guy Berthault est le vice-président du Cercle Scientifique est Historique [http://www.chez.com/ceshe] et a son propre site web [http://geology.ref.ac/berthault] avec de plus amples informations en anglais seulement concernant la sédimentologie.

 

Tiré de : «Vital Articles on Science/ Creation»


© Copyright 2004 Tous droits réservés. Institute for Creation Research, http://www.icr.org/pubs/imp/imp-328.htm [http://www.icr.org/pubs/imp/imp-328.htm]

traduit de l’anglais par Ketsia Lessard et Marc Hébert, M.Sc.

 



Références bibliographiques

 

 

  1. Walther J., 1893-1894, Einleitung in die Geologie als historische Wissenschaft: Jena Verlag von Gustav Fisher, Sud. 1055p.
  2. McKee, E.D., Crosby, E.J. & Berryhill, H.L. Jr. 1967, Flood deposits, Bijou Creek, Colorado, 1965, Journal of Sedimentary Petrology, 37, 829-851.
  3. Berthault G. 1986, Sedimentology—experiments on lamination of sediments, C.R. Acad. Sc. Paris, 303 II, 17, 1569-1574.
  4. Berthault G. 1988, Sedimentation of heterogranular mixture—experimental lamination in still and running water, C.R. Acad. Sc. Paris, 306, II, 717-724.
  5. Julien P, Lany, Berthault G., 1993, Experiments on stratification of heterogeneous sand mixtures, Bulletin de la Société Géologique, France, 164-5, 649-660.
  6. Rubin D.M. and McCulloch D.S. 1980, Single and superposed bedforms: a synthesis of San Francisco Bay and flume observations, Journal of Sedimentary Petrology, 26:207-231.
  7. Southard J. and Boguchwal J.A. 1990, Bed configuration in steady unidirectional waterflows, part 2, Synthesis of flume data, Journal of Sedimentary Petrology 60(5) : 658-679.
  8. Hjulström F. 1935, The morphological activity of rivers as illustrated by river fyris, Bulletin of the Geological Institute Uppsala, 25, chapter 3.

 

 

Autres publications de Dr. Berthault qui remets en question les de la stratigraphie et l’échelle des temps géologiques

Berthault G., 2002. Analysis of Main Principles of Stratigraphy on the Basis of Experimental Data. Lithology and Mineral Resources 37(5) 442-445.

Berthault G., 2004. Fundemtological Interpretation of the Tonto Group Stratigraphy (Grand Canyon Colorado River). Lithology and Mineral Resources 39(5) 480-484.

 

 

 

 

09:26 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

17/03/2017

L’odyssée de Robert Gentry:

 

Par Alan Montgomery, B.Sc.

 

 

 

 

 

Le chemin de la foi débute souvent avec l’insurmontable pour se terminer avec le triomphe. Le docteur Gentry a fait l’expérience d’un tel cheminement. Gentry a été élevé dans un foyer chrétien conservateur. Il a étudié la physique à l’Université de Floride dans les années cinquante et a trouvé non convaincante l’évidence biologique pour l’évolution, mais il a trouvé irrésistible la cosmologie et spécialement le « Big Bang ». Son professeur fit la suggestion que Dieu pouvait au début avoir créé la matière, mais qu’à partir de là tout a procédé par processus naturels. Gentry accepta cela et dût réinterpréter la Genèse comme allégorique. Mais alors un jour quelqu’un fit remarquer que dans Exode 20:11, passage qui dresse la liste des Dix Commandements, qu’il fallait sanctifier le sabbat parce que les cieux et la terre furent crées en six jours. Non seulement alors les premiers chapitres de la Genèse étaient-ils allégoriques, mais les Dix Commandements devaient l’être aussi. Cela troubla le jeune Gentry et le fit éventuellement s’élancer sur un long sentier d’investigation scientifique.

 

 

Gentry savait que les scientifiques étaient portés à croire dans les longs âges exigés par l’évolution et à rejeter le récit biblique d’une création récente principalement en raison de la datation radiométrique. Pour près d’un demi-siècle maintenant les méthodes radiométriques avaient permis de dater en millions d’années toutes sortes de roches. La méthode dépend de l’hypothèse que les taux mesurés de désintégration radioactive des atomes « parents » en atomes « filles » ont été constants sur des milliards d’années. Si l’on pouvait démontrer qu’il n’en était pas ainsi, Gentry avait l’impression qu’il pourrait retourner le coeur libre à la vue biblique mondiale.

 

 

Robert Gentry crut que le secret pour résoudre son problème reposait dans les roches du sous-sol qui contiennent des sphères microscopiques décolorées connues comme radio-halos. Elles sont causées par l’émission radioactive de particules alpha. Lorsque plusieurs milliers d’atomes se sont désintégrés et que les particules alpha se sont dispersées au hasard dans toutes les directions à partir de la source centrale, le résultat en est une sphère ou coquille décolorée. La source centrale consiste en un mélange d’atomes-parents en désintégration et d’atomes filles associés. La particule alpha émise durant la désintégration radioactive possède une énergie cinétique unique qui lui permet de voyager à une distance très spécifique et pas d’avantage, à l’intérieur d’un matériau solide tel que la roche. Le rayon de la coquille (vue comme un halo ou un cercle lorsque la roche est coupée transversalement) fournit une mesure de l’énergie unique des particules alpha et révèle ainsi l’identité de cet isotope radioactif particulier qui a produit le halo.

 

 

Gentry croyait qu’en étudiant les halos il pourrait trouver l’évidence d’un changement historique dans la vitesse de désintégration et ainsi réfuter que la vitesse de désintégration avait été constante à travers le temps. Cependant, son directeur de thèse de Ph. D. au département de physique de l’université était d’avis que les géochronologistes avaient bien établi la constance de ces vitesses. De plus, démontrer scientifiquement qu’il s’agissait d’une fausse supposition pourrait s’avérer embarrassant pour la réputation de l’université. Gentry était confronté à un choix : abandonner sa quête de résoudre sa vue du monde ou abandonner sa chance d’obtenir son Ph.D. Il prit un an à se décider. Utilisant l’atelier de la maison comme laboratoire avec des spécimens et un microscope empruntés, Gentry commencé ses études. Un homme moindre aurait abandonné.

 

 

Durant ce temps de travail solitaire, Gentry découvrit quelque chose de beaucoup plus spectaculaire que ce qu’il espérait. Il découvrit des halos produits pas l’élément radioactif Polonium. Pour le profane, cela peut ne pas sembler très signifiant, mais pour l’expert l’existence de halos de Polonium présentait un profond mystère.

 

 

Selon la théorie évolutionniste, la terre était à une époque une masse en fusion et elle s’est refroidie sur une longue période de temps. Tandis que le roc est en fusion, aucun radio-halo ne peut se former. Les radio-halos ne peuvent apparaître que dans du matériel solide. Cependant, les demi-vies des trois isotopes du polonium (Po 218, Po 214, Po 210) sont de 3 minutes, de 164 micro-secondes et de 138 jours respectivement. Cela signifie que tout le Polonium, sauf une millionième partie, se désintègre complètement en 1 heure, en 3.2 milli-secondes et en 440 ans respectivement. Il n’y a ainsi aucune possibilité que ces isotopes aient laissé les halos familiers sur les milliers d’années pendant lesquelles le prétendu magma (roc en fusion) devint une croûte solide. Il commença à sembler que la roche du sous-sol et le Polonium étaient primordiaux, i.e. créés instantanément. Si tel était le cas, alors la théorie évolutionniste touchant la formation de la terre était complètement fausse.

 

 

La Providence ouvrit alors gracieusement une porte à Gentry pour qu’il poursuive sa recherche sur les radio-halos au « Oak Ridge National Laboratory » (ORNL). Des instruments parmi les plus sophistiqués au monde lui étaient maintenant disponibles. C’est ici qu’il confirma ses études initiales (Gentry 1966.65) et testa chaque proposition pour expliquer le mystère ; chaque théorie s’est avérée inadéquate et le mystère subsista. Finalement, il publia ses résultats dans la prestigieuse revue Science (Gentry 1974.62) dans laquelle il suggéra que les roches du sous-sol (granite) et le polonium étaient primordiaux.

 

 

 

 

Polonium 218

 

 

L’une des propositions faites pour expliquer l’existence des halos de Polonium 218 et 214 en isolement dans le granite était que les isotopes avaient migré en s’éloignant de l’Uranium parent. Une occasion de tester cette théorie se présenta bientôt avec les lits charbonnifiés à Uranium du Plateau du Colorado. Gentry découvrit des halos d’Uranium dans le bois charbonnifié en même temps que des halos de Polonium 210 dans des sites adjacents ; cependant les halos du Polonium 218 et 214 étaient absents. L’explication donnée était que puisque les isotopes 218 et 214 se désintègrent en des temps très courts, ce matériel était virtuellement demeuré avec l’Uranium parent. D’un autre côté, l’isotope 210, qui dérive du 218 et du 214 et possède une demi-vie beaucoup plus longue, avait continué à migrer en s’éloignant du matériel parental dans la matrice poreuse de bois chabonnifié ; il s’est alors concentré pour se manifester comme un patron séparé de halos. Ce travail réfuta la théorie que les isotopes à courte vie 218 et 214 pourraient avoir migré dans le granite solide puisqu’on a vu qu’une migration limitée seulement a eu lieu dans le bois charbonnifié beaucoup plus poreux.

 

 

Mais d’avantage devait venir de l’investigation du charbon. Il fut plus observé que ces halos secondaires de Polonium 210 étaient comprimés en sphères oblongues. Cela signifiait que les halos avaient été produits dans le bois avant qu’il se soit comprimé pour former le charbon. De façon encore plus stupéfiante, des halos non comprimés de Polonium 210 furent trouvés superposés sur des halos comprimés de Polonium. Gentry en a conclu que les halos non comprimés provenaient du Polonium originant de la désintégration radioactive du Plomb 210 avec demie-vie de 20 ans. Après 20 ans, la moitié du Plomb 210 devient du polonium 210. La seule explication logique c’est que le bois fut comprimé en charbon en quelque temps après la demi-vie de 138 jours du Polonium 210, mais avant la demi-vie de 20 ans du Plomb 210. Les implications étaient énormes. Non seulement ces halos de charbon suggéraient qu’il était impossible de former des halos de Polonium 214 et 218 à partir d’une source d’Uranium, mais ils indiquaient également que la formation du charbon s’étaient réalisée sur à peine une vingtaine d’années. Le charbon pouvait évidemment se former relativement rapidement et ne nécessitait pas les millions d’années prétendues par la théorie évolutionniste.

 

 

Une recherche ultérieure a livré un aspect additionnel étonnant sur le charbon. Dans trois ensembles d’échantillons, l’un classifié comme Triassique (daté par la géologie conventionnelle à 180-230 millions d’années), un autre Jurassique (daté géologiquement à 135-180 millions d’années) et un troisième Éocène (daté géologiquement à 35-60 millions d’années), chaque ensemble contenait des halos comprimés d’une façon similaire. Des tests additionnels ont donné une forte évidence que les trois groupes d’échantillons de charbon avaient été exposés à la même solution contenant de l’Uranium. Ainsi, les échantillons de charbon assignés à trois ères géologiques doivent être exposés au même environnement au même moment. Les déterminations des proportions Uranium/Plomb dans chacun des trois échantillons donnèrent des âges impossibles à distinguer (Kazmann 1979, 21). Toutes ces données concordent bien avec le modèle de la Création qui suggère que le charbon s’est formé comme résultat d’enfouissement rapide durant le déluge de la Genèse, il y a seulement quelques millénaires.

 

 

Comme le travail de Gentry devint davantage reconnu et comme les implications en faveur de la Création devenaient plus claires, il se trouva sous une opposition croissante. Les attaques étaient indirectes, centrées sur le manque d’explication de la part de Gentry pour les résultats de datation radiométrique. Les géologues insistaient pour dire que l’évidence des radio-halos serait éventuellement expliquée à l’intérieur de la pensée évolutionniste conventionnelle. Il devint claire à Gentry qu’à moins qu’on puisse clairement démontrer que les vitesses de désintégration radioactive n’ont pas été constantes au cours de l’histoire, l’établissement scientifique ne considérerait jamais aucune évidence en faveur de la Création, quelque contraignante qu’elle soit. L’opportunité se présenta bientôt pour Gentry.

 

 

Un trou de 5 kilomètres de profondeur avait été foré au Nouveau Mexique en tant que partie d’une expérience en énergie thermique. Six échantillons avaient été prélevés à des niveaux progressivement plus profonds et ainsi à partir de zones de température progressivement plus élevée. La datation radiométrique conventionnelle de l’Uranium à l’intérieur de cristaux de zircon prélevés de chaque échantillon établi l’âge à 1,5 milliards d’années pour tous les échantillons. L’Uranium se désintègre en Plomb et en gaz Hélium qui migrent lentement hors du cristal tandis que leurs vitesses de migration augmentent avec l’augmentation de température. Gentry calcula qu’après 1,5 milliards d’années il devrait y avoir une différence substantielle dans la quantité de Plomb retenue aux six niveaux différents. De fait, les résultats montrèrent qu’il n’y avait pas de différence dans le contenu en Plomb (Gentry et al. 1982a, 296).

Le gaz Hélium migre plus rapidement que le Plomb et Gentry a montré qu’après 1,5 milliards d’années l’Hélium devrait être entièrement absent des cristaux de zircon des niveaux les plus profonds. Cependant, des mesures ont montré que l’Hélium demeurait encore dans le cristal, jusqu’à 58% de ces cristaux prélevés de la région de la plus basse température (Gentry et al. 1982a, 296). Ces résultats indiquent pour le granite un âge de seulement quelques milliers d’années (Gentry 1982, 13 et 1986, 299). L’âge indiqué par les ratios Uranium/Plomb et par la rétention de l’Hélium sont incompatibles. Ce problème peut être résolu si les vitesses de désintégration radioactive étaient plus grandes dans le passé et produisaient un ratio apparent de milliards d’années en 10 000 ans ou moins.

 

 

En 1981, l’État de l’Arkansas passa une Loi de Science Créationniste qui rendait obligatoire l’enseignement égal de la Création et de l’Évolution ou aucune des deux. L’Union pour les Libertés Civiles Américaines (ULCA) a immédiatement contesté cela en cours comme inconstitutionnel. Gentry a fait face à une crise : devrait-il témoigner en faveur de l’État ? S’il témoignait il ferait face à une perte certaine de respect de la part de ses pairs, à la perte de crédibilité professionnelle et peut-être même à la perte d’Emploi. Malgré cette perspective, Gentry décida de témoigner. L’ULCA produirait-elle un scientifique possédant l’évidence expérimentale pour réfuter son évidence des halos de Polonium ? L’attaque de l’ULCA contre Gentry se concentra sur sa motivation religieuse. Toutefois, concernant les résultats et les conclusions de Gentry, le témoin de l’ULCA put seulement dire que les halos de Polonium constituaient un « mystère minuscule ». Un mystère minuscule, oui, mais un mystère puissant.

 

 

Les scientifiques admettent généralement que les théories scientifiques devraient avoir certains attributs. L’un des plus importants est la falsifiabilité, i.e. qu’il doit être possible de réfuter la théorie. Gentry a proposé un tel test pour sa théorie des roches de la Genèse : si les halos de Polonium pouvaient être reproduits dans le roc obtenu de granite fondu, sa théorie pourrait être réfutée et il la retirerait. Jusqu’à maintenant, sa théorie n’a jamais été réfutée. Robert Gentry avait chercher à réconcilier l’évidence scientifique et le récit biblique. Ils étaient de support mutuel. Il avait mis à l’épreuve sa foi donnée de Dieu à travers la diligence et la science. Il avait ultimement triomphé. Il perdit ses fonds de recherche; il perdit quelques-uns de ses amis; il perdit l’estime de certains de ses collègues ; il perdit son emploi. Pourquoi un homme ferait-il pareil sacrifice ? L’Écriture enseigne : « Achète la vérité, ne la vends pas. » Gentry avait acheté la vérité éternelle au prix de pertes temporelles.

 

 

Références

Gentry, R.V. 1966. Applied Physics Letters (New York) 8 : 65.

Gentry, R.V. 1974. Science (Washington) 184 : 62.

Gentry, R.V. 1979. Eos Trans. of the Amer. Geophysical Union (Washington) 60 : 474.

Gentry, R.V. 1982. Letters. Physics Today (New York) 35(10) : 13.

Gentry, R.V. et al. 1982a. Science (Washington) 216 : 296.

Gentry, R.V. et al. 1982b. Geophysical Research Letters 9(10) : 1129

Gentry, R.V. 1986. Gentry Responds to Dalrymple’s Letter to Kevin Wirth 1985 reproduit dans : Creation’s Tiny Mystery par Robert V. Gentry. Knoxville, TN : Earth Science Associates, page 296.

Kazmann, R.G. 1979. Eos Trans. of the Amer Geophysical Union (Washington) 60 : 21.

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07/04/2015

Notre minorité agissante a les clés de l'avenir........

 

 

Délégué général d’Alliance VITA, promoteur du Courant pour une écologie humaine et porte-parole de la Manif pour tous, Tugdual Derville répond à Politique Magazine. Extraits :

 

 

 

"Najat Vallaud-Belkacem s’est montrée, dès le début de notre mouvement social, particulièrement idéologique. Une vidéo a circulé, à l’époque, dans laquelle on la voit demander à de très jeunes élèves de « changer la mentalité de leurs parents » en faveur de la loi Taubira ! Avant d’être ministre, elle était d’ailleurs, au PS, chef de file du courant favorable à la GPA. C’est donc une personnalité aux antipodes de notre mouvement social. Sa nomination, dans un ministère d’importance, n’a rien fait pour nous rassurer. [...]

 

 

Quel bilan tirer de ces deux années de mobilisations ?

 

 

A court terme, notre mouvement a déjà connu une fécondité qui dépasse les notions de « victoire » ou de « défaite ». Je suis prudent avec l’usage de ces mots. Certes, la loi a été votée – et on peut s’en désoler. Certes, elle n’a pas validé, comme le voulaient ses promoteurs, la PMA et la GPA homosexuelles, mais les tribunaux français et européens s’emploient à le faire. Nous avons, tout de même, fait reculer le pouvoir sur la loi famille. C’est à long terme que s’est ouverte la grande promesse. Une chape de plomb a été levée permettant une libération de la parole et, surtout, des consciences. C’est le plus important ! Nous entamons aujourd’hui un tournant culturel : des générations nouvelles s’investissent au service du Bien commun dans un mouvement de « désembourgeoisement ». Beaucoup s’engagent dans des initiatives foisonnantes (Veilleurs, Sentinelles, écologie Humaine, Sens commun etc…), en y travaillant jour et nuit. Des jeunes choisissent des métiers en adéquation avec leurs idées, quitte à renoncer à des carrières plus rémunératrices. Cette minorité agissante (qui s’est réunie en grandes foules) a les clés de l’avenir. L’Histoire nous enseigne que ce sont toujours ces « minorités conscientisées » qui font évoluer la culture et avancer la société, alors que les masses restent versatiles, inféodées aux modes. [...]

 

 

Pour vous, la droite parlementaire, réputée conservatrice, joue-t-elle suffisamment son rôle d’opposant à ces projets de lois ?

 

 

Notre mouvement social a été vu avec sidération des deux côtés de l’échiquier politique. Pour le gouvernement, comme évoqué plus haut, mais aussi pour l’opposition parlementaire. Si certains de ses députés ont bataillé courageusement, d’autres ont hésité. Sans doute quelques-uns ont-ils rejoints nos cortèges selon leur intérêt politique. C’est le jeu, mais nous sommes restés prudents face à toute récupération politique du mouvement. Il y a des politiques habitués au louvoiement qui changent vite de position… J’espère que les convictions dont nos manifestations ont témoigné sereinement, auront permis à certains de se constituer un fonds argumentaire, qui était jusqu’alors un peu pauvre sur les questions éthiques. Si des élus négligent le rôle de la famille, fondement de la subsidiarité, on imagine mal leur manière de gouverner dans les sphères plus hautes. La nation française n’est qu’une famille de familles. C’est d’ailleurs la famille qui explique la nation et non l’inverse. [...]"

 

 

Michel Janva

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25/11/2014

Nouveau revers pour les évolutionnistes:

 

Les darwinistes, c’est à dire les partisans de la « théorie de l’évolution » présentaient le crâne de « l’enfant de Taung » comme une preuve de l’existence d’espèces intermédiaires entre le singe et l’homme (qui présenteraient des caractéristiques des deux espèces), les fameux chaînons manquants.

 


Des chercheurs d’une université sud-africaine viennent de démontrer que le crâne de « l’enfant de Taung » n’a rien d’humain.

 

 

 

Trouvé sur lapresse.ca : « Ce fossile est important historiquement et scientifiquement car il est le premier et le meilleur exemple de l’évolution du cerveau d’un des premiers hominidés, australopithèques africanus, découvert en 1924 par le paléontologue australien Raymond Dart et objet de nombreuses controverses.

 

 

Les chercheurs de l’Université Wits en Afrique du Sud ont soumis le crâne partiel au scanner CT (tomodensitomètre) à haute définition. Et les résultats jettent un sérieux doute sur des théories avancées jusqu’alors selon lesquelles ce fossile montre des adaptations crâniennes clé dans la région préfrontale du cerveau, que l’on constate aussi chez les nouveau-nés et jeunes enfants humains modernes. »

 

 

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20/05/2014

Képler 186f et les mensonges cabalistiques de l’astronomie, par Laurent Glauzy

 

  

 

 

« Le 17 avril, la Nasa annonçait avec grand bruit la découverte d’une exoplanète (planète en dehors de notre système solaire), baptisée Képler 186f, pouvant accueillir la vie. L’agence gouvernementale responsable du programme spatial des États-Unis entend par ce genre de spéculations et de mensonges habituer nos mentalités à une possibilité extraterrestre dans le cadre de la préparation de la venue de l’Antéchrist qui s’opérera par de faux miracles. (Pour dire les choses directement et sans ambages !)

 

Toutes ces vérités sont solidement étayées dans mon livre Extraterrestres, les messagers du New Age, expliquant entre autres pourquoi les Illuminati et en particulier les Rockefeller ont financé dans les années 1980 Mme Galbraith, l’épouse de l’ambassadeur US à Paris pour répertorier les scientifiques faisant des recherches sur l’énergie des soucoupes volantes.

 

L’extrait ci-dessous, tiré du chapitre Les exoplanètes, une moisson trompeuse, expose l’impossibilité et les arguments cachés pour lesquels la « science » ne peut absolument pas parler d’exoplanète.

 

Il est étayé sur les explications de scientifiques créationnistes (mettant Dieu au centre de la Création) britanniques et américains. C’est cette même science entre les mains des satanistes et des Francs-maçons des Brights qui le 25 décembre (!) 2003, envoyait Beagle 2 (Beagle, nom du bateau qui amena de Darwin au Galápagos) pour chercher des indices de vie sur Mars. Mais, la sonde se perdit mystérieusement et le projet échoua.

 

Comme le laisse très clairement entendre la Bible, la Terre est un miracle de la Création ne tenant qu’à un fil, et les seuls extraterrestres existant sont les anges les démons ; et rien de plus !

 

Les exoplanètes : une moisson trompeuse

 

Le 6 octobre 1995, la presse présente la découverte de la première planète extrasolaire, 51 Peg b. Deux Suisses, Michael Mayor, professeur au département d’astronomie de l’université de Genève et Didier Queloz, astronome à l’observatoire de la même ville, ont en effet annoncé l’observation d’une masse orbitant autour de l’étoile 51 Pegasi, dans la constellation de Pégase. Malgré des calculs très affinés, les scientifiques estiment très généreusement le diamètre de l’exoplanète entre la moitié et le double de celui de Jupiter.

 

Pendant les huit prochaines années, cent sept exoplanètes auraient été localisées. En 2007, elles seraient plus de deux cents. En juillet 2008, on en recenserait trois cent sept qui, comme Gliese 581 c, seraient enfouies dans un nuage de poussières obstruant toute étude minutieuse. L’opacité de ces poussières peut y être cent mille fois supérieure à notre système solaire. Cet environnement nébuleux est composé de gaz et de poussières. Il explique en partie l’invisibilité des exoplanètes. On y attribue aussi le processus de formation des étoiles, bien que celui-ci soit inconnu. A cela, s’ajoute l’imprécision des deux principales méthodes de détection : la méthode par vitesse radiale s’appuie sur les perturbations que l’exoplanète provoquerait sur le mouvement de l’étoile ; tandis que la méthode de transit consiste à étudier l’orbite de l’exoplanète quand elle passe entre son étoile et la Terre. Tout ceci reste très théorique, car les exoplanètes n’émettent guère de lumière par elles-mêmes. Elles ne sont visibles que par réflexion de l’éclat de l’étoile qui les inonde de luminosité.

 

Il n’est donc pas fortuit que ces récentes découvertes se trouvent assombries par une nuée de contradictions, d’incohérences et de fausses publications. Ainsi, contrairement à toutes les affirmations, tout commence en 1992 par une fausse alerte, où la variation des émissions radio d’un trou noir n’est pas provoquée par la présence d’une exoplanète, mais par le propre mouvement orbital de notre planète !

 

Trois ans plus tard, et de manière tout aussi discrète, l’on reviendra également sur l’existence de planètes orbitant entre autres autour des étoiles de Bernard, de 61 Cygni et Vb8b. C’est sur ces cas d’erreurs appelant à beaucoup de circonspection que Donald B. DeYoung, Docteur en Physique ne craignant nullement les condamnations de la science prend le contre-pied de la nouvelle vogue des exoplanètes, souvent mâtinée de romantisme et d’« avancées technologiques ». Étant donné les difficultés que pose par exemple l’observation de Pluton, il ne comprend pas que l’on soit capable de se prononcer sur les caractéristiques d’exoplanètes (masse, température, orbite), cinq cent mille fois plus éloignées de la Terre que cette dernière planète du système solaire.

 

Aussi, dans l’article New Stars, New Planets ?, à travers une argumentation pertinente, D. B. DeYoung revisite la question des exoplanètes à travers la célèbre 51 Peg b, 70 Virginis et 47 Ursae Majoris b :

51 Pegasi située à quarante-cinq années-lumière, dissimulerait une planète très différente de la Terre. Les émissions radio enregistrées sur les télescopes électroniques indiqueraient la présence d’un satellite cent quatre-vingt-dix fois plus lourd que notre planète et dont la position par rapport à 51 Pegasi serait de 0,05 Unité astronomique (U.A.). Cette unité correspond à la distance moyenne entre la Terre et le Soleil, soit environ cent cinquante millions de kilomètres. On pense que la surface de 51 Peg b excèderait 1 300 °C. La présence d’un tel satellite accomplissant une révolution complète de quatre jours autour de 51 Pegasi, pose plusieurs défis. Les astronomes ont longtemps affirmé que cette exoplanète serait le résultat d’un amalgame de plusieurs débris de planètes provenant initialement d’un disque entourant 51 Pegasi. Wayne R. Pencer contredit cette supposition dans l’article The Existence and Origin of Extrasolar Planets (L’existence et l’origine des planètes extrasolaires). Selon ce physicien diplômé de la Wichita State University, le disque estimé à plusieurs millions d’années se serait dissipé avant la formation du centre de l’exoplanète.

 

Il reste donc peu crédible que ce mécanisme ait pu se concrétiser à une distance si proche de l’étoile, sans que l’exoplanète ne soit avalée. De plus, dans ses premiers instants appelés stade « T. Tauri », l’étoile aurait été cent fois plus volumineuse, émettant donc de puissantes radiations.

 

L’annonce d’une planète extrasolaire 70 Virginis b effectuant sa révolution autour de 70 Virginis dans la constellation de la Vierge, marque l’aboutissement d’observations minutieuses menées pendant sept ans ! Deux mille cinq cents fois plus lourde que la Terre, soit plus de quarante fois la masse de Jupiter, sa distance de 70 Virginis serait de 0,5 U.A. Malgré sa température élevée et la recherche vaine d’une hypothétique trace d’eau, des scientifiques se plaisent à imaginer que la nouvelle planète abriterait une forme de vie. L’hebdomadaire américain Time utilise ces hypothèses pour affirmer dans un sous-titre « choc » mais mensonger : « Des astronomes ont détecté de l’eau sur des planètes autour d’autres étoiles ». [Nous remarquons qu’avec Képler les affabulateurs de la Nasa n’en sont pas à leur premier coup d’essai.] Il est à noter que la gravité et peut-être la pression atmosphérique surdimensionnées d’une telle exoplanète empêcheraient le développement de toute forme de vie. Malgré tous ces tâtonnements, on établit que l’exoplanète 70 Virginis b aurait une ou plusieurs lunes qui influenceraient une orbite décrite comme très elliptique.

 

L’étoile 47 Ursae Majoris serait une naine jaune localisée dans la constellation de la Grande ourse. Ses oscillations seraient dues à l’orbite d’une exoplanète mille fois plus lourde que la Terre, 47 Ursae Majoris b, une géante gazeuse éloignée de deux U.A. de 47 Ursae Majoris. Bien que la distance des planètes au Soleil ne soit pas un critère définitif (la température de Vénus est de 500 °C, tandis que celle de Mercure, deux fois plus près du Soleil, est de 125 °C), au regard de sa position, on en conclut que la surface de l’exoplanète avoisine –100 °C.

De pareilles spéculations prolifèrent comme s’il s’agissait dès à présent de planter le décor d’une vie extraterrestre et pourquoi pas de visiteurs de l’espace. Les exoplanètes gazeuses ont précédé les exoplanètes telluriques. Dans ce brouhaha infernal où les dessins d’artistes se substituent à l’absence de toute preuve formelle, nous pouvons déjà nous demander quelles seront les prochaines affirmations de l’astronomie ?

 

Des astronomes plus prudents préfèrent interpréter les oscillations communément accordées aux exoplanètes par la présence de naines brunes. Présentant une masse intermédiaire entre les planètes et les étoiles, la quantité de deutérium (composition très proche de l’atome d’hydrogène) de ces astres est insuffisante pour déclencher toute fusion nucléaire de la matière. Cette hypothèse s’avère plus réaliste. Elle montre que le néologisme d’exoplanète est employé sans modération. A ce propos, Ron Bernitt, journaliste en astronomie, s’étonne dans l’article Extrasolar Planets Suggest Our Solar System Is Unique And Young (Les exoplanètes suggèrent la singularité et la jeunesse de notre système solaire) que les caractéristiques des exoplanètes soient si différentes des géantes gazeuses du système solaire, auxquelles on les compare. L’ellipse de ces dernières est cependant située à une distance respectable du soleil supérieure à trois U.A., au contraire de 75 % des exoplanètes qui orbitent à proximité de leur étoile.

 

Marsha Freeman, géophysicienne, reconnaît dans la revue 21st Century Science & Technology l’imprudence des astronomes à transposer leurs connaissances du système solaire dans d’autres réalités et régions de la Voie lactée qui s’opposent à la formation des planètes du système solaire. D’après elle, les scientifiques ont affirmé à tort que les autres systèmes solaires pouvaient être conformes, au moins pour les paramètres de base, au nôtre. Ce constat est aussi partagé par le Frankfurter Allgemeine Zeitung. En mars 2008, dans ses pages scientifiques, le célèbre quotidien allemand écrit : « Les autres mondes planétaires qui auraient ressemblé au nôtre paraissent de plus en plus rares », etdéfend l’unicité de notre système solaire.Ce qui remet bien entendu en cause le schéma universel du Big Bang.

 

A l’évidence, la multiplication des exoplanètes dénonce une certaine incompréhension de l’univers et la subjectivité d’une science de plus en plus échafaudée à coup de dogmes et de couvertures de magazines. »

 Laurent Glauzy,

auteur de :
Les géants et l’Atlantide
Témoins de Jéhovah, les missionnaires de Satan
Illuminati. « De l’industrie du Rock à Walt Disney : les arcanes du satanisme ».
Karl Lueger, le maire rebelle de la Vienne impériale
Atlas de géopolitique révisée, tome II
Atlas de géopolitique révisée, tome I
Chine, l’empire de la barbarie
Extra-terrestres, les messagers du New-Age

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