05/03/2013
L'Alsace.
Alsacienne au XIXe siècle.
| Alsace | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Préfecture | Strasbourg |
| Départements | Bas-Rhin (67) Haut-Rhin (68) |
| Chefs-lieux | Strasbourg Colmar |
| Arrondissements | 13 |
| Cantons Communes |
75 904 |
| Démographie | |
| Gentilé | Alsacien(ne) |
| Population | 1 845 687 hab. |
| Densité | 223 hab./km2 |
| Géographie | |
| Superficie | 8 280 km2 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | http://www.region-alsace.eu |
L’Alsace (prononcé [al.zas] ; ’s Elsass en alsacien) est une région culturelle, historique et administrative à l'est de la France métropolitaine. Région de l'Europe rhénane, elle se trouve au cœur de la mégalopole européenne (« la banane bleue »). Avec une densité de 223 hab./km2, c'est la troisième région la plus densément peuplée de France métropolitaine après l'Île-de-France et le Nord-Pas-de-Calais mais c'est aussi la plus petite par sa superficie. L’Alsace est la première région exportatrice française en valeur d'exportations par habitant la deuxième quant au revenu disponible brut des ménages, enfin, c'est une des régions de France où le taux de chômage est le plus bas. Des difficultés économiques sont cependant apparues depuis le début des années 2000.
La cigogne, symbole alsacien.
Architecture traditionnelle alsacienne.
Aujourd'hui, l’Alsace est divisée en deux départements, le Bas-Rhin au nord et le Haut-Rhin au sud. Le conseil régional siège à Strasbourg, qui est aussi la plus importante (759 798 habitants) des cinq grandes agglomérations de la région devant Mulhouse (285 618 habitants), Colmar (115 842 habitants), Haguenau (58 937 habitants) et Saint-Louis (Banlieue française de Bâle - 36 225 habitants) Deux Alsaciens sur trois vivent au sein de ces cinq aires urbaines. Strasbourg et Mulhouse sont respectivement les septième et vingt-cinquième agglomérations les plus peuplées de France. De tradition industrielle forte, Mulhouse est la ville de France métropolitaine qui a la plus forte proportion de jeunes tandis que Strasbourg est le siège de plusieurs institutions européennes, dont le Parlement européen et le Conseil de l'Europe.
Le grand sapin de Noël, Place Kléber en 2010
avec le village de Noël à ses pieds
08:12 Publié dans Régions | Lien permanent | Commentaires (0)
01/03/2013
Évangile selon Jean (1).
L’Évangile selon Jean (en grec Κατά Ιωαννην, Kata Iōannēn) est un évangile, c'est-à-dire un texte qui rapporte la vie et les paroles de Jésus de Nazareth dans le but de transmettre la foi chrétienne. Dans la tradition chrétienne c'est le dernier des quatre évangiles canoniques du Nouveau Testament, et il a été attribuée à l'un des disciples de Jésus, l'apôtre Jean de Zébédée. Cette attribution à un témoin oculaire est aujourd'hui rejetée par les historiens, qui l'attribue à une communauté johannique au sein de laquelle il aurait été composé à la fin du Ier siècle.
Il se démarque des trois autres évangiles canoniques, dits synoptiques, par sa composition, son style poétique, sa théologie, et probablement par ses sources, l'évangile selon Jean est le plus important en matière de christologie, car il énonce implicitement la divinité de Jésus.
La richesse du quatrième évangile a suscité parmi les exégètes une grande variété de découpages ou de plans. Néanmoins, une majorité de ceux-ci s'accordent désormais sur un découpage en deux temps, introduit par un prologue et terminé par épilogue L'évangile est ainsi constitué d'un prologue - qui commence par le célèbre « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. » - et d'un épilogue, qui encadrent le récit proprement dit, lui-même en deux grandes parties : la révélation du Christ devant le monde et la révélation du Christ devant ses disciples que l'exégète Raymond E. Brown appelle le livre des Signes (ou miracles) et le livre de la Gloire.
La première partie (1:6-ch. 12) raconte le ministère public de Jésus depuis son baptême par Jean le Baptiste jusqu'à son arrivée à Jérusalem. Cette première partie insiste sur sept miracles (« signes ») de Jésus. La deuxième partie (ch. 13-21) présente les dialogues de Jésus avec ses principaux disciples (13-17) et décrit sa passion, sa crucifixion et ses apparitions à ses disciples après sa résurrection (18-20). Selon Raymond E. Brown, l'évangile selon Jean peut se décomposer comme suit :
1) Prologue(1,1-18)
2) Première partie : le Livre des Signes(1,19 – 12,50)
• Les jours d'ouverture de la révélation de Jésus (1,19–51)
• Témoignage de Jean Baptiste
• Venue des disciples de Jean à Jésus
• De Cana à Cana (2,1 - 4,54)
• Premier signe à Cana (Noces de Cana) (2,1-12)
• Purification du Temple de Jérusalem(2,13-25)
• Nicodème(3,1-21), témoignage final de Jean Baptiste (3,22-36)
• Jésus et la Samaritaine(4,1-42)
• Second signe à Cana (guérison du fils d'un fonctionnaire) (4,43-54)
• Jésus et les principales fêtes juives(5,1 -10,42)
• Le sabbat(5)
• La Pâque(6)
• La fête des Tentes(7-8)
• Suite des Tentes (9,1 - 10,18)
• Fête de la Dédicace 10,22-42 : Jésus est consacré à la place de l'autel du Temple de Jérusalem
• Vers l'heure de gloire et de mort (11,1 - 12,36) Conclusion du Livre des Signes (12,37-50)
• Résurrection de Lazare et condamnation à mort de Jésus (11)
• Préparatifs à la Pâque et à la mort (12,1-36)
3) Deuxième partie : le Livre de la Gloire(13-20)Épilogue, apparitions du ressuscité, deuxième conclusion (21)
• Dernier repas de Jésus (13-17) Récit de la Passion(18-19)
• La Cène, le Lavement des pieds, la trahison de Judas(13)
• Dernier discours de Jésus, en trois parties (14-17)
• Résurrectionde Jésus (20,1-29)
• Conclusion de l'évangile (20,30-31)
02:16 Publié dans Apolégétique | Lien permanent | Commentaires (0)
27/02/2013
Dynastie des rois de Prusse.
Les Hohenzollern qui étaient princes-électeurs de Brandebourg depuis 1417, devinrent ducs de Prusse en 1525. L'union personnelle entre les deux entités se transforma en royaume de Prusse en 1701, lorsque la dignité royale leur fut accordée par l'empereur avec le titre de « roi en Prusse », puis « roi de Prusse » (à partir de la première partition de la Pologne en 1772). La marche de Brandebourg perdra ses liens de vassalité vis-à-vis du Saint-Empire après la dissolution de celui-ci en 1806.
Les rois de Prusse furent également princes de Neuchâtel de la mort de Marie de Nemours en 1707 à 1848, et empereurs d'Allemagne à partir de 1871.
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Portrait |
Nom |
Règne |
Notes |
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Frédéric I 1657-1713
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18/01/1701 25/02/1713
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Prince-électeur de Brandebourg et duc en Prusse depuis 1688, prend en 1701 la dignité royale sous le titre de « roi en Prusse ».
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le Roi-Sergent 1688-1740 |
25/02/1713 31/05/1740 |
Dévoué au développement de l’État, modernise et accroît l’importance de l’armée et de l’administration. |
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le Grand 1712-1786 |
31/05/1740 17/08/1786
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Premier à porter le titre de roi de Prusse (1772), l’un des modèles du despote éclairé. |
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Frédéric-Guillaume II
1744-1797 |
17/08/1786 16/11/1797 |
Accroît le territoire prussien par des annexions en Pologne. |
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1770-1840 |
16/11/1797 07/06/1840 |
Dernier prince-électeur de Brandebourg, il peut rehausser le rôle de la Prusse en Allemagne après la disparition du Saint-Empire. |
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1795-1861
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07/06/1840 02/01/1861
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Refuse la couronne impériale offerte en 1849 par le parlement de Francfort et octroie une constitution conservatrice qui restera en vigueur jusqu’en 1918. |
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Guillaume I 1797-1888 |
02/01/1861 09/03/1888 |
Président de la Confédération de l’Allemagne du Nord à partir de 1867, puis proclamé empereur allemand lors de l’unification en 1871. |
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1831-1888 |
09/03/1888 15/06/1888 |
Monté mourant sur le trône et décédé trois mois plus tard ; 1888 est appelée l’« année des Trois Empereurs ». |
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1859-1941 |
15/06/1888 09/11/1918 |
Abdication proclamée par le chancelier impérial Max von Baden après sa fuite en Hollande, la Première Guerre mondiale ayant entraîné la chute de l’Empire. |
16:51 Publié dans Histoire, Louange | Lien permanent | Commentaires (0)
25/02/2013
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23/02/2013
Luther et la guerre contre les Turcs (1).
«Le chapitre des Propos de table où se trouve réuni tout ce que Luther a dit sur les Turcs est fort curieux comme peinture des alarmes qu'éprouvaient alors toutes les familles chrétiennes. Chaque mouvement des bai bans est marqué par un cri de terreur. C'est la même scène que celle de Goetz de Berchingen, où le chevalier, ne pouvant agir, se fait rendre compte par les siens du combat qui a lieu dans la plaine et qu'ils contemplent du haut d'une tour.» Michelet.
Le Turc ira à Rome, ainsi que nous le montre la prophétie de Daniel; le jugement dernier sera alors bien proche, mais le Turc ne régnera pas au delà de deux cents ans : les Sarrasins ont commencé à régner huit cents ans après que Jésus-Christ eut racheté nos corps et nos âmes. Attendons ainsi l'avènement de Jésus-Christ. Il faut que l'Allemagne soit châtiée par les Turcs. Je songe souvent avec une extrême tristesse aux calamités et aux dangers qui menacent l'Allemagne, car elle néglige et méprise tout bon conseil. La victoire ne dépend pas de nous; il est un temps pour vaincre les Turcs et un temps pour succomber. Le roi de France s'est longtemps complu dans son orgueil, et il a fini par devenir captif, le pape a longtemps aussi méprisé Dieu et les hommes, enfin il a chute misérablement. On dit que le souverain des Turcs a célébré naguère la circoncision de quatre de ses fils, et qu'il a invité à cette cérémonie le grand Kan (1), le roi de Perse et les Vénitiens ; il est extrêmement vénéré de ses sujets. Il donne à qui il veut un passeport écrit en lettres d'or, un vieh, comme ils l'appellent, et celui qui est muni de cette pancarte peut parcourir lotis les États du Turc; ouest tenu de l'héberger et de le nourrir en chaque endroit. Il maintient son empire dans la paix par la terreur qu'il répand. On dit que les Turcs regardent Jésus-Christ comme un prophète, mais inférieur à Mahomet, et qu'ils prétendent que Jésus-Christ a provoqué la colère de Dieu lorsqu'il a dit : «Je suis la voie, la vérité et la vie. »
1 C'est à dire, le souverain des Tartares. Luther avait raison de dire que le sultan avait invité les Vénitiens à assister à la cérémonie en question; un ambassadeur vint en effet représenter le doge Les fêtes commencèrent le 27 juin 1530 et durèrent dix jours ; feux d'artifice, tournois, tout fut dune magnificence jusqu'alors sans exemple. On fit venir des jongleurs dont les tours peuvent tenir du miracle ; on fil lutter de science et d'esprit des docteurs et des poêles, l'n de ces beaux esprits éprouva un si vif chagrin de se voir éclipser par un rival, qu'il succomba, séance tenante, à une attaque d'apoplexie. Voir Hammor, Histoire de l'empire ottoman, I. V, p. 130 et suiv.
Un homme très-recommandable, nommé Schmaltz, et bourgeois de Hanau , qui avait été en ambassade chez le Turc, raconta au docteur Luther que le roi des Turcs lui avait fait diverses questions au sujet de Luther, lui demandant quel âge il avait. lorsqu'il eut appris que Luther était dans sa quarante-huitième année il dit : « Je voudrais qu'il fût plus jeune, je lui témoignerais toute la bonne volonté que j'ai pour lui. » — Le docteur Luther repartit en faisant un signe de croix : « Dieu me préserve d'être obligé de faire l'épreuve de la faveur du Turc. »
La puissance du Turc est très-grande, il entretient à sa solde, durant toute l'année, des centaines de milliers de soldats; il faut qu'il ait plus de deux millions de florins de revenu annuel. Chez le Turc, tous les hommes sont voués aux armes. Nous, nous sommes très-délicats, nous sommes sans force ; nous sommes divisés entre différents maîtres qui sont en opposition les uns avec les autres; mais nous pourrions vaincre le Turc en lui opposant la prière de l'oraison dominicale: «Seigneur, délivrez-nous du mal, » si l'Allemagne ne répandait pas tant de sang pour les querelles de religion, et si elle ne persécutait pas la vérité qu'elle reconnaît. Dieu nous visitera comme il a châtié Sodome, Gomorrhe, Sebolm , etc. Si je pouvais donner un conseil à Dieu, je voudrais qu'il châtiât l'Allemagne par les mains de quoique homme pieux , et que ce maudit Turc fût mis en déroute. On dit que telle était la famine dans le camp des Turcs, qu'un morceau de pain s'y payait une pièce d'or; mais Vienne (1) et l'armée de l'empereur ne manquaient de rien. Cette victoire est évidemment l'œuvre de Dieu. Le Turc avait juré de conquérir l'Allemagne dans l'année, et il avait déployé un étendard consacre à Mahomet : il a toutefois été mis en une déroute honteuse ; il n'a rien accompli d'important, il n'a conquis aucune ville, et il n'a fait que dévaster et brûler le pays.
1 Il s'agit ici du siège de Vienne entrepris le 27 septembre 1532 et levé le 10 octobre. Consulter le livre XXVI de l’Histoire déjà citée de M. Hammer (tom V). L'Allemagne entière était alors dans la stupeur; les Ottomans faisaient des incursions jusque sur les frontières de la Bavière; ils menaient tout à feu et à sang, massacrant les enfants, les vieillards, emmenant leurs captifs liés à la croupe de leurs chevaux.
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Si les Turcs se rendent maîtres de la Hongrie, ils s'efforceront d'envahir l'Allemagne. La Hongrie a jadis été un pays puissant. Deux fois il a abandonné la foi, aussi a-t-il deux croix à porter; si une troisième fois il vient à abandonner l'Église, il n'y reviendra plus.
Le 21 décembre 1536, le marquis George vint à Wittemberg, et il annonça que les Turcs avaient remporté une grande victoire sur les Allemands , dont la nombreuse et belle armée avait été trahie et massacrée ; il dit que nombre de princes et de seigneurs avaient péri, et que les prisonniers chrétiens étaient traités avec une extrême cruauté , à ce point qu'on leur coupait le nez. Le docteur Luther dit : « Nous autres Allemands , nous devons considérer que la colère de Dieu est à nos portes, et qu'il faut se hâter de faire pénitence tant qu'il en est temps encore. Malheureusement l'Allemagne est livrée à la discorde : voyez quelle haine furieuse portent les papistes aux partisans de l'Évangile ; ils ont mis leur confiance dans l'Empereur, et souvent ils ont été confondus. » Un certain comte fit allumer un grand feu de joie durant la nuit lorsqu'il apprit l'arrivée de l'Empereur en Allemagne, et un prêtre, près d'Eisenach , dit qu'il consentait à perdre toutes ses vaches dans le courant de l'année, si, à la Saint-Michel, Martin Luther et tousses adhérents n'étaient pendus. Ils pensaient qu'il suffisait que l'Empereur marchât contre les luthériens, et ils nourrissaient d'horribles projets ; mais ils ont été bien déçus dans leur attente.

L'empereur des Turcs fait régner à sa cour une grande majesté ; il faut traverser trois vestibules pour arriver jusqu'à lui : dans le premier, il y a douze lions enchaînés, dans le second, des panthères. Le Turc a sous sa domination des pays très-peuplés et très-riches, et depuis dix ans le nombre de ses sujets s'est beaucoup accru. Il a peu à peu et successivement soumis les Sarrasins, qui ont été les maîtres de la Syrie, de l'Asie, de la Terre-Sainte, de l'Assyrie, de la Grèce et d'une portion de l'Espagne ; Selim les a renversés et presque anéantis. C'est ainsi que Dieu joue avec les royaumes , selon la menace d'Isaïe. Les Vénitiens n'ont fait nulle résistance, ils sont efféminés et ne sont pas guerriers. Depuis cent ans, le Turc a beaucoup agrandi son empire; mais c'est encore peu de chose en comparaison des progrès que fit durant cinquante ans l'empire romain : quoique, dans cet intervalle, il eût eu à soutenir contre Annibal une guerre terrible, qui dura vingt-trois ans, il s'était tellement accru, que Scipion disait qu'il ne fallait plus demander dans les prières publiques un accroissement de domination. C'était comme s'il avait dit : Ne pensez plus à étendre votre domination , mais veillez à conserver celle déjà bien ample que vous possédez.
Le 10 novembre 1536, on parla des mensonges et de l'impudence des Turcs, qui prétendaient, en dépit de l'Écriture sainte, être le peuple de Dieu, descendu d'Ismaël. Ils disaient qu'Ismaël était le véritable fils de la promesse, ayant été substitué à Isaac, qui s'était enfui lorsque son père tenait le couteau levé sur lui pour le sacrifier sur le mont Oreb, suivant l'ordre de Dieu. Les Turcs se font gloire d'être très-religieux, et traitent toutes les autres nations d'idolâtres. Ils calomnient les chrétiens en les accusant d'adorer trois Dieux. Ils jurent par un Dieu unique, créateur du ciel et de la terre, par ses anges, par les quatre évangélistes et par les quatre-vingts prophètes venus du ciel, et dont Mahomet a été le plus grand. Ils rejettent toutes les images et ne rendent hommage qu'à Dieu. Ils rendent à Jésus-Christ le témoignage le plus honorable, disant qu'il a été un prophète de la plus éminente sainteté, né de la vierge Marie et l'envoyé de Dieu; mais que Mahomet lui a succédé, et que, dans le ciel, Mahomet est assis à la droite de Dieu et Jésus-Christ à sa gauche. Les Turcs ont retenu beaucoup de choses de la loi de Moïse; mais, enflés de l'insolence de la victoire, ils ont adopté un nouveau culte ; car la gloire des succès guerriers est, selon la chair, la plus grande de toutes, et il leur a été donné, ainsi que l'a annoncé Daniel, de faire la guerre aux hommes pieux et de les vaincre.
L'électeur de Saxe écrivit au docteur Luther que les Turcs avaient remporté une grande victoire. Cazianus, Ungnad, Schlickius avaient été gagnés par les Turcs, et l'on avait placardé dans toutes les églises de Vienne l'arrêt qui les condamnait à être attaches à une potence. Ils avaient conduit l'armée allemande jusqu'au camp des Turcs, et un chrétien, échappé des mains des infidèles, les ayant prévenus de se tenir sur leurs gardes, ils avaient rejeté son avis avec mépris. Ayant ensuite vu l'ennemi s'approcher, ils avaient pris la fuite avec la cavalerie abandonnant les gens de pied, qui avaient été misérablement égorgés et taillés en pièces. Les Turcs avaient fait mine de battre en retraite , ce qui avait engagé des cavaliers chrétiens, au nombre de onze cents, à revenir à la charge, mais cernés et écrasés par l'ennemi, ils avaient tous péri jusqu'au dernier. Cazianus avait reçu des Turcs, par l'entremise d'un juif, dix-huit mille ducats, et il avait même fait la promesse de leur livrer le roi. — Le docteur Luther ayant entendu ces nouvelles, cita le vers : Auri sacra fames, quid non mortalia pectora cogis ?
10:47 Publié dans Choc de civilisations | Lien permanent | Commentaires (0)














































































