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Réflexion et partage sur tous les sujets en rapport avec l'identité luthérienne.
Aux sources du protestantisme intégral
Au-delà de la reformation comme phénomène théologique et ecclesial bien connu, avec ses fortes affirmations du "Sola Scriptura" et du "Sola Fide", avec son refus du magistère et de la succession apostolique qui définit l'Eglise comme communion de tous les rachetés par leur foi en Jésus-Christ, tant vivant que mort. Luther, dans le domaine sociétal, contrairement à Calvin, condamne, l'acquisition du capital par l'intermédiaire de prêts, qui ne représentent aucun "travail" réellement effectué. Il dit dans son grand sermon sur l'usure : "tous ceux là, sont des usuriers qui prêtent à leur prochain du vin, du blé, de l'argent ou autre chose, de façon à faire rendre à ces choses un interêt un an après ou passé tel autre temps" c’est une condamnation des procédés économiques du monde moderne. Cette conception spécifiquement Luthérienne se trouve aux sources du protestantisme, il se fonde sur l'appel à la conscience, et à la règlementation des prix par l'autorité publique. Sur ce point il est en parfaite harmonie avec ce qu'a pu dire Thomas d'Aquin sur le sujet. A cet ordre voulu par Dieu appartiennent les "états" au sens juridique du terme, mais aussi les professions, "établies par Dieu". Ces "vocations" (Berufe) servent Dieu, attendues qu'elles "doivent être utiles aux autres". Ce sont là les principes sociaux du Luthéranisme des origines, qui contrairement aux autres courants du protestantisme proposent une conception de la société que l'on peut qualifier de traditionaliste. Pasteur Blanchard, Président d'Identité Luthérienne
"Pour bien connaître Luther, et son œuvre réformatrice, il faut étudier sa vie entière, ses combats, ses tentations, ses consolations. L’homme est encore plus intéressant que l’homme de parti. Il n’est pas inexact de dire que Luther a été le restaurateur de la liberté pour les derniers siècles, il a courageusement signé de son nom la grande révolution qui légalisa en Europe le droit d’examen. Nous ne pouvons penser, parler,écrire, que cet immense bienfait de l’affranchissement intellectuel ne se renouvelle à chaque instant."
Né en 1960 dans un petit village du Jura suisse, Philippe Decourroux, citoyen helvète, est un musicien compositeur-interprète talentueux qui, sans producteur et en comptant sur ses propres forces, a quand même vendu 250 000 CD de ses œuvres ! Sa rencontre avec le Christ en a fait aussi un militant de la défense de la dignité de la personne humaine, si bafouée dans notre monde déchristianisé. Son association Espoir Diffusion a notamment produit un DVD dénonçant la prostitution et la pornographie. Ce reportage devait être projeté à Tours hier et suivi d’un débat avec Philippe Decourroux, mais l’organisateur, Cinéma National Populaire, a brutalement annulé la séance au motif, selon Philippe Decourroux, que l’œuvre était empreinte de « prosélytisme » chrétien… L’auteur dénonçait hier, dans un communiqué, cet acte de christianophobie. Vous le lirez ci-dessous. L’Observatoire de la Christianophobie a demandé des explications à Cinéma National Populaire…
Je vis en ce moment une expérience révélatrice du climat de christianophobie qui s’est installé chez nos amis français.
Explication :
J’ai été invité par le Mouvement du Nid, associé à deux organisations féministes, pour une conférence à Tours, sur le thème : « Prostitution et pornographie, enjeu de société ? ».
La conférence était programmée ce jeudi 27 mars, aux Cinémas Studio, dans le programme du CNP, le Cinéma National Populaire.
Notre film Le nouvel esclavage devait être projeté et suivi d’un débat.
Je viens d’apprendre que les responsables du CNP ont décidé de censurer le film. Leur éthique ne les autorise pas, disent-ils, à présenter une œuvre qu’ils jugent empreinte de prosélytisme.
Un prétendu prosélytisme chrétien coorganisé par des associations féministes… ce serait presque cocasse si ça ne cachait pas une sombre réalité : nous sommes entrés dans l’ère de la christianophobie.
Au cinéma, au théâtre, en musique et dans l’art en général, vous pouvez aujourd’hui mettre en scène ou évoquer les pires excès sous le couvert de la liberté artistique. Mais parler de trafic humain et de pornographie est interdit à un artiste connu pour son engagement chrétien.
Il s’agit là d’une forme de discrimination inacceptable dans un pays dont la liberté est la première des valeurs supposées être les fondements de la République.
La France est un pays magnifique, un pays que j’aime et que je continuerai d’aimer
.
Mais là, en ce moment, j’ai mal à la France.
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Cette théologie de la nation élue va se combiner avec la vision américaine du XIXe siècle,
surtout avec l'idée du « destin manifeste », selon laquelle les U.S.A. ont une mission à
remplir dans l'histoire du monde. Quelques citations pour en donner une idée :
Nous, les Américains, sommes un peuple particulier et choisi, l'Israël de notre temps.
Nous portons l'arche des libertés du monde.
Herman Melville écrit en 1850 :
Nous, les Américains, sommes un peuple particulier et choisi, l'Israël de notre temps. Nous
portons l'arche des libertés du monde(1).
Le Pasteur Josiah Strong, congrégationaliste, écrivait en 1893,
Etre chrétien, anglo-saxon et américain dans cette génération, c'est certainement se trouver
au sommet des privilèges(2).
En cette fin du XIXe siècle, à l'époque où la controverse fondamentaliste-moderniste se préparait,
quelques semaines après la victoire des Américains sur l'Espagne, un journaliste
presbytérien pouvait écrire que la presse religieuse était quasi-unanime quant au bien-fondé de
garder les îles Philippines dans l'intérêt de la liberté humaine et pour le progrès du christianisme. Un
journal baptiste écrivait au même sujet que « la conquête par les armes doit être suivie par la
conquête pour le Christ(3).
Ainsi, dans cette même ligne, le souci principal du fondamentalisme dans les années 20 était
moins le renouveau de l'Eglise que le maintien d'un ethos puritain au sein de la nation américaine
chrétienne. Le libéralisme théologique était soupçonné d'influence marxiste (« Social Gospel ») et
mettait en question tant les fondements de la foi que l'idée même des Etats-Unis comme nation
chrétienne. Les fondamentalistes vacillaient entre deux options : la version optimiste qui consistait à
refaire une nation chrétienne et la version pessimiste (le retrait).
Le texte suivant, paru en 1920, dans The Presbyterian sous la plume de son éditeur David S.
Kennedy, traduit bien l'esprit de ce premier fondamentalisme américain, en montrant le lien entre
théologie et politique.
Il faut se souvenir que l'Amérique a été engendrée par des ancêtres moraux, qu'elle est bâtie
sur un fondement moral éternel... Ce fondement, c'est la Bible, la Parole infaillible de
Dieu... Mais un affaiblissement de cette norme morale s'est produit dans la pensée et la vie
de l'Amérique, qui est le fruit d'une période où a régné la luxure à l'intérieur et la liberté
due à l'absence de conflit avec l'extérieur. Il n'y a qu'un remède : la nation doit retourner à
son modèle initial de la Parole de Dieu. Elle doit croire, aimer et vivre la Bible. Cela
exigera de réagir à la critique destructrice allemande qui s'est frayée un chemin dans la
pensée religieuse et morale de notre peuple, ainsi qu'aux théories et à la propagande des
« rouges » qui se sont introduits dans la vie publique et la vie industrielle grâce à leur
influence ruineuse et perverse. La Bible et le Dieu de la Bible sont notre seul espoir.
L'Amérique est placée devant un choix ; Elle doit remettre la Bible à la place qu'elle avait
historiquement dans la famille, à l'école, au collège et à l'université, à l'Eglise.
( 1) Gérald H. Anderson, « American Protestants in Pursuit of Mission » : 1886-1986 », International Bulletin of
Missionary Research, (juillet 1988), p. 98.
( 2) Ibid.
( 3) Ibid.
« Evangélisme et fondamentalisme », Fac-réflexion n° 24 – septembre 1993, pp. 4-15 de la revue
La pagination présente ne correspond pas à celle de la revue
l'école du dimanche(4) .
Ainsi, la résurgence « fondamentaliste » dans la « majorité morale » n'a rien de nouveau,
elle s'inscrit dans une tradition qui date des origines de la nation américaine (et qui s'est encore très
fortement manifestée pendant les dernières campagnes électorales).
Les fondamentalistes vacillaient entre deux options : optimiste et pessimiste.
Le fondamentalisme protestant depuis les années 80 au U.S.A. fut à nouveau un mouvement de
réveil religieux et de régénération morale qui a profité du retour de la droite conservatrice
américaine pour percer socialement mais qui s'est heurté à la sécularisation et au
pluralisme(1).
Conclusions
Notre sujet est vaste et nous ne l'avons pas abordé en profondeur. J'ai essayé néanmoins de
montrer plusieurs choses. D'abord que le fondamentalisme américain ne peut se comprendre que
dans un contexte plus large, c'est-à-dire celui de la rencontre entre le christianisme (qu'il soit
catholique ou protestant) et la modernité occidentale, conflit culturelle et théologique qui a
commencé avec les Lumières et qui se s'est pas encore terminée. Nous devons donc enraciner le
fondamentalisme américain dans l'histoire protestante, car il puise ses ressources dans la théologie
de la Réforme qui remonte au XVIe et au XVIIe siècles et ne fait qu'affirmer cette théologie dans un contexte nouveau
où le christianisme est fortement mis en question par des idéologies nouvelles anti chrétiennes.
Si le fondamentalisme et l'évangélisme américains participent à un dynamique plus vaste, ils
ne peuvent cependant se comprendre véritablement que dans le contexte américain, dans l'histoire
du protestantisme américain et sa relation avec la nation américaine.
Au nom de la Bible et de la fidélité à Jésus-Christ, avoir une distance critique à l'égard de
la culture.
L'exemple du fondamentalisme est intéressant, car il montre un christianisme qui veut, au
nom de la Bible et de la fidélité à Jésus-Christ,doit avoir une distance critique à l'égard de la culture
dans laquelle il se trouve. Cette distance critique, elle est toujours nécessaire lorsque l'Evangile
s'incarne dans un lieu donné elle n'implique forcément le séparatisme et un jugement
globalement négatif. Ces dernières années, Lesslie Newbigin, un des fondateurs du Conseil
OEcuménique des Eglises, passe son temps à affirmer à tord, que l'Eglise occidentale est depuis trop
longtemps prisonnière de sa culture et appelle les chrétiens à développer une véritable missiologie
de la culture occidentale (2). Les évangéliques devront, je l'espère, être le recours à une telle entreprise.
Par contre, dans la mesure où le nationalisme est l'une des composantes fondamentales de la
modernité, l'exemple du fondamentalisme et de l'évangélisme américains nous montre combien il
est facile d'être pertinant dans ce regard et ce dialogue critique avec la culture ambiante.
( 4) Willaime, p. 67.
(1) Willaime, p. 70
(2) Voir par exemple ses derniers ouvrages : Foolishness to the Greeks : the Gospel and Western Culture (Eerdman's,
1986) ; The Gospel in a Pluralist Society (SPCK, 1989); Truth to Tell : the Gospel as Public Truth (Eerdman's,
1991).
« Evangélisme et fondamentalisme », Fac-réflexion n° 24 – septembre 1993, pp. 4-15 de la revue
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Ainsi le regard critique ne doit pas seulement se porter vers l'extérieur, mais aussi vers l'intérieur, ne surtout pas avoir peur de critiquer les présuposés du modernisme.
Etre dans le monde sans être du monde, voilà le défi permanent que nous a montré l'incarnation de Dieu
Au fur et à mesure qu'on a essayé de définir l'identité évangélique, on a découvert qu'il y
avait beaucoup d'Eglises et de mouvements qui se considèrent comme étant évangéliques.
Néanmoins, les différences entre ces groupes divers qui se disent évangéliques sont parfois
considérables (charismatiques, baptistes du sud, les « non-dénominationnels », les frères, les
mennonites, les blocs évangéliques au sein des grandes dénominations protestantes, etc.)(2).
Il est vrai que Billy Graham a joué un rôle important pour créer l'identité évangélique et
pour donner une cohérence au mouvement. Le congrès mondial sur l'évangélisation à Berlin (1966)
et le Congrès de Lausanne (1974) et, beaucoup plus récent, le congrès de Manille, sont des repères
importants dans l'identité des évangéliques.
Peut-être la manière manière de décrire l'identité théologique évangélique est de simplement
rappeler les sept points principaux de la confession de foi de la National Association of
Evangelicals, (qui sont repris dans la déclaration de foi de l'Alliance Evangélique Française) :
Nous croyons :
-à l'Ecriture Sainte, Parole infaillible de Dieu, autorité souveraine en matière de foi et
de vie ;
- en un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit de toute éternité ;
- en Jésus-Christ notre Seigneur, Dieu manifesté en chair, né de la Vierge Marie, à son humanité
exempte de péché, ses miracles, sa mort expiatoire et rédemptrice, sa résurrection
corporelle, son ascension, son oeuvre médiatrice, son retour personnel dans la puissance et la
gloire ;
- au salut de l'homme pécheur et perdu, à sa justification non par les oeuvres mais par la seule foi
grâce au sang versé par Jésus-Christ notre Seigneur, à sa régénération par le Saint-
Esprit ;
- en l'Esprit-Saint qui, venant demeurer en nous, nous donne le pouvoir de servir
Jésus-Christ, de vivre une vie sainte et de rendre témoignage ;
- à l'unité véritable dans le Saint-Esprit de tous les croyants formant ensemble l'Eglise
universelle, corps du Christ ;
- à la résurrection de tous : ceux qui sont perdus ressusciteront pour le jugement ; ceux
qui sont sauvés ressusciteront pour la vie.
IV. Rapports avec la société américaine
Pour beaucoup de Français, le protestantisme américain est connu par ce que la presse en
raconte, et dans les dernières années, cela concerne surtout le et sur le mouvement appelé « la majorité morale ,associée à des hommes comme Jerry Falwell et Pat Robertson Pour certains, ces deux phénomènes représentent unerésurgence du fondamentalisme(3)
( 1) Robert K. Johnston (2d.), The Use of the Bible in Théology : Evangelical Options (Atlanta : John Knox press,
1985, p. 2.
( 2) Voir à ce propos le travail de George M. Marsden, Understanding Fundamentalism and Evangelicalism
(Eedmans, 1991).
« Evangélisme et fondamentalisme », Fac-réflexion n° 24 – septembre 1993, pp. 4-15 de la revue
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La relation religion/ société aux Etats-Unis est très importante pour comprendre ces deux
mouvements.
La cérémonie d'investiture des présidents américain ressemblent
à un culte.Elle a commencé avec une prière d'invocation prononcée par un pasteur en présence du
président et du vice-président qui prêtent serment sur la Bible, une choralenoire a chanté un cantique de louange
un orchestre militaire jouait des hymnes bien connus, et la cérémonie s'est terminée avec une bénédiction prononcée de nouveau par le pasteur.
Bien que la constitution américaine affirme la séparation entre l'Eglise et l'Etat, il y a
toujours eu un lien très proche entre le protestantisme dans la société américaine. Et pour bien
comprendre le phénomène fondamentaliste/évangélique américain, on ne peut pas faire abstraction
de ce lien.
Nous avons déjà vu que sur le plan théologique, le fondamentalisme et l'évangélisme
américains sont héritiers de l'héritage protestant des XVIIIe et XIXe siècles. Cet héritage, qui doit
beaucoup au puritanisme, comporte aussi une certaine vision de la société et de la nation
américaine.
Le fondamentalisme américain... se situe en particulier dans la grande tradition du
puritanisme anglo-saxon qui entend fonder l'ordre social sur la Bible et qui véhicule un
certain messianisme où l'Amérique apparaît comme un nouvel Israël incarnant une société
de « vrais croyants » liés par le Covenant. Pour les puritains américains, l'imagerie biblique
sert à la fois de support à l'expérience religieuse, aux comportements éthiques individuels et
à l'identité de la civilisation américaine dans son ensemble(3).
Déjà les puritains anglais croyaient que l'Angleterre était une nation élue, choisie par Dieu
pour jouer un rôle particulier dans l'histoire mondiale. Les puritains américains ont retenu cette idée,
mais en substituant les Etats-Unis à l'Angleterre.
« Ce fondamentalisme protestant nord-américain s'est à nouveau manifesté dans les années 80 avec le
mouvement de la Moral Majority et les télévangélistes ». (Jean-Paul Willaime, La précarité protestante [Genève :
Labor et Fides, 1992], p. 67).
( 1) D'ailleurs, Graham a été proche de tous les présidents américains depuis Harry Truman.
( 2) « Le phénomène Billy Graham », Idéa, N° 1 (janvier 1993), p. 9.
( 3) Willaime, op. cit., p. 66.
« Evangélisme et fondamentalisme », Fac-réflexion n° 24 – septembre 1993, pp. 4-15 de la revue
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La tante d’une des deux fillettes assassinées par Marc Dutroux a fait de graves déclarations : « Le marché des vidéos porno qui met en scène des mineurs compte des ramifications dans toute l’Europe, notamment aux Pays-Bas, en Allemagne et en Suisse. » Le quotidien flamand De Standaard a divulgué qu’au moins quatre policiers faisaient partie de la secte satanique Abrasax, suspectée d’avoir acheté des enfants au pédo-criminel Dutroux pour ses rites.
Cette découverte déconcertante a été réalisée grâce à une lettre (« un bon de commande ») trouvée lors des recherches des corps de Julie et Melissa, ensevelies vivantes par le même Dutroux dans la maison de Bernard Weinstein.
Dans cette lettre de la secte satanique signée Anubis, il était demandé à Weinstein de « ne pas oublier que la grande fête approche et nous attendons le cadeau pour la grande prêtresse ».
Un autre étrange document demande de trouver « huit victimes d’un à trente-trois ans ». Anubis, de son vrai nom Francis Desmedt, est « grand maître » de la soi-disant « vieille religion », une sorte d’association internationale de sorcières. La grande prêtresse n’est autre que Dominique Nephtys, membre de l’église belge de Satan. Quels sont les autres membres de cette secte satanique restée secrète ? Il est bien difficile de répondre, car les enquêtes n’ont pas pu avancer : le 14 octobre 1996, le juge d’instruction anti-pédophile Jean-Marc Connerotte a été dessaisi par la cour de cassation, pour avoir assisté à un souper spaghettis de soutien aux victimes de Marc Dutroux, dans le cadre d’une soirée organisée le 21 septembre.
Le magistrat n’enquêtera donc plus sur Dutroux, alors qu’il était devenu un héros populaire. Cette annonce a provoqué des manifestations et des grèves multiples. Une femme, pendant que les manifestants hurlaient « Justice pourrie », s’est exclamée : « Aujourd’hui des enfants sont assassinés pour la seconde fois ».
Le 12 décembre 2013, l’affaire Dutroux connaît un nouveau rebondissement : lors de la procédure de levée de son immunité parlementaire, le très courageux député fédéral belge Laurent Louis révèle être soutenu dans sa démarche par la grand-mère de Julie Lejeune, une des petites victimes de Dutroux. Il affirme aussi avoir rencontré un jeune homme qui a été violé à quatorze ans par Di Rupo. Laurent Louis a reçu le soutien de l’humoriste Dieudonné qui dans son spectacle interdit Le Mur, évoquait la pédophilie, laissant entendre ses liens avec les plus hautes sphères de l’Etat !
Le parquet général avait demandé à la Chambre de lever son immunité parlementaire, voté à l’unanimité par la clique des députés afin qu’il puisse être jugé. Le 7 juin 2012, Laurent Louis avait été inculpé pour recel de pièces du dossier Dutroux ainsi que pour calomnie à l’égard d’un journaliste présenté comme « protecteur des pédophiles ». Cette dernière prévention concerne également des « injures » proférées à l’adresse d’Elio Di Rupo, que le député avait plusieurs fois traité de pédophile.
Le consul pédophile
Des personnes au-dessus de tout soupçon continuent de massacrer des enfants en toute impunité. Le consul-adjoint israélien en poste au Brésil, Arie Scher, accusé de pédophilie et de trafic de mineurs, a fui le Brésil le 5 juillet 2000 pour se réfugier en Israël. Scher aurait réussit à quitter l’Amérique latine avant que les forces de l’ordre ne diffusent son identité aux postes de frontière. La police brésilienne a recueilli les déclarations d’une adolescente de treize ans qui aurait « participé à plusieurs jeux fétichistes dans l’appartement du consul, situé dans l’élégant quartier d’Ipanema, dans le Sud de Rio de Janeiro. Sur une des photographies trouvées lors de la perquisition de l’appartement, la même enfant apparaissait nue, embrassant le consul. Selon la police, Scher et son complice, le Pr George Schteinberg, possédaient neuf sites Internet de pornographie et de pédophilie1. » Tel Aviv qui refuse les accusations de la police Brésilienne, nommera Arie Scher consul de l’État hébreu en Australie.
La chasse aux enfants en Belgique
L’hebdomadaire Diario2 a décrit des faits horribles liés à la pédophilie, qui se sont déroulés à Aruba, petite île-État de la mer des Caraïbes rattachée au royaume des Pays-Bas : « Après la terrible dénonciation de l’Eurodéputé belge Olivier Dupuis au Congrès radical, Diario relate des chasses aux enfants, assassinés à coups de fusil en guise de divertissement. Le reportage La chasse aux enfants en Belgique, signé du journaliste italien Gianluca Paolucci, est repris par l’hebdomadaire : « Durant le congrès du Parti radical, le député européen belge Olivier Dupuis a lancé une série d’affirmations qui ont fortement choqué le public : dans son pays, des enfants ont été contraints de subir des violences en tout genre. Ils ont été assassinés comme des lapins, lors de parties de chasse auxquelles participaient des personnes de l’aristocratie, des financiers, des notables et des fonctionnaires de l’Etat. »
« Des personnalités au-dessus de tout soupçon »
Le satanisme constitue un danger en pleine expansion. Les adorateurs du diable sont en constante augmentation, également à Rome. Le quotidien Avvenire révèle : « Une autre secte satanique de trois mille adeptes a été découverte à Rome.. »3 Cet article dévoile aussi que « la congrégation comptait ‘parmi ses affiliés des personnalités du monde du spectacle… »
À Londres, Scotland Yard enquête sur de la disparition de 2 500 adolescents. Le journaliste Alfio Bernabei rapporte d’autres faits terribles qui se sont produits dans la capitale anglaise : « De la chair d’enfants et de fœtus humains a été consommée par des hommes et des femmes ayant pris part à des rituels cannibales, ces dernières années, dans le cadre d’une commémoration satanique. Des enfants ont été torturés, violés et sacrifiés sur des autels. »4
Mille cinq cent personnes disparues en six mois
Aux États-Unis, ces horreurs sont encore plus fréquentes. La ville californienne de Modesto détient le record national des États-Unis en termes de disparition, avec mille cinq cent personnes disparues en six mois5. Fay Yager, directrice du Centre pour la défense des enfants, Children of the Underground, expose que les enquêteurs sont de plus en plus confrontés au monde mystérieux des sectes sataniques. En 1989, sur Canale 5, lors de l’émission Arcana, le journaliste Giorgio Medail affirmait qu’aux États-Unis, chaque année, sont assassinés au cours de rites sataniques cinquante mille personnes, dont de jeunes enfants.
Selon Ted Gunderson, ces crimes horribles, dans la grande majorité des cas, restent impunis faute de volonté politique. L’ancien agent du FBI argue que la loi n’est pas appliquée, parce que ces groupes comptent des soutiens au plus haut niveau de l’État. Selon lui, ‘aux États-Unis, deux scandales liés à la prostitution infantile et à la production de snuff movies impliquant des politiciens proches de la Maison-Blanche et au-dessus de tout soupçon, ont été étouffés. Les services secrets, qui dépendent directement du président, sont intervenus pour faire cesser les enquêtes. Les victimes ont été emprisonnées et les témoins sont morts dans d’étranges accidents6.
À l’issue d’une longue enquête, le journaliste Paul Rodriguez, du Washington Times, a affirmé : « J’ai réussi à prouver que des personnes liées à la Maison-Blanche géraient un réseau de jeunes garçons. J’ai trouvé plusieurs documents qui attestent l’implication de Craig Spence dans les organisations de parties gays et pédophiles. Probablement ancien agent de la CIA et ex-directeur de l’équipe de George Bush, il était lié à la Maison-Blanche, chargé d’organiser un réseau aux services de la Maison-Blanche [ce lobbyiste Républicain sera retrouvé mort en 1989, dans sa chambre, à l’hôtel Ritz-Carlton, le plus cher de Boston].Le nom d’un autre député, Barry Franks, apparaît dans ce scandale pédophile. Pendant une année, nous avons travaillé à quatre : les informations collectées sont terrifiantes. Exclu des enquêtes, le FBI s’est donc occupé des services secrets qui dépendent directement de la Maison-Blanche. Ce réseau criminel comprenait des représentants Républicains et Démocrates. Il s’étendait de New York à la Pennsylvanie, du Nebraska à la Californie. Des garçons étaient enlevés dans la rue et séquestrés dans des fermes. Les victimes étaient également prises dans des instituts d’adoption ou dans les campings. »7
Paul Rodriguez a mené plusieurs enquêtes avant de publier, en première page de son journal, des articles sur un réseau d’enfants impliquant des députés et des VIP appartenant à l’entourage de Ronald Reagan et de George Bush.
Les titres des articles de Paul Rodriguez étaient particulièrement éloquents : « Sexe en vente dans l’appartement d’un député », « le service secret fait cesser l’enquête sur des prostituées de VIP », « des enfants prostitués emmenés au milieu de la nuit à la Maison-Blanche ». Après quelques mois, Paul Rodriguez renonça mystérieusement à ses enquêtes sur la pédophilie au sommet de l’État américain.
Le trafic d’organes
Il y a aussi un marché des organes provoquant des scènes criminelles sur des enfants. Les clients reçoivent un catalogue d’organes servant soit à des mises en scènes fétichistes et sataniques, soit à des transplantations clandestines. Ce commerce particulièrement répugnant engendre aussi la disparition, chaque année, de centaines de mineurs, victimes de réseaux internationaux8. Le parlementaire hondurien Rosario Godoy de Osejo, fondateur d’un comité pour les enfants disparus, expose : « Le prélèvement d’organes sains sur de jeunes sujets pour alimenter la vente des pays riches explique les nombreux cas de disparition d’enfants exportés à l’étranger. » Il affirme qu’au Honduras, le président Callejas était impliqué dans ce trafic, comprenant aussi de fausses adoptions et ayant causé, dans les années 1990, l’enlèvement de huit cents enfants9.
Il existerait vraiment des sortes de supermarchés proposant des organes de jeunes cadavres. La Gazetta del Sud commente : « L’ONU a officiellement dénoncé le trafic d’enfants qui a pour finalité le commerce d’organes dans certains pays. (…) La commission des Nations unies a examiné de nombreux témoignages, des documents écrits et aussi des vidéos fournies par des organisations liées à la protection de l’enfance. Un porte-parole de la commission a refusé de communiquer le nom des pays suspectés dans ce trafic. »10
Éric Sottas, fondateur, en 1985, de l’Organisation Mondiale Contre la Torture, a rappelé le cas de 1 395 jeunes malades disparus en Argentine, de l’hôpital psychiatrique de La Colonia Montes de Oca, situé à côté de Buenos Aires. Éric Sottas a évoqué la découverte dans un frigo de la chambre mortuaire de la Faculté de médecine de l’Université de Barranquilla, en Colombie, de nombreux corps où étaient prélevés des organes destinés à alimenter le trafic de transplantation11.
Ce monde de l’horreur paraît sans fin : Baby Doc, l’ex-directeur d’Haïti, se serait enrichi en commercialisant des cadavres frais et des organes congelés auprès de cliniques américaines, et d’instituts américains universitaires ou de recherche. (…) Au Guatemala aussi, un trafic était spécialisé dans la vente d’enfants aux États-Unis pour des transplantations clandestines12. En Colombie, des enfants sont enlevés alors qu’ils jouent dans la rue. Des laboratoires leur enlèvent les yeux avant de les relâcher13.
Le quotidien italien La Repubblica relate que les techniques de recherches de l’Université de l’Indiana, aux États-Unis, permettent de régénérer le cœur tout en évitant une transplantation. L’intervention consiste à prélever une cellule du cœur d’un embryon et de l’implanter sur le muscle cardiaque d’un adulte. Ainsi, l’organe malade bénéficie de la force et de la longévité des jeunes cellules. Pour réduire les risques de rejet, la cellule neuve pourrait être prélevée sur le fils du recevant, c’est-à-dire un embryon créé en éprouvette avec les spermatozoïdes du père et les ovules de la mère14.
Afin d’adopter un tel système, on pourra aussi utiliser l’ovule d’une donatrice anonyme, afin que les cellules soient génétiquement identiques. Ainsi, ‘pour redonner de la force à son cœur vieilli, il faudra procréer un enfant, puis l’assassiner pour se faire greffer ses jeunes cellules. Ces techniques particulièrement morbides peuvent en théorie fonctionner sur des fœtus qui seront ensuite avortés.
En 1996, dans son ouvrage Il grande peccato ieri e oggi (Le grand péché d’hier et d’aujourd’hui), P. Andrea D’Ascanio mentionne une nouvelle tendance cannibale : des fœtus avortés sont aujourd’hui utilisés comme compléments alimentaires pour garantir une peau souple et un corps plus fort. Pour ce faire, des cadavres sont utilisés en cuisine afin de préparer des soupes excellentes pour la santé. C’est la dernière nouveauté diététique en vogue en Chine. Selon P. Andrea D’Ascanio, notre système, de plus en plus éloigné de la réalité, prépare ‘un monde factice, où ‘des évènements atroces se déroulent en coulisses : par exemple, en Grande-Bretagne, vingt-hui enfants ont été assassinés pour tester un nouveau traitement.
Concernant des évènements similaires qui se sont produits à l’hôpital universitaire de Stoke-on-Trent, en Grande-Bretagne,entre 1989 et 1993, Il Manifesto publie : « Tels des cochons d’Inde, des nouveau-nés prématurés ont servi à l’expérimentation d’un nouveau ventilateur de couveuses : sur un total de 122 enfants soumis au nouveau traitement, 28 sont décédés et plus de 15 ont été victimes des dommages cérébraux permanents. »15 Ce terrible bilan est tiré du rapport d’une commission d’enquête ordonnée par le ministère de la Santé britannique
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Trafics d’organes : révélations au péril de la vie
En mai 1996, Xavier Gautier, grand reporter au Figaro, a été trouvé pendu dans sa résidence d’été dans l’île de Minorque (Baléares). Le seul indice était l’inscription sur un mur, en espagnol « traîtres, diable rouge ». Les enquêteurs espagnols ont privilégié la piste du suicide ! Avant de partir en vacances, Xavier Gautier avait travaillé sur une longue enquête concernant un trafic d’organes présumé, provenant de Bosnie, pour une clinique d’Italie du Nord. Antonio Guidi, diplômé de médecine de La Sapienza, ministre de la Famille de 1994 à 1995 et ministre de la Santé de 2001 à 2006, ‘explique : « Le phénomène est mondial. Mais l’Italie, qui a constitué un lieu de transition pour le trafic de drogue, est devenue un point de transit pour le trafic d’enfants. Ils arrivent de pays instables de l’Est de l’Europe et d’Afrique. Ces enfants sont de la viande de réserve pour les riches. Des dépôts d’organes pour les fils de ceux qui ont de l’argent. » Cependant, quand il lui est demandé si ces enfants ont été mutilés pour que les organes servent à des transplantations en Italie, il rétorque avec beaucoup de légèreté et un certain sadisme : « En Italie, non. C’est impossible ! Ils traversent nos terres comme des oiseaux migrateurs, dont le destin est d’être abattus. »16
Les accusations faites à l’Italie
Pourtant, La Nacion de Buenos Aires s’est fait l’écho des accusations de don Paul Baurell, professeur de Théologie de l’Université brésilienne de Sao Paolo, et de celles faites le 1er août 1991 à Genève par Renée Bridel, déléguée de l’association internationale des juristes démocrates, auprès du groupe de travail sur l’esclavage des Nations unies, qui accusent l’Italie de pratiquer le trafic d’organes. Les articles de La Nacion de Buenos Aires ont été repris par le quotidien brésilien O Globo di Rio, qui définit l’Italie comme étant l’un des plus grands importateurs d’enfants du Brésil. Le correspondant d’O Globo di Rio à Rome affirme : « L’Italie et le plus important acheteur de bébés. »
Cette même année, le quotidien La Repubblica di Lima dénonce, avec une liste de noms à l’appui, des ressortissants italiens venus au Pérou pour acheter des nouveau-nés. Corriere della Sera commente : « Selon la presse de Lima, des ressortissants italiens auraient importé 1 500 petits Péruviens, qui seront ensuite assassinés pour permettre l’exportation de leurs organes. »17
Ces enfants enlevés, réduits en esclavage, violés, contraints à se prostituer, immolés à Satan ou assassinés pour que soient dérobés leurs organes, constituent une réalité infernale ‘à l’échelle planétaire, comme le certifie Renée Bridel. Bien entendu, ni la presse ni la télévision ne dénoncent la gravité de cet univers pervers fait de souffrance d’enfants innocents. Tous ces donneurs de leçons, ces grands théoriciens morbides de la démocratie, en parlent seulement avec parcimonie, pour ne pas éveiller les consciences sur un monde politique complice de sectes satanistes.