En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Réflexion et partage sur tous les sujets en rapport avec l'identité luthérienne.
Aux sources du protestantisme intégral
Au-delà de la reformation comme phénomène théologique et ecclesial bien connu, avec ses fortes affirmations du "Sola Scriptura" et du "Sola Fide", avec son refus du magistère et de la succession apostolique qui définit l'Eglise comme communion de tous les rachetés par leur foi en Jésus-Christ, tant vivant que mort. Luther, dans le domaine sociétal, contrairement à Calvin, condamne, l'acquisition du capital par l'intermédiaire de prêts, qui ne représentent aucun "travail" réellement effectué. Il dit dans son grand sermon sur l'usure : "tous ceux là, sont des usuriers qui prêtent à leur prochain du vin, du blé, de l'argent ou autre chose, de façon à faire rendre à ces choses un interêt un an après ou passé tel autre temps" c’est une condamnation des procédés économiques du monde moderne. Cette conception spécifiquement Luthérienne se trouve aux sources du protestantisme, il se fonde sur l'appel à la conscience, et à la règlementation des prix par l'autorité publique. Sur ce point il est en parfaite harmonie avec ce qu'a pu dire Thomas d'Aquin sur le sujet. A cet ordre voulu par Dieu appartiennent les "états" au sens juridique du terme, mais aussi les professions, "établies par Dieu". Ces "vocations" (Berufe) servent Dieu, attendues qu'elles "doivent être utiles aux autres". Ce sont là les principes sociaux du Luthéranisme des origines, qui contrairement aux autres courants du protestantisme proposent une conception de la société que l'on peut qualifier de traditionaliste. Pasteur Blanchard, Président d'Identité Luthérienne
"Pour bien connaître Luther, et son œuvre réformatrice, il faut étudier sa vie entière, ses combats, ses tentations, ses consolations. L’homme est encore plus intéressant que l’homme de parti. Il n’est pas inexact de dire que Luther a été le restaurateur de la liberté pour les derniers siècles, il a courageusement signé de son nom la grande révolution qui légalisa en Europe le droit d’examen. Nous ne pouvons penser, parler,écrire, que cet immense bienfait de l’affranchissement intellectuel ne se renouvelle à chaque instant."
Le numéro de mars de L'Homme Nouveau propose un entretien avec David Bereit, fondateur du mouvement américain : 40 Days for Life. Extraits :
"[...] Margaret [son épouse] me raconta beaucoup d’histoires sur des jeunes adultes de Corpus Christi (Texas). Tous les samedis, leurs familles se rendaient devant des cliniques d’avortement pour y prier en compagnie de centaines d’autres chrétiens. Au bout de quelques années, ils virent ces cliniques fermer les unes après les autres pour ne plus jamais rouvrir. J’ai alors commencé à prendre conscience que l’on pouvait faire quelque chose pour contribuer à résoudre le problème de l’avortement et là était mon devoir. Mais ce qui a vraiment poussé ma décision, c’est quand j’ai appris que Planned Parenthood, la plus grande chaîne d’avortoirs aux États-Unis, allait ouvrir sa première clinique d’avortement dans la ville où j’habitais : College Station. C’est cette information qui m’a poussé à m’impliquer activement dans le sauvetage de vies, à aider à changer les cœurs et les esprits, et à travailler pour mettre un terme à l’injustice que constitue l’avortement dans notre société.
Pourquoi et quand avez-vous décidé de lancer les 40 Days for Life ?
Après plusieurs années d’efforts pro-vie à College Station, nous avons constaté que rien ne marchait aussi efficacement que nous l’avions espéré et que le nombre d’avortements continuait à grimper. Quatre membres de notre petit groupe se réunirent un jour de l’été 2004 autour d’une table dans notre local pro-vie, et nous décidâmes de prier pendant une heure, car nous reconnaissions que si mettre un terme à l’avortement était humainement impossible, à Dieu tout est possible. Pendant notre prière, la première chose que Dieu mit dans nos cœurs fut cette période de quarante jours, une période que Dieu utilise, tout au long de l’histoire biblique, pour mettre en évidence la transformation dans le monde. Les trois choses que nous décidâmes furent : 1. Prière et jeûne pour obtenir la fin de l’avortement, en reconnaissant qu’avec Dieu, tout est possible. 2. Organisation de vigiles pacifiques de prière ininterrompue, 24 h sur 24, devant des cliniques d’avortement pour témoigner de l’injustice qui s’y déroulaient, et offrir de l’espérance et de l’aide aux mères risquant de prendre la pire décision de leur vie. 3. Une approche communautaire, en diffusant le message pro-vie aux membres de nos communautés, en faisant du porte à porte, en prenant la parole dans les églises et les écoles et en nous impliquant dans les médias. Ces trois actions – prière et jeûne, vigiles pacifiques et approche communautaire – constituèrent la structure des 40 Days for Life. Deux semaines après cette heure de prière, nous lancions la première campagne des 40 Days for Life. Plus d’un millier de personnes s’y engagèrent localement. Cette année-là, le taux des avortements diminua de 28 % dans notre communauté.
[...] En démarrant les 40 Days for Life, nous pensions qu’une douzaine voire une quinzaine de villes participeraient de manière coordonnée à cet effort national. Or, lors de cette première campagne, ce furent 89 villes de 33 États différents qui se mobilisèrent ! Désormais, ce sont des centaines de villes et de nombreux pays qui participent aux campagnes des 40 Days for Life. [...] Plus de 600 000 volontaires ont participé à nos campagnes et nos informations confirment que 8 245 enfants à naître ont été in extremis sauvés de l’avortement à cause de tous ces gens priant devant des cliniques d’avortement, dont 44 ont définitivement fermé leurs portes, tandis que 88 employés d’avortoir touchés au cœur ont quitté l’industrie de l’avortement. [...]
Le mouvement pro-vie doit être mondial dans son étendue et sa convergence. L’avortement est la cause numéro un de mortalité dans le monde, il tue plus de vies que les maladies cardiovasculaires, le cancer, le sida, la faim ou toute autre cause. Pour combattre cette crise, nous devons mener cette lutte ensemble, nous devons nous mobiliser indépendamment des divisions entre nations, langues ou cultures, nous devons tous travailler ensemble pour faire admettre que la vie d’un enfant est sacrée aux yeux de Dieu et mérite d’être protégée. [...]"
Au fur et à mesure qu'on a essayé de définir l'identité évangélique, on a découvert qu'il y
avait beaucoup d'Eglises et de mouvements qui se considèrent comme étant évangéliques.
Néanmoins, les différences entre ces groupes divers qui se disent évangéliques sont parfois
considérables (charismatiques, baptistes du sud, les « non-dénominationnels », les frères, les
mennonites, les blocs évangéliques au sein des grandes dénominations protestantes, etc.)(2).
Il est vrai que Billy Graham a joué un rôle important pour créer l'identité évangélique et
pour donner une cohérence au mouvement. Le congrès mondial sur l'évangélisation à Berlin (1966)
et le Congrès de Lausanne (1974) et, beaucoup plus récent, le congrès de Manille, sont des repères
importants dans l'identité des évangéliques.
Peut-être la manière manière de décrire l'identité théologique évangélique est de simplement
rappeler les sept points principaux de la confession de foi de la National Association of
Evangelicals, (qui sont repris dans la déclaration de foi de l'Alliance Evangélique Française) :
Nous croyons :
-à l'Ecriture Sainte, Parole infaillible de Dieu, autorité souveraine en matière de foi et
de vie ;
- en un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit de toute éternité ;
- en Jésus-Christ notre Seigneur, Dieu manifesté en chair, né de la Vierge Marie, à son humanité
exempte de péché, ses miracles, sa mort expiatoire et rédemptrice, sa résurrection
corporelle, son ascension, son oeuvre médiatrice, son retour personnel dans la puissance et la
gloire ;
- au salut de l'homme pécheur et perdu, à sa justification non par les oeuvres mais par la seule foi
grâce au sang versé par Jésus-Christ notre Seigneur, à sa régénération par le Saint-
Esprit ;
- en l'Esprit-Saint qui, venant demeurer en nous, nous donne le pouvoir de servir
Jésus-Christ, de vivre une vie sainte et de rendre témoignage ;
- à l'unité véritable dans le Saint-Esprit de tous les croyants formant ensemble l'Eglise
universelle, corps du Christ ;
- à la résurrection de tous : ceux qui sont perdus ressusciteront pour le jugement ; ceux
qui sont sauvés ressusciteront pour la vie.
IV. Rapports avec la société américaine
Pour beaucoup de Français, le protestantisme américain est connu par ce que la presse en
raconte, et dans les dernières années, cela concerne surtout le et sur le mouvement appelé « la majorité morale ,associée à des hommes comme Jerry Falwell et Pat Robertson Pour certains, ces deux phénomènes représentent unerésurgence du fondamentalisme(3)
( 1) Robert K. Johnston (2d.), The Use of the Bible in Théology : Evangelical Options (Atlanta : John Knox press,
1985, p. 2.
( 2) Voir à ce propos le travail de George M. Marsden, Understanding Fundamentalism and Evangelicalism
(Eedmans, 1991).
« Evangélisme et fondamentalisme », Fac-réflexion n° 24 – septembre 1993, pp. 4-15 de la revue
La pagination présente ne correspond pas à celle de la revue
La relation religion/ société aux Etats-Unis est très importante pour comprendre ces deux
mouvements.
La cérémonie d'investiture des présidents américain ressemblent
à un culte.Elle a commencé avec une prière d'invocation prononcée par un pasteur en présence du
président et du vice-président qui prêtent serment sur la Bible, une choralenoire a chanté un cantique de louange
un orchestre militaire jouait des hymnes bien connus, et la cérémonie s'est terminée avec une bénédiction prononcée de nouveau par le pasteur.
Bien que la constitution américaine affirme la séparation entre l'Eglise et l'Etat, il y a
toujours eu un lien très proche entre le protestantisme dans la société américaine. Et pour bien
comprendre le phénomène fondamentaliste/évangélique américain, on ne peut pas faire abstraction
de ce lien.
Nous avons déjà vu que sur le plan théologique, le fondamentalisme et l'évangélisme
américains sont héritiers de l'héritage protestant des XVIIIe et XIXe siècles. Cet héritage, qui doit
beaucoup au puritanisme, comporte aussi une certaine vision de la société et de la nation
américaine.
Le fondamentalisme américain... se situe en particulier dans la grande tradition du
puritanisme anglo-saxon qui entend fonder l'ordre social sur la Bible et qui véhicule un
certain messianisme où l'Amérique apparaît comme un nouvel Israël incarnant une société
de « vrais croyants » liés par le Covenant. Pour les puritains américains, l'imagerie biblique
sert à la fois de support à l'expérience religieuse, aux comportements éthiques individuels et
à l'identité de la civilisation américaine dans son ensemble(3).
Déjà les puritains anglais croyaient que l'Angleterre était une nation élue, choisie par Dieu
pour jouer un rôle particulier dans l'histoire mondiale. Les puritains américains ont retenu cette idée,
mais en substituant les Etats-Unis à l'Angleterre.
« Ce fondamentalisme protestant nord-américain s'est à nouveau manifesté dans les années 80 avec le
mouvement de la Moral Majority et les télévangélistes ». (Jean-Paul Willaime, La précarité protestante [Genève :
Labor et Fides, 1992], p. 67).
( 1) D'ailleurs, Graham a été proche de tous les présidents américains depuis Harry Truman.
( 2) « Le phénomène Billy Graham », Idéa, N° 1 (janvier 1993), p. 9.
( 3) Willaime, op. cit., p. 66.
« Evangélisme et fondamentalisme », Fac-réflexion n° 24 – septembre 1993, pp. 4-15 de la revue
La pagination présente ne correspond pas à celle de la revue
Normalien, agrégé de philosophie et maire adjoint (sans étiquette) de Versailles, François-Xavier Bellamy décrypte sur Figarovox l'idéologie de la rumeur :
"La théorie du genre existe-t-elle? A partir de cette question si vivement discutée aujourd'hui, il me semble utile de tenter une réponse - et de formuler une remarque.
Partons de ce qui est certain: le concept de genre existe bel et bien. Apparu dans la littérature universitaire il y a une quarantaine d'années, il s'est déployé dans des directions variées, au point qu'il est aujourd'hui utilisé dans des champs aussi éloignés que la sociologie, la littérature, l'économie ou les politiques publiques.
Quel est le sens de ce concept? Il sert à ceux qui l'emploient de critère d'interprétation pour décrypter la vie sociale et les relations humaines, à partir d'une idée essentielle: les différences entre hommes et femmes ne sont pas liées à une altérité naturelle, mais produites par une construction culturelle, tout entière organisée pour consolider la domination d'un sexe par l'autre.
Ainsi explicité, le concept de genre recouvre bien une certaine vision du monde - c'est-à-dire, au sens étymologique du terme, une théorie. [...]
Les défenseurs de ce concept, qui l'emploient massivement aujourd'hui (on ne compte pas les séminaires, colloques, cours, publications dédiées à des études liées au genre dans tous les domaines de la recherche) nient avec véhémence qu'une quelconque «théorie» soit cachée derrière ce concept. Mais cette dénégation n'a tout simplement aucun sens. [...]
Il est tout à fait permis de penser qu'il n'y a entre l'homme et la femme aucune différence de nature, de défendre cette conception par la recherche, et même, pourquoi pas, de la promouvoir par l'action politique. C'est ce que fait par exemple Caroline de Haas, ancienne conseillère de Najat Vallaud-Belkacem, à qui j'ai pu répondre dans une tribune parue dans Le Monde. Le débat démocratique suppose des visions et des projets assumés loyalement.
Il est en revanche proprement scandaleux d'empêcher le dialogue, d'interdire la critique, en cachant la réalité des intentions que l'on poursuit.
[...] Si le gouvernement se refuse aujourd'hui à assumer cette politique, c'est qu'il sait qu'elle serait très largement rejetée."
Le 11 janvier dernier, alors que le service religieux venait de s’achever dans l’église de la Pentecostal Evangelism Fellowship of Africa (PEFA) du village de Kisauni, situé de la périphérie de la ville de Zanzibar, une centaine de musulmans, venant de la mosquée proche de l’église, ont investi le lieu. Ils cherchaient l’évêque pentecôtiste résidant Daniel Kwilemba « pour le tuer », hurlèrent-ils, car « ils ne supportaient plus la présence de cette église proche de leur mosquée, et sa nuisance sonore… ». L’évêque n’était pas présent et était remplacé, pour ce service du soir, par le pasteur William Saidi, de la Free Pentecostal Church in Tanzania, venu dans l’île depuis Dar es Salaam (Tanzanie continentale). Le pasteur fut roué de coup, mais les agresseurs prirent la fuite avant l’arrivée de la police qui a, ultérieurement, procédé à l’interpellation de suspects sans doute membres de groupes islamistes radicaux de Zanzibar particulièrement agressifs contre les chrétiens de l’île. Zanzibar, qui bénéficie d’une semi autonomie, compte une large majorité de musulmans (97 %) alors que la Tanzanie continentale est majoritairement chrétienne (54 % de la population, contre 34 % de musulmans).
- See more at: http://www.christianophobie.fr/breves/zanzibar-eglise-attaquee-pasteur-agresse#sthash.dvv6E56z.dpuf