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10/10/2017

LA PMA POUR TOUTES :

 

 JUSTICE SOCIALE OU CAUCHEMAR COLLECTIF ?

 

 
 
 
 
 

Marlène Schiappa a vraiment l’air d’y tenir, à cette légalisation de « la PMA pour toutes », Emmanuel Macron l’a promis, et c’est maintenant au tour d’Édouard Philippe de s’y déclarer plus ou moins favorable.

 

 

L’idée, c’est quoi ? Faire plaisir aux femmes en leur accordant plus de justice sociale ?

 

 

Ces femmes concernées, justement, ces célibataires et celles en couple homosexuel qui veulent tant un enfant sans père ont-elles vraiment réalisé ce qu’est une PMA ?

 

 

L’expérience de ces couples hétérosexuels infertiles qui, avant elles, ont eu recours à ce procédé n’est pourtant pas si rose… Car pour fabriquer un enfant via PMA, mieux vaut s’armer de patience ; l’accès à des dons de gamètes masculins nécessite de déposer un dossier auprès des fameux CECOS (banques de sperme agréées par l’Agence de la biomédecine). Les donneurs de sperme qui alimentent ces banques se font rares en France, au point que certains spécialistes comme le professeur Guérif tirent la sonnette d’alarme sur la pénurie de gamètes en France.

 

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : actuellement, 3.000 couples hétérosexuels sont en attente de gamètes masculins (pour 1.500 couples ayant obtenu satisfaction en moyenne par an). Le délai moyen pour obtenir ces fameux gamètes varie entre 15 mois et 2 ans selon les centres. Imaginons une seconde ce qui se passera lorsque les femmes seules ou en couples viendront grossir les rangs des candidats au bonheur.

 

 

Reste alors, pour les femmes en mal d’enfant, « la débrouillardise » : départs à l’étranger pour celles qui peuvent débourser un minimum de 10.000 euros pour une PMA et recours au « marché noir des géniteurs du Net » pour les plus aventureuses et les moins fortunées.

 

 

L’ouvrage de Sarah Dumont (Super-géniteurs, enquête sur le don de sperme sauvage en France) mérite d’être connu car il dévoile bien la réalité sordide qui attend ces candidates à la parentalité.

 

 

Via Facebook ou sur des sites de rencontres ou de « coparentalité », de généreux donateurs postent en toute illégalité des annonces pour dépanner les femmes en mal d’enfant. Les profils sont variés : entre « Alexandre, le compulsif », « Francis, l’altruiste », « André, le père manqué » et « Justin, le repenti », pas de quoi se rassurer…

 

 

Prédateurs sexuels, parfaits humanistes, totalement désaxés, gentils futurs papas, certains arrondissent leurs fins de mois alors que d’autres « ne veulent rien d’autre qu’être papa, c’est tout ».

 

 

Ed, par exemple, a un grand cœur : à force de « rendre service », il est papa de 112 bambins répartis dans le monde. Prévoyant, il tient bien à jour son fichier Excel des naissances ; il pourra ainsi rassurer ses enfants quand ils auront grandi car « ceux qui veulent s’assurer qu’ils ne sont pas en train de tomber amoureux de leur demi-frère ou sœur n’auront qu’à lui passer un coup de fil »…

 

Et puis il y a aussi l’histoire de ces deux femmes qui ont fait appel à un donneur juste une fois ; elles pensaient qu’elles n’en entendraient plus jamais parler, mais ça ne s’est pas passé comme ça… Quelques mois après la naissance de l’enfant, le gentil géniteur a refait surface, taraudé par ses envies à lui aussi d’être père ; le début d’un long chantage et d’un cauchemar pour ces deux mamans qui ne pensaient qu’à elles…

 

 

De toutes ces situations scabreuses naît une grande inquiétude quant au sort des femmes et celui des enfants ainsi conçus. Souhaite-t-on tant que ça à amplifier ce sordide marché qui font les affaires de certains ?

 

 

La légalisation de la rémunération des donneurs ne règlera rien. Bien au contraire, elle amplifiera ce phénomène de précarisation des femmes. Car rémunérer un donneur, c’est accepter que le corps humain soit « marchandable ». On ne voit pas, alors, comment interdire la location de ventre, autrement dit la gestation pour autrui, ne serait-ce qu’au nom d’une certaine justice sociale…

 

 

À croire que le bonheur des femmes version Marlène Schiappa pourrait réellement virer au cauchemar des femmes.

 

 

 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

09:48 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

19/09/2017

Avortement : quand ces sacrifices humains s’arrêteront-ils ?

 

 

Le 17 janvier la loi Veil a soufflé ses quarante-deux bougies lugubres. En l’espace d’un peu plus de quatre décennies ce sont huit à dix millions d’enfants à naître qui ont été tués, éventrés, aspirés dans le ventre de leur mère. En toute légalité. Et cet acte horrible est même remboursé par la Sécurité sociale comme s’il s’agissait d’une maladie. D’abord à 70 % par la loi Roudy en 1982 et depuis avril 2016 à 100 %, non seulement l’acte chirurgical lui-même mais tout ce qui le précède et le suit. L’échographie du bébé d’une femme qui veut mener sa grossesse jusqu’à son terme est actuellement moins remboursée que celle d’un bébé destiné à être froidement éliminé. Cela suffirait à soi seul à condamner notre société.

 

 

 

Comme toujours dans ces questions l’ennemi avance masqué et procède par étapes. La loi Veil réservait officiellement l’IVG, un pudique acronyme qui cache un acte horrible, aux cas de détresse, un entretien préalable était également obligatoire, ainsi qu’un délai de réflexion. Au fil des années toutes ces restrictions uniquement destinées à faciliter l’adoption de la loi du 17 janvier 1975 ont disparu les unes après les autres : l’entretien préalable et l’autorisation parentale pour les mineures ont été supprimés en 2001, la notion de détresse a été abrogée en 2014, la clause de conscience pour les responsables de service de gynécologie et d’obstétrique des hôpitaux publics a été supprimée tandis qu’a été réduite celle des médecins qui ont l’obligation de communiquer à la femme des noms de praticiens pratiquant l’avortement (loi Aubry de juillet 2001), le délai de réflexion a, quant à lui, été éliminé en janvier 2016. Pour l’achat d’un bien, d’une voiture, d’un logement, d’un appareil électro-ménager le consommateur a un délai de sept jours pour se rétracter mais une femme peut avorter sans aucun délai. Pour les quarante ans de la loi Veil, l’Assemblée nationale a voté le 26 novembre 2014 par 143 voix contre 7 une résolution pour « réaffirmer le droit fondamental à l’IVG en France et en Europe ». L’avortement n’est donc même plus considéré comme un pis aller, un mal inévitable (discours tenu dans les années 1970) mais comme un droit fondamental, une conquête fantastique, le symbole magnifique de la liberté et de l’émancipation féminines.

 

 

 

Ce qui est d’ailleurs un mensonge éhonté car, loin de libérer la femme comme le prétendent les féministes, la banalisation de la contraception et de l’avortement lui a considérablement nui. Car enfin c’est la femme moderne, et quasiment elle seule (la contraception chimique masculine étant quasiment inexistante) qui, au risque de ruiner sa santé, de bouleverser son métabolisme et sa psychologie, porte le poids de la pilule, du stérilet, du diaphragme, des spermicides, de la pilule Norlevo ou du RU 486 en vente libre dans les pharmacies ! Et ce qui est vrai de la contraception et de l’avortement l’est aussi dans une certaine mesure de l’avortement, du Pacs et du concubinage où c’est souvent la femme qui est socialement et psychologiquement la plus fragilisée. Ce n’est d’ailleurs un secret pour personne que l’avortement fut cyniquement favorisé dans les pays de l’Est car les dirigeants communistes pouvaient ainsi mieux contrôler la vie intime des femmes. On se demande là encore où est l’émancipation féminine.

 

 


Toute opposition au massacre industriel des innocents est quasiment un blasphème dans leur République. Depuis 1993 il existe un délit d’entrave à l’IVG qui interdit tout rassemblement, même pacifique et silencieux, à proximité des avortoirs (en vertu de cette loi inique le docteur Dor est allé plusieurs mois en prison en 1998 et a été ruiné en étant condamné à plusieurs dizaines de milliers d’euros d’amende) et dans quelques semaines cette disposition d’exception sera étendue à Internet. Le délit d’entrave numérique à l’IVG vise en effet les sites et les blogs qui militent contre l’avortement au motif qu’ils pratiqueraient la désinformation (sic !). Toute réserve exprimée à l’égard de ce qu’il faut bien appeler des sacrifices humains à grande échelle déclenche une levée de boucliers et l’hystérie des promoteurs de la culture de mort.

 

 

 

Les chiennes de garde, qui ne sont plus depuis longtemps une poignée d’activistes excitées mais ont des maroquins ministériels comme Marisol Touraine, crient actuellement au scandale. Non content d’avoir fait publier par Le Figaro une publicité de sa campagne « IVG : Tous concernés », le collectif La Marche pour la Vie — qui rassemble plusieurs associations pro-vie telle la fondation Jérôme Lejeune et qui a organise le dimanche 22 une grande marche à Paris — a en effet affiché le lundi 16 janvier ses publicités aux slogans éloquents dans plusieurs abribus parisiens. On y voit un médecin affirmer à une patiente « C’est une courte intervention (pour une longue dépression) », une mère dire « Ma fille je ne te laisserai pas (ruiner ta vie avec ce type) »ou encore un homme rassurant sa concubine : « T’inquiète, je vais t’aider (à ne pas gâcher ma vie) », la campagne juxtaposant des paroles qui se veulent rassurantes avec les arrière-pensées supposées des protagonistes encourageant la femme enceinte à avorter. Il n’en fallait pas plus pour déclencher l’ire de certains habitants du quartier, et, magie des réseaux sociaux, l’entreprise JC Decaux, qui possède les panneaux d’affichage, est aussitôt alertée. Mise en demeure de s’expliquer, la société affirme qu’elle n’a rien à voir avec l’opération, et pour montrer sa bonne volonté, dépêche aussitôt ses agents afin de cacher ces affiches que l’on ne saurait voir et même… porte plainte contre la Marche pour la vie ! C’est faire montre de beaucoup de zèle pour contenter des décideurs avides de leurs 220.000 IVG annuels.

 

 

 

Ni “scandale” ni “polémique”, en revanche, lorsque le gouvernement affiche partout, et avec nos deniers, des images de grandes embrassades homosexuelles avec des slogans bien plus explicites comme « avec un amant, avec un ami, avec un inconnu » ou « coup de foudre, coup d’essai, coup d’un soir » pour promouvoir l’usage tous azimuts du préservatif. Ou plutôt si, polémique il y a, lorsque les utilisateurs catholiques de Twitter et de Facebook s’en sont offusqués. Nos lecteurs l’auront compris, il faut se scandaliser à bon escient, et comme le soulignait une campagne pro-vie il y a quelques années, préférer les causes à la mode, comme la défense des baleines ou des oies gavées plutôt que celle des enfants à naître.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Car, disons-le franchement, la loi Veil n’est qu’un échec apparent. Loin de vouloir restreindre les IVG comme c’était sa finalité officielle, elle participait en fait de cette volonté de subvertir la société, de bouleverser les mœurs, d’atteindre le sens moral et de liquider le monde blanc, européen et chrétien par l’offensive conjointe et concomitante de la limitation des naissances indigènes et de l’immigration de masse. De même loin de freiner les avortements, la généralisation de la contraception les a contraire favorisés. Et ce phénomène s’observe partout. Ce n’est qu’un apparent paradoxe. Dès lors que l’on s’en prend à un pan de la morale, tous les autres s’effondrent rapidement de sorte qu’il n’est pas excessif d’affirmer le lien logique et comme nécessaire entre toutes les lois de destruction de la famille, de la nuptialité et de la natalité, du divorce au concubinage en passant par le Pacs, le “mariage” homosexuel, la contraception et l’avortement. Après avoir détruit le mariage (concubinage, divorce), on le singe (Pacs, « mariage pour tous »). Il ne s’agit même pas là d’un jugement moral mais d’un simple constat partout vérifiable. Lorsqu’on développe une atmosphère hédoniste, subjectiviste, que l’on dilue le sens des responsabilités, que l’on promeut sans vergogne toutes les formes de sexualité, il ne faut pas s’étonner que le nombre d’IVG ne cesse d’augmenter. Or la mentalité contraceptive favorise l’individualisme et la dilution des responsabilités.

 

 

Reste qu’il n’est nul hasard, nulle fatalité dans cette révolution du droit de la famille, de la loi Naquet (1884) rétablissant le divorce aux lois Neuwirth (1967) et Veil (1975) en passant par la théorie de genre de Judith Butler et le «mariage pour tous ». Voulu par les loges maçonniques et par les cosmopolites, le génocide par persuasion ou par anesthésie de notre civilisation rend possible l’avènement du mondialisme métisseur qui n’entend pas que se dressent sur son chemin des peuples enracinés, croyant en des valeurs intangibles et ayant la foi chevillée au corps. Il lui faut des esclaves apostats se satisfaisant d’être des consommateurs, des jouisseurs, évoluant tels des automates ou des pantins dans un monde purement matérialiste où Dieu même s’est retiré puisqu’il n’y est plus ni accueilli ni attendu ni aimé.

 

 

Jérôme Boubon, Directeur de Rivarol

 

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04/07/2017

Le CNEF s’oppose à une proposition liberticide de NKM:

 

 

 

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Je publie, ci-dessous, un article de la rédaction d’Évangéliques Info, dont je partage tout à fait le contenu.

 

 

Le 27 septembre dernier, le président du Conseil national des évangéliques de France (CNEF) a adressé un courrier à Nathalie Kosciusko-Morizet afin de solliciter une rencontre avec elle. En effet, fin août, la députée a déposé une proposition de loi pénalisant la prédication subversive (n° 4016).

 

 

 

Selon cette proposition, « constitue une prédication subversive le prêche, l’enseignement ou la propagande, par des paroles ou des écrits publics et réitérés, d’une idéologie qui fait prévaloir l’interprétation d’un texte religieux sur les principes constitutionnels et fondamentaux de la République ».

 

 

L’auteur d’une prédication subversive pourrait être puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Par ailleurs, une personne assistant volontairement ou régulièrement à une telle prédication, ou qui la consulterait par des services de communication serait passible de complicité.

 

 

Le Conseil national des évangéliques de France juge cette proposition de loi liberticide. Visant à lutter contre l’islam radical, elle interdirait à tout citoyen de s’attacher à des valeurs au-dessus des lois de la République.

 

 

« Il ne s’agit que d’une proposition de loi, certainement écrite pour se démarquer de ses concurrents dans le battage médiatique de la campagne pour les primaires des partis, mais nous croyons que notre rôle est d’assurer une vigilance permanente sur cette question des libertés religieuses en France » précise Thierry Le Gall, directeur de la communication du CNEF.

 

 

D’ailleurs, le CNEF a lancé en 2014 la campagne « Libre de le dire » en faveur de l’exercice effectif des libertés d’expression et de conscience en France. Dans ce cadre, l’organisme faitier des évangéliques français a publié plusieurs livrets thématiques sur la liberté d’expression de la foi en milieu scolaire, universitaire, professionnel et dans l’espace public. « Libre de le dire à l’Église » est paru en mars dernier.

 

 

Source : Évangéliques Info,

 

 

09:06 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

30/05/2017

Si une loi est prioritairement à abroger:

 

 

 

C’est celle de Taubira

 

 


Député des Yvelines Président du Parti Chrétien-Démocrate.

 

 

 
 
 

Durant les congés d’été, les Français ont pu suivre une actualité oscillant entre gravité et colères, détente et joies : attentat à Nice, assassinat du père Hamel par des islamistes, affaire de la plage de Sisco, mais aussi les JMJ, l’Euro, les JO de Rio… Au milieu de cette actualité dense est ressorti un sujet, en catimini pour aller crescendo au point d’enflammer les médias ces dernières heures : l’abrogation de la loi sur le cumul des mandats !

 

 

Plus précisément, il s’agirait de replacer l’interdiction du cumul des mandats dans le débat public, en vue de décaler son entrée en application de 2017 à 2020. D’aucuns profiteraient de cette brèche pour remettre en cause, purement et simplement, cette loi. Certains candidats à la primaire de la droite en font même une priorité en cas de retour au pouvoir en 2017, faisant comme un maladroit écho aux sénateurs de gauche qui, depuis plusieurs mois, ont essayé à plusieurs reprises d’en modifier les conséquences.

 

 

Pour ma part, j’ai toujours été partagé sur ce sujet, estimant qu’un enracinement local, un contact quotidien avec les gens était nécessaire à l’action publique. Je n’ai pas manqué, à diverses reprises, d’alerter sur les risques de concentration et de politisation à l’extrême des pouvoirs par une mainmise accentuée des partis politiques, sur le processus de désignation pré-électorale par exemple, ce qui nuirait fondamentalement à notre démocratie. C’est pourquoi, tout en comprenant la nécessité de mettre fin à des pratiques de mandats « « mille-feuille », j’ai voté contre cette loi car trop radicale et, disons-le, très de circonstance.

 

 

Au-delà de ces réserves, je suis convaincu qu’un retour de la droite aux plus hautes responsabilités en 2017 avec des orientations uniquement sécuritaires et gestionnaires serait, au mieux, sans effet en profondeur, au pire, aussi catastrophique que le mandat de François Hollande. Je le prône depuis l’annonce de ma candidature à la primaire ouverte de la droite : 2017 doit être l’occasion d’un débat de société, et surtout d’une prise de conscience générale des enjeux de civilisation pour lesquels nous devons nous mobiliser et réagir avec vigueur.

 

 

Alors la primaire… C’est l’occasion d’offrir aux Français un débat de fond : qu’est-ce qu’être français ? Comment unir le peuple de France ? Comment permettre à chaque membre de notre communauté nationale d’être en confiance avec un État protecteur, pleinement accueilli ? Quels sont les repères que nous souhaitons transmettre à nos enfants ? Quel est notre modèle social ?

 

Trop de candidats à la primaire de la droite et du centre font de l’activisme et de la communication sur des sujets sérieux mais annexes : le cumul des mandats en est l’exemple. Cherchent-ils, ainsi, à esquiver les questions qui fâchent parce que nécessitant du courage, et surtout des convictions ancrées et donc invariantes dans le temps ? Avec la prise de risque de réponses qui ne font pas toujours plaisir aux lobbies et à la pensée unique ? Cela n’est pas mon registre : je suis là pour faire gagner une conception de la France et de son devenir, pas pour me faire gagner moi tout court. C’est ainsi que, candidat à la primaire de la droite, je réaffirme haut et fort que l’abrogation pure et simple de la loi Taubira doit être une priorité.

 

 

La contestation de la loi dite du mariage pour tous a été le plus grand mouvement social que la France d’après-guerre ait connu, ce que vient de reconnaître François Hollande dans son dernier livre en évoquant, enfin, la réalité du « million ». Malgré l’énergie de cette mobilisation, le débat démocratique a été confisqué, la vérité la plus élémentaire censurée. Cette loi inique et dangereuse porte atteinte à notre unité nationale et fragilise sa cohésion, parce qu’elle instrumentalise l’enfant, tripatouille la filiation, démantèle le mariage, monte les Français les uns contre les autres.

 

 

Si une loi doit être abrogée, et bien avant celle du cumul des mandats, c’est celle de Taubira dite du mariage pour tous. Sinon, l’alternance, attendue par tant de Français, décevra une nouvelle fois, sera vaine une nouvelle fois. Ce que notre pays fragilisé ne pourra plus supporter. Ce que je me refuse à imaginer, à subir, surtout.

 

 

 

 

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09/05/2017

Face à l’islam, la France devra réformer sa Constitution:

 

 

 

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Il faut que le préambule de notre loi fondamentale exprime l’identité et les racines chrétiennes de notre pays

 

 

 
 
 
  

Relance précipitée par M. Hollande d’une « fondation » confiée à M. Chevènement, « concordat » pour M. Cazeneuve, « acte solennel » pour Alain Juppé : la nécessité d’un « contrat » entre l’État et les musulmans français fait maladroitement son chemin chez nos dirigeants d’aujourd’hui et de demain. Mais malheureusement, toujours avec le même amateurisme sur cette question pourtant fondamentale. Et l’on peut aussi craindre qu’elle soit polluée d’arrière-pensées électoralistes.

 

Pourtant, la situation inédite dans laquelle se trouve la France offre une occasion unique pour le pays de se ressaisir, . Un « contrat » exige de préciser qui sont les contractants. Et les Français ont plus que jamais besoin de cette introspection-là, pour sortir de la « sidération » dans laquelle les ont plongés le terrorisme islamiste et les réponses creuses que les élites y ont apportées : « Je suis Charlie », « vivre ensemble », etc.

 

Les Français sentent cette nécessité de se définir et de dire d’où ils viennent et vers quoi ils veulent (et ne veulent pas) aller. Et pour beaucoup, quelles que soient leurs origines et leurs convictions politiques ou religieuses, la relation officielle de la République à son passé, son identité et aux religions est un modèle obsolète, hypocrite et inopérant face aux défis nouveaux, notamment l’apparition d’une communauté musulmane nombreuse, et souvent revendicative.

 

Vu l’ampleur de la réforme, qui irait bien au-delà de la question de l’islam de France (ce qui aurait, aussi, l’avantage de ne pas se focaliser sur cette question, tout en la réglant), c’est donc, non pas la loi de 1905, mais bien notre Constitution elle-même qu’il s’agit de réformer, dans un grand élan solennel semblable à celui de 1958, et validé par référendum.

 

Il faut que le préambule de notre loi fondamentale exprime l’identité et les racines chrétiennes de notre pays et la synthèse culturelle que le christianisme réalisa, à partir de la culture gréco-romaine. Il doit aussi mentionner la place historique de la communauté juive, l’une des plus anciennes du monde, et réaffirmer bien sûr la spécificité de la laïcité dans le fonctionnement de l’État. Cet héritage historique enfin inscrit dans la Constitution, l’État aurait pour obligation de le préserver, le perpétuer et d’y faire adhérer tous les Français. Pour ce qui est de l’islam, la Constitution doit rappeler les relations particulières entre la France et le monde arabo-musulman au Maghreb, et tolérer un islam français, seulement dans la mesure où celui-ci reconnaît la prééminence de cet héritage judéo-chrétien dans toutes ses dimensions, et les règles de la laïcité, qu’il aurait pour devoir de promouvoir auprès des croyants.

 

Ce serait sortir par le haut de plusieurs conflits latents qui minent la communauté nationale depuis des décennies et fixer le cadre pour toute législation particulière ultérieure. Car, avant de poser la question du financement des mosquées, peut-être conviendrait-il d’abord de se demander s’il faut les multiplier ? Si nos dirigeants continuent d’avancer sur ces questions sans boussole et en évitant les questions de fond, la défiance du peuple ne fera que s’accroître.

 

Il faudra donc réformer nos lois, mais d’abord notre Constitution, non pas pour favoriser l’implantation de l’islam, mais au contraire pour la circonscrire.

 

Il ne manque plus que les juristes et le candidat courageux pour proposer cette réforme au peuple français.